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Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles
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Si vous partez en voyage…

matorif | 22 juin 2009
Vous avez sans doute remarqué que depuis quelques semaines nouvelle bannière vous accueille lorsque vous arrivez sur mon blog ?  Ce changement  n’est pas tout à fait anodin. Au moment où vous lirez ces mots, je me serai déjà considérablement rapproché de la route 66 stylisée par ma bannière puisque je foulerai le sol de la cité des Anges (sauf si l’avion se désintègre avant bien sûr…) !! Je vous abandonne deux semaines afin de découvrir l’ouest américain pour un road trip endiablé en compagnie d’amis de fac et d’un jeune pédébloggeur retraité.

Comme je suis un salaud gentil et que vous êtes dégoûtés curieux, je vais vous dévoiler les grandes lignes : Los Angeles, San Fransisco (le week-end de la gaypride, OMG ça promet d’être énorme !!), la vallée de la mort, le grand canyon, Las Vegas… Comptez sur moi pour en profiter pleinement !! Et comme je vous aime trop pour vous abandonner complètement, vous pourrez suivre nos aventures sur fromlatosantafe.free.fr !

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Une chanson d’ami

matorif | 21 juin 2009
Aujourd’hui toutes les musiques ont droit de cité. La fête de la musique est célébrée dans plus de 100 pays, mais quid des blogs ? Ma modeste contribution à l’évènement est une reprise par votre serviteur d’un titre - trop peu connu à mon goût - de Zazie. Un texte résolument féminin que j’ai tenté de m’approprier… J’espère que vous apprécierez.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

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home sweet home

matorif | 14 juin 2009
Les automatismes reviennent immédiatement. Pourtant j’ai grandi. C’est moins par peur que par respect que j’agis ainsi, même si aujourd’hui comme hier je sais que je ne trompe personne. Mon père a toujours eu le sommeil léger. C’est ça d’avoir un papa marin, prêt à partir sur le pont au moindre bruit suspect. Pourtant je m’acharne contre cette porte que je connais par coeur, je sais à quel moment elle va couiner et essaie tant bien que mal de masquer ce bruit qui pourrait réveiller la maison endormie.

Depuis que je suis tout petit, j’ai tenté de domestiquer les sons de la nuit. Ceux qui trahissent ma veillée à une heure tardive et indue : petit, la porte du salon et l’escalier étaient mes ennemis jurés. Je comptais les marches afin d’éviter celle qui grinçait le plus. Adolescent, les sorties en boîtes m’ont contraint de relever un nouveau challenge : la porte d’entrée et ses nombreux pièges. Insérer la clef dans la serrure et ouvrir la porte, maîtriser la résistance naturelle du joint d’isolation, passer discrètement devant la chambre de mes parents… A cet âge, nous sommes tous des ninjas, maîtres des ombres redoutant la moindre erreur qui pourrait dévoiler notre présence. L’ennemi peut-être fourbe. Il connaît l’art du bluff (du style : Je t’ai entendu, tu es rentré bien tard hier…). Ne se résigner que lorsque les preuves sont accablantes (à telle heure, d’ailleurs tu as fait tomber les clés…)… oups !

Seulement, je ne me doutais pas que mes parents avaient posé certains pièges à l’attention de leurs enfants ! J’en ai découvert un par hasard la dernière fois que je suis descendu dans le sud :

niveau-ricard.jpg

Cette photo vous parait anodine. Remarquez cette marque au stabilo avec une date. J’ai demandé à mon papa de quoi il s’agissait. La réponse surprenante m’a beaucoup amusé. Il s’agit d’un point de repère. Lorsqu’il s’absentait il constatait un diminution importante du niveau de certaines bouteilles de son bar. Bizarrement, il n’a pas cru une seconde que l’alcool pouvait s’évaporer… Afin de débusquer le malotru qui osait s’attaquer  à ses bouteilles, il l’avait piégée !! On a les enfants qu’on mérite, parfois légèrement portés sur la bouteille… mais en même temps, qui pourrait résister au format familial (4,5 litres) de Ricard ?

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music for a gay teenager in the 90’s

matorif | 24 mai 2009
Être ado dans les années 90… A chaque période ses icônes. A force de lire des commentaires passionnés d’adolescent(e)s concernant mon billet relatif à la sexualité de Zac Efron (48 commentaires à ce jour dont la plupart en langage SMS…),  j’ai eu envie de vous faire partager mes fantasmes d’ado : une petite sélection de clips que je regardais avec plaisir à une époque où je découvrais ma sexualité.           

Ce premier clip est sorti en 1993. Jeune gay qui ne comprenait pas complètement ce que ça impliquait mais qui intuitivement devinait que c’était mal, je rêvais de m’acheter le single. Je suis passé plusieurs fois devant au rayon disques du supermarché, mais je n’ai jamais osé le mettre dans le caddy de ma maman… A défaut, je le guettais sur M6 (ben oui, on n’avait pas internet à l’époque…). C’est peut-être pour cette raison que j’ai toujours gardé une certaine tendresse envers notre Céline, même s’il faut bien avouer qu’elle reste incroyablement cruche.



 

Nos ainés (comme Matoo :D) ont eu la chance de grandir en écoutant des icônes gays telles que David Bowie ou Freddy Mercury. Les icônes gay des années 90 ou du moins celles qui sont arrivées jusqu’à mon patelin ne traverseront pas l’histoire grâce à leur musique. Mais f**k, qu’est ce qu’ils étaient bandant beaux ! Je me levais le week-end - un exploit pour la marmotte que je suis, surtout pour entendre les insupportables Charly et Lulu - en espérant qu’ils ouvriraient leur chemise comme dans le clip :           

Lorsque j’ai su que des photos de lui nu étaient disponibles dans le magazine entrevue je me suis précipité pour l’acheter sans me douter que des années après, je me rendrais compte que ce numéro était collector chez les gays !
C’était aussi la grande époque du Dance machine sur M6 ! Je constatais mon manque de culture musicale. A l’inverse des midinettes en transe, je n’avais jamais entendu parler des Take That. Mais au premier plan serré, j’ai de suite compris pourquoi elles criaient autant ! En cherchant un clip sur youtube je suis tombé sur une vraie perle !  Do what you like des Take That (à visionner sur youtube). Le commentaire du mec qui l’a posté est admirablement évocateur

 

Briths boyband Take That’s very first video is still played in gay bars today. Wonder why…..

 

En 1995, un clip de Zazie attire toute mon attention. Délicieusement à contre-courant de ce qui se fait à ce moment là, Zazie sait susciter l’intérêt ; vous comprendrez facilement pourquoi…
  

 Et aujourd’hui ? quelques baisers gays apparaissent ça et là dans les clips de stars voulant donner un nouveau souffle à leur carrière (ceux qui pensent à Peter Doherty ont tout à fait raison !). Mais la nouvelle icone gay est une américaine de 23 ans, qui a été gogo danseuse pour joindre les deux bouts, qui a choisit son nom de scène en s’inspirant du titre Radio Ga ga d’une autre icône gay (queen) et dont le premier clip est carrément chaud et très crypto gay ! Elle a défilée à la Gaypride 2008 à San Francisco et a conquis la France en 2009 Son look est complètement queer sa voix roque rappelle Christina Aguilera. Une synthèse du meilleur des icônes gays internationales qui a mis le feu au grand journal de Canal+


Et vous, est-ce qu’un clip vous a marqué lorsque vous étiez ado ? 
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mes colocs ont du talent - Lilly Wood and the Prick

matorif | 14 mai 2009
Il serait plus exacte de dire qu’il s’agit de mon ex-coloc ! Elle a déménagé après un an de délires (ceux qui sont venus à nos soirées savent de quoi je parle, et les voisins qui nous haïssent encore aussi…), mais je continue de la suivre avec attention. Son actualité musicale est particulièrement chargée ce mois-ci, et je lui offre donc une modeste mise en avant sur mon blog… Je vous avais déjà parlé d’elle l’année dernière. J’avais évoqué ma rencontre avec Nili, la chanteuse de Lilly Wood and the prick dans ce billet. Depuis un an, la petite Nili n’a pas vraiment grandi, elle porte toujours ses improbables talons, elle a toujours ce petit grain de folie qui la rend si attachante, et surtout elle chante toujours merveilleusement bien ! Sa voix et le talent de Ben à la guitare m’ont séduit dès le début. De leur union musicale (note pour moi même : Ben est-il encore célibataire ?) est né un EP (Extended Play) qui est en vente sur itunes. Leur titre Water Ran fait l’objet d’une mise en avant sur l’itunes store et est donc téléchargeable gratuitement, alors profitez-en !

En bonus, leur premier clip que je trouve très réussi !


LILLY WOOD & THE PRICK - DOWN THE DRAIN
par ChokeIndustry
Vous pourrez les retrouver sur scène en première partie de Ben Kweller (!!) le 18 mai, à la maroquinerie, le 31 mai et même au festival rock en seine fin août.

Ils vont cartonner ces deux-là, ça fait un an que je vous le dit !!! (si vous êtes de mon avis, n’hésitez pas à en parler autour de vous !)

Leur myspace : http://www.myspace.com/lillywoodandtheprick

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Nos amis les sportifs - Brian Joubert so sexy !

matorif | 29 avril 2009
J’ai déjà évoqué mon indifférence envers le fait de regarder le sport devant la télé. C‡a ne m’a jamais vraiment intéressé à quelques exceptions près. le patinage artistique en est une. J’ai toujours été impressionné par la grâce des patineurs, leur capacité à enchaîner des mouvements incroyablement complexe - alors que je suis incapable de simplement m’arrêter sans foncer dans la rambarde.  Les français sont plutôt doué dans la discipline : Surya Bonaly, Philippe Candeloro, et aujourd’hui Brian Joubert : ce dernier dispose déjà d’un palmarès impressionnant : 6 fois champion de France, triple champion d’Europe et ancien champion du monde à seulement 25 ans. Bien moins connu que beaucoup de footballeurs, il dispose pourtant d’arguments certains mis en valeur par François Rousseau : 
brian-joubert.jpg
Le patinage est indéniablement un sport qui entretient…
brianjoubert.jpg
brianjoubertpenislines.jpg

Les étirements et les séances de kiné font partie intégrante des entrainements modernes. Brian s’y soumet lui aussi pour notre plus grand plaisir !

Vive le sport !! 
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Il était une fois… un gay

matorif | 23 avril 2009
Il était une fois l’histoire d’un gay. Celle d’un gay qui a mis longtemps à parcourir ce chemin que certains enjambent par quelques mots, en réunissant famille et amis. Le chemin de mon coming-out a été bien plus long. 
 
J’y pensais depuis très longtemps mais n’ai jamais pu concrétiser l’idée. Il était le dernier sur ma liste. J’avais entamé celle-ci avec ma meilleure amie lors d’une pause pendant nos révisions à la Bibliothèque Universitaire. Je devais avoir 20 ans et j’avais besoin de me confier. Elle accueillit mes secrets avec bienveillance et quelques jours plus tard, elle m’invitait chez elle et m’en confiait elle aussi quelques uns (la liste de tous ses amants et leurs performances sexuelles !). Le deuxième fût mon amoureux du moment qui m’avait indirectement obligé à en parler à mon amie. Ce dernier était hétéro (THE grand classique des ados gays…) et je dois avouer que j’ai fait fort ! J’avais réussi à lui dire dans la même phrase que j’étais gay ET que j’étais amoureux de lui. Il a dû me répéter cinquante fois qu’il était “scotché” dans la demi-heure qui a suivie sans quitter du regard cette feuille qu’il tournait et retournait nerveusement sans jamais savoir ce qui avait écrit dessus. Lui avait compris que quelque chose clochait, mais était très loin du compte puisqu’il pensait que j’étais attiré par sa copine… En y repensant, à l’époque, chaque coming-out revêtait pour moi une grande importance. Je révélais mon plus grand “secret” que je conservais enfoui en moi depuis le début de mon adolescence alors que finalement mes amis ne s’en souciaient guère… La troisième personne fût cette amie que j’ai détestée sur le moment car elle était sortie avec ce garçon dont j’étais amoureux, mais sans savoir le mal qu’elle me faisait alors. J’ai été odieux avec elle durant cet été là, et bien évidemment nos amis communs ne comprenaient pas pourquoi… Cet épisode m’a permis de réaliser la certitude de mon attirance pour les garçons. J’étais amoureux pour la première fois de ma vie et il s’agissait d’un garçon. Il n’était pas pour moi, et ne le serait jamais. Seulement si je ne changeais pas, je prenais le risque de ne jamais rencontrer quelqu’un qui pourrait m’aimer autant que je l’aimerais. Complètement étranger au milieu gay, j’avais sympathisé avec le bo gosse de la fac. Il n’avait aucun complexe à me dire qu’il sortait régulièrement dans le milieu gay avec ses amis même si lui était hétéro (ce que je n’ai JAMAIS cru… mais c’est une autre histoire). Ce camarade de promo m’a fait découvrir un monde totalement nouveau peuplé de créatures improbables. Je n’avais jamais osé franchir seul le seuil d’un bar gay même si j’en brûlais d’envie. J’étais soufflé par sa facilité à déambuler entre ce sosie raté de Mylène, ce mec ultra body buildé et cet autre gars dont le string dépassait du jean… Je déparaillais complètement ! j’ai donc rangé (sans regret !) ma dent de requin que je portais autour du cou, j’ai coupé ma tignasse de membre de Hanson et que j’ai arrêté de porter des vêtements trois fois trop grands pour moi. Je décidais de m’assumer et n’avais donc plus besoin de ce déguisement de “bon copain hétéro qui n’a jamais de copine”.  J’ai évolué et rapidement, le regard des gens a changé. Et j’ai fini par faire une rencontre. LA rencontre. Celle qui rend votre quotidien si éblouissant que plus aucune ombre ne peut le ternir. Celle qui vous nourrit autant qu’elle vous consume. A son contact, j’ai connu l’amour passionnel. Et j’ai aussi appris une autre chose essentielle, qui n’était pas forcément encore très claire dans mon esprit : on peut être gay et avoir une vie de famille épanouie. 
 
Si j’avais fait mon coming-out auprès de mes amis, je n’en avais encore parlé à aucun membre de ma famille. Mon copain de l’époque avait une famille incroyable. Ils m’ont accueilli chaleureusement dès le début de notre relation ; J’étais toujours le bienvenu dans leur maison. Je rendais leur fils heureux et cela était une raison suffisante pour me réserver le meilleur accueil. De fait, mon amant avait du mal à comprendre ma réticence à en parler à ma famille. Mais je ne savais pas comment aborder le sujet et j’avais peur. Je voulais attendre la fin de mes études : S’ils me rejetaient, j’aurais les diplômes suffisants… Je savais qu’ils n’auraient jamais fait ça, mais le 0,001% de chance me servait d’excuse. Je reculais pour mieux sauter… Et le hasard a joué son rôle. En revenant de l’enterrement de mon grand-père, mon frère est passé par mon appartement et est tombé sur cette photo où j’embrassais mon copain. Lui qui nourrissait quelques doutes m’a simplement fait remarquer que je ne devrais pas laisser traîner ça si je ne voulais pas que quelqu’un tombe dessus (notamment ma mère qui était dans la pièce au même moment). C’est à lui que je comptais en parler en premier, mais je n’avais pas envisagé que ça se passerait de cette manière. Il est resté le seul membre de ma famille officiellement au courant pendant encore quelques années. Officieusement, je n’avais pas eu de copine depuis le lycée et ça commençait à faire louche ! Alors que je me sentais finalement prêt à le dire à mes parents, je me suis séparé de mon mec, et tout mon courage s’est envolé. Les années passent vite au rythme du silence… A 27 ans, je commençais à me trouver vieux pour jouer à cache-cache avec mes parents. Je n’avais pas de petit copain pour me soutenir comme je l’avais envisagé à la base, mais j’ai pris mon courage à deux mains pour l’annoncer à ma mère qui évidemment s’en doutait. Les mamans sont toujours surprenantes. La mienne n’a pas dérogé à la règle. Ses commentaires furent savoureux : “je m’en doutais, tu as toujours eu bon goût. Et puis tu sais quand j’étais hôtesse de l’air j’en ai croisé beaucoup…” On n’en a plus jamais reparlé, mais désormais, je sais qu’elle sait.
 
Il ne restait donc plus qu’une personne. Mon père. Evidemment, celui que je redoutais le plus. Difficile de trouver le bon moment. J’habite désormais à 600 km et il est difficile de trouver le timing adéquat lorsque l’on reste seulement un week-end. Il était impensable qu’il ne s’en doute pas. Mais je voulais lui dire. Nous discutions au coin du feu. Il était tard et tout le monde était couché hormis nous deux. Il évoqua l’hypothèse d’une future copine. Je saisis l’opportunité et décidais de renverser la mécanique habituelle. Très sereinement un “papa depuis le temps… tu sais bien qu’il n’y aura pas de copine” vint ponctuer sa remarque. Suivi immédiatement d’un “je préfère les garçons” afin de clarifier la situation si besoin était. Sa seule remarque fût un “on n’aura pas de petits enfants” que j’esquivais en rigolant et en jetant un coup d’oeil amusé au salon qui s’était transformé en salle de jeux géante du fait de la présence de mes neveux et nièces dans la maison et qui signifiait un “tu n’en as pas déjà assez ?”.  J’aurais pu embrayer sur la possibilité d’adoption, mais c’était un autre débat et j’en avais déjà fait beaucoup ! J’ai ensuite changé de sujet, et la conversation a repris son cours habituel sans heurt. En cette semaine de Saint Valentin 2009, mon chemin a pris fin. 
 
Il était une fois un gay, et aujourd’hui je suis fier de dire que c’est moi…

 

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