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un nouveau souffle

11 jan

Sens-tu cette brise qui s’élève au loin ? Ce souffle qui tous les ans te murmure de te remettre en question, de faire ton bilan. En bon épicurien. Je vis de plaisirs petits et grands (pas uniquement en cm…) et dans la ville lumière des hommes pressés, ne prends plus le temps de me retrouver en tête-à-tête avec moi-même. Ce blog pourtant est le support idéal pour prendre du recul et faire mon bilan. Mon bilan, et surtout celui du blog de Matorif.

Pourquoi me suis-je fait si rare ? Petit coup d’oeil dans le rétroviseur. Où est passée cette année 2010 ? Qu’ai-je accompli ? L’acquisition de mon premier appart est incontestablement mon plus gros chantier de l’année passée. Toi qui me lis et qui seras peut-être bientôt tenté par le statut de primo-accédant, il s’agit d’une fantastique aventure, mais la route est longue et semée d’embûches ! Trouver la perle rare au milieu de taudis hors de prix, puis faire le tour des banques et enfin déménager (grâce à des amis très gentils qui excusent mon manque total d’organisation et mes cartons moyennement fermés…)… Une fois dans les murs, il reste à agencer son petit nid douillet : au menu quelques virées chez notre designer suédois préféré, de nombreuses questions existentielles dans les rayons bricolages, sans compter les litres de sueur versés et les prises de têtes obligatoires ! Mais c’est tellement bon de ne plus se dire que tous les mois on jette de l’argent par la fenêtre en réglant son loyer ; qu’au contraire l’on acquiert un centième de mètre carré ! (actuellement je dois être proprio…euh… de mes chiottes…) c’est grisant, mais ça prend du temps… Mon deuxième accomplissement de 2010 était déjà un objectif de fin 2009. L’obtention de la ceinture noire de karaté était sur ma todolist de mes 30 ans. Un défi lancé à moi-même : maîtriser mon corps, les mouvements, la puissance. Mes disques intervertébraux ne l’ont pas entendu de cette manière et m’ont joué des tours m’empêchant de la présenter avant mes 30 ans, et m’obligeant à m’entraîner davantage une fois rétabli afin de l’obtenir dans ma trentième année. Il faut imaginer le Matorif en pyjama blanc présentant devant les jurys ses katas (sortes de chorégraphies), expliquant les bunkai de ces derniers (applications pratiques des mouvements)… et exécutant différentes techniques d’attaque ou de défense (kihon). Cet art martial extrêmement codifié ne laisse aucune place à l’erreur. J’aime cette rigueur ancestrale, l’image de perfection par la répétition qu’elle véhicule. Mais là encore, 2 à 3 entraînement pas semaine, ça prend du temps… Mon troisième accomplissement ne dépend qu’à 50% de moi. Depuis un peu plus de 2 ans et demi, je partage mon quotidien avec mon « Choubidou », et notre relation a su évoluer en 2010 : nous avons emménagé ensemble, appris à nous supporter 24/7, et avons même été présentés à nos belles-familles respectives…

Le blog de Matorif a été la première victime de cet agenda surchargé. Mes billets se sont espacés. J’ai tenté plusieurs fois de reprendre la plume et vous raconter mon quotidien mais je dois me rendre à l’évidence : aujourd’hui, le blog ne fait plus partie de ma vie. J’entends dire par mes amis « blogueurs » qu’à l’heure de facebook et de twitter, les blogs sont de l’histoire ancienne. Il s’agit pourtant d’un mode d’expression différent : le blog n’est pas qu’instantané, mais permet une liberté de parole incroyable qui n’est pas limitée à 140 caractères… Je reste attaché à ce medium que l’on considère encore « influent ». Ce blog m’a énormément apporté, beaucoup plus que je ne l’imaginais. Il a permis au petit provincial que j’étais de pénétrer (!) la pédéblogosphère parisienne et rencontrer des gens adorables. Et écrire est tellement stimulant : j’ai adoré bluffer mes lecteurs en racontant ma rencontre avec une petite pédale, épiloguer sur un contact particulièrement marquant, vous faire partager mes aventures et déboires sentimentaux par le biais des dragues attitudes. Vous avez été indulgent envers ma Zaconite aigue qui m’a valu un nombre incroyable de commentaires particulièrement intéressants d’un point de vue sociologique (« nan mé Zac il é tro bo tu pe pa dir kil et gay »…) sans oublier mes tentatives de vulgarisation de l’homosexualité expliquée aux hétéros (j’avais encore de nombreux articles en préparation sur cette thématique !). J’ai aimé prendre le temps de trouver les mots justes pour des sujets plus difficiles à aborder comme la détresse d’une vie gay non assumée ou mon coming out. Ce dernier billet a été particulièrement commenté ce qui m’a beaucoup touché. A mon sens, les blogs ne sont rien sans leurs lecteurs fidèles ou volages avec qui l’on tisse des liens virtuels qui rendent la toile tellement plus chaleureuse. Merci à vous que j’ai eu la chance de rencontrer qui êtes désormais plus que des pseudos : Henrisson, Matoo, Colin Ducasse, Ikare, Arthur, Bernard L Pivot, les coxxiens, Beur Boy, Incipio, et à ces lecteurs que je ne connais pas ou si peu mais dont j’ai apprécié les nombreux commentaires : MarcelD, Chondre, Toli, RomainB, Gautier, l’adorable Polyphème, Quido, Procellus, Fab, Al, Ditom, Gonzague, Rouge Cerise, One year, Thanos et tous les autres.

Il est temps pour moi de tirer ma révérence et de me fixer de nouveaux objectifs pour 2011. Je me donne un nouveau souffle, une nouvelle chance de m’accomplir dans d’autres domaines. Mais avant, je tenais à vous saluer dignement et vous dire combien j’ai aimé partager ces années avec vous.

Si vous voulez m’accorder un dernier plaisir numérique, prenez le temps de (re)lire les articles évoqués ci-dessus. C’est ce que j’ai écrit de mieux.

bye,

AlEx

matorif@gmail.com

http://twitter.com/matorif

 

Le début de la fin ?

16 juil

Lorsqu’on est en couple, il arrive de susciter l’envie de nos amis célibataires. Ben ouais, on ne s’endort pas seul dans son lit, on a quelqu’un à qui raconter notre journée, quelqu’un avec qui rigoler, pleurer, se quereller… C’est un peu comme dans les contes de fées. Il vécurent heureux et se marièrent en Argentine (actualité oblige). Heureusement, un ogre vert revient en 3D pour nous rappeler qu’il ne faut pas écrire le mot FIN trop tôt ! trouver l’être aimé n’est pas une finalité, il faut savoir entretenir la flamme (et pas seulement en baisant comme des fous tous les jours, même si ça ne peut pas faire de mal !) faute de quoi la sanction peut-être sévère en particulier pour nos héros de contes !

 
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Posted in Nawak

 

le monde merveilleux du ballon rond

30 juin
J’en suis le premier surpris. Je me suis laissé entraîner par cette frénésie, ce lynchage quotidien de notre équipe nationale. Je suis une victime de la sphère médiatique ! Au départ, j’ai souri lorsque j’ai appris notre qualification haut la main (de Henry). Puis j’ai oublié cet épisode jusqu’au premier match en Afrique du Sud. Je n’avais pas imaginé un seul instant qu’il ne s’agissait que du prélude ! Lorsque l’on m’a rappelé que la France jouait (bien évidemment, j’avais complètement oublié), je me suis immédiatement rendu disponible pour la crémaillère d’une collègue, pensant qu’il s’agissait d’une bonne occasion de ne pas entendre parler de sport. Coupe du monde oblige, on s’est retrouvé à 8 filles et 1 gay… et notre hôte a mis la télé en fond histoire de comprendre pourquoi les voisins hurlaient… et après une heure de ragots sur nos collègue, le foot s’est imposé tranquillement comme sujet de conversation.

Et à ma grande surprise, regarder le foot en compagnie de demoiselles est loin d’être catastrophique. C’est même plutôt amusant, parce qu’elles ont une manière bien à elles de commenter l’action. Morceaux choisis :

- hors-jeu !

- mais non, il n’y a pas hors-jeu là ! tu sais ce que s’est au moins ?

- non, mais mon mec il le dit tout le temps quand un joueur approche des buts. A force de le répéter, je vais bien avoir raison à un moment !


Gourcuff il est beau mais quand il transpire…


Vous saviez que Henry a été surnommé l’Anaconda par les autres joueurs. Il parait qu’il est impressionnant dans les vestiaires…


j’aime bien les nouveaux maillots de l’équipe de France, ils sont moulants, on voit tout !


Je crois que je ne m’étais jamais autant amusé pendant un match de foot ! Comme ils en parlaient tout le temps, j’ai suivi les déboires de notre équipe nationale au quotidien, comme le loft… Au bout de quelques jours, je me suis rendu compte que le ballon, le sport était devenu un élément secondaire. Ce qui m’intéressait – et ce qui intéressait les médias – c’était les gossips ! J’ai commencé à comparer l’épopée des bleus à une série US, et ai constaté que tous les ingrédients étaient réunis pour une intrigue de folie !

Les héros : un groupe de 23 beaux gosses ultra bien gaulés (dont l’Anaconda, bien sûr), du sexe bien évidemment avec la pulpeuse Zaia qui détourne Ribéry de ses obligations conjugales, les conflits entre deux êtres que tout oppose : l’apollon Gourcuff et le quasimodo Ribery, le scandale des propos déformés d’Anelka qui aurait été transmis à la presse par un traître qu’il faut démasquer, le père bafoué joué par Domonech, l’enjeu de la coupe du monde, la pression des chroniques d’éditorialistes sans pitié,  les remarques opportunistes des politiques Rama Yade en tête, l’argent qui pervertirait le système…

TOUT Y EST ! Après « le château des Oliviers », « les yeux d’Hélène », Zodiaque… le monde merveilleux du ballon rond est LE nouveau feuilleton de l’été. Et avec leurs plastiques avantageuses, je me réjouis d’avance du « grand déballage » annoncé…

 
 

pas besoin d’en avoir une grosse

03 juin

lorsque Rocco se met à la pub, forcément, c’est en dessous de la ceinture !

 
 

telephone parodié par des militaires !

07 mai

Suite à mon dernier billet qui listait les meilleures parodies du clip telephone de la Gaga, j’ai trouvé ça ce matin sur le site de Morandini. Une parodie réalisée par des militaires engagés en Afghanistan, enjoy !

 

l’homosexualité expliquée aux hétéros #4 – le gaydar

30 avr

La même question se pose à chaque nouvel arrivage d’un collègue mignon. Très vite, on vient me voir afin de me demander s’il est « de la partie ». Après un rapide calcul j’ai réalisé que dans ma boîte 1/5ème des mecs étaient homos ! La chair fraiche est donc particulièrement attendue et la « meute » d’ovules en fusion guette chaque nouvelle proie avec avidité ! Et comme « j’en suis », il est plus facile pour moi de deviner s’il « en est » aussi…

Les hétéros pensent que tous les gays sont livrés avec un radar spécifiques – un gaydar – leur permettant de reconnaître leurs pairs. Que nenni ! Il suffit de faire preuve d’observation. Certains détails ne trompent pas…

J’avais déjà évoqué dans ma rubrique l’homosexualité expliquée au hétérosles remarques à éviter lorsque vous apprenez que votre ami ou collègue est gay, le concept de fille à pédés… Continuons dans notre thématique avec le gaydar !

Petit cas pratique avec mon nouveau collègue mignon. Ayant été mandaté comme expert par mes collègues féminines intéressées, je me suis donc dévoué (j’ai le sens du sacrifice !). Bon alors déjà, s’il ne me trouve pas sublime et qu’il ne me regarde pas avec envie, je pourrais dire qu’il n’est pas gay !! Première approche : beau brun qui prend soin de lui. Bien sapé pantalon, chemise. Pendant le repas, aucune information capitale. Pas de voix exagérément aigue mais plutôt un léger accent du sud. Il ne semble pas mater bo gosse ou belle gosse qui passe. Pas de regard permettant d’identifier une attirance quelconque. Quelques détails : il porte une gourmette argentée par-dessus son pull Ralph Lauren. Au moment de payer, feuillette rapidement « l’équipe » posée sur le comptoir.

Mon verdict (provisoire sous réserve d’approfondissement :D) : hétéro ! Pourquoi ? L’attitude générale, le look classique malgré le fait qu’il prenne soin de lui (les métrosexuels parisiens sont une plaie, ils prennent un malin plaisir à compliquer la donne et brouiller le signal du gaydar), la faute de goût de la gourmette et surtout « l’équipe » ! Je ne connais aucun pote gay qui lise « l’équipe » (peut-on être  gay et aimer le foot pour autre chose que les vestiaires ?). Etre gay ne se voit pas – la plupart du temps – mais peut se deviner – parfois… Et c’est l’incertitude qui est cool !

Pour l’anecdote, 3 jours plus tard, il a parlé de sa copine à une collègue qui était dégoûtée parce que bien qu’hétéro, il n’était pas disponible ! Elle devra donc attendre le prochain arrivage…