RSS
 

Archive for juillet, 2007

Drague attitude (2)

28 juil
Extérieur nuit – une rue déserte du IIIème arrondissement, vers 2 heures
Rentrant d’un anniversaire, je me fais raccompagner à la borne Vélib’ la plus proche, par un mec avec qui j’ai passé la soirée.
- Moi (passablement éméché) : M… la borne ne fonctionne pas. Tu es du quartier, tu ne saurais pas ou se trouve la station la plus proche ?
- Lui (tout aussi éméché) : tu n’as qu’à venir chez moi, on prend un verre et on se connecte à internet pour regarder…

xxxxxxxx

Vous connaissiez le coup de la panne ? Matorif l’adapte pour vous, aux vélib’ !! Finalement ces bornes qui buggent ont leur utilité ;-)

P.S. est-il utile de préciser qu’une fois chez lui nous avons oublié d’allumer l’ordinateur ?
 

Time waits for no one

24 juil
Le temps n’attend personne. La jeune Makoto va le découvrir à ses dépends. Cette lycéene tête en l’air mène une petite vie tranquille entre son école et ses amis Chiaki et Kosuke avec lesquels elle aime jouer au base-ball. Mais son univers est bouleversé le jour où elle se découvre une aptitude extraordinaire. Elle peut voyager dans le temps. Dès lors, elle utilise ce don pour arranger son quotidien, anticiper les interrogations surprises afin d’avoir de meilleures notes, rester 10 heures au karaoké, arranger ses histoires de coeur… Mais elle va rapidement se rendre compte que chaque acte engendre des conséquences qui peuvent se révéler bien plus fâcheuses que les bénéfices espérés…
Ne vous fiez pas à l’apparente simplicité de l’histoire. Le magnifique scénario de cette fable moderne vous renverra à vos propres doutes : le temps est un concept fascinant. Qu’on le veuille ou pas, il poursuit son cours inéluctablement. Qui n’a pas pourtant jamais souhaité avoir agi différemment à un moment ou à un autre de sa vie ? Qui n’a jamais regretté cette occasion qu’il n’a pas su saisir ? Qui n’aurait pas voulu prolonger ces instants – qui pourtant paraissent déjà hors du temps – avec l’être aimé ? La traversée du temps réalise nos phantasmes tout en soulignant l’absurdité d’un tel raisonnement. La jeune héroine est un garçon manqué qui ne veut pas grandir. Dès lors qu’un événement vient perturber le fragile équilibre de sa vie, elle met tout en oeuvre pour éviter l’enchaînement de circonstances qui l’a provoqué, créant par là même une alternative potentiellement tragique.

La France constitue le deuxième marché de mangas au monde (derrière le Japon), et devient donc – pour mon/notre plus grand plaisir – un passage incontournable pour l’export de japanimation. Nous sommes donc le premier territoire étranger à accueillir ce film qui a déjà rencontré un vif succès auprès des professionnels : Meilleur Film d’Animation dans trois Festivals – Festival International de Stiges, Festival International du Film de Catalogne en Espagne, Festival du Cinéma d’Animation de Waterloo au Canada – et a reçu de nombreuses récompenses dans son pays d’origine au très réputé Tokyo Anime Fair (l’équivalent des oscars pour l’animation) : Film d’animation de l’année, Meilleur réalisateur, Meilleure histoire originale, Meilleur scénario, Meilleure direction artistique et Meilleur design, s’il vous plaît ! La traversée du temps a été produit par les Studios madhouse qui ont le vent en poupe en ce moment puisqu’ils sont à l’origine de nombreux succès d’animation qu’on a pu voir en France : Les chroniques musicales de Beck (sur europe2tv), , le sexy Enfer et paradis (sur gameone), L’angoissant Monster (sur canal+), en attendant le fabuleux Deathnote…

J’aime ces intrigues qui nous distraient de manière intelligente en essayant de nous transmettre un message par le biais de leurs héros-ines. Par l’intermédiaire de Makoto, l’auteur nous met en garde contre notre envie constante – et pourtant tellement humaine – de ressasser le passé Mais au final, ne vaut-il pas mieux profiter au maximum de l’instant présent ? Après tout, le temps n’attend personne…

 

 

Drague attitude

22 juil
Intérieur nuit – une boîte de nuit gay parisienne. L’ambiance est bon enfant et la fête bat son plein

Alors que je parle avec Poulpi, je remarque derrière son épaule un beau mec. Bien foutu, mon âge, belle gueule, tout à fait mon genre… Je le mate espérant le « eye contact ». Yes ! Il m’a repéré. Il me regarde de nouveau je fais de même. Nos regards se croisent. Son pote le lache pas très loin de moi, j’en profite pour aller l’aborder. Echange des banalités d’usage pendant 1/4 d’heure. comment tu t’appelles, que fais tu dans la vie… Il ne me parait pas con et de près je remarque qu’il a de beaux yeux et un sourire charmant… après 1/4 d’heure de discussions, il me dit qu’il doit aller se coucher car il n’en peut plus. Je lui fait la bise et le laisse partir, je suis déçu… C’est alors qu’intervient mon ange gardien Poulpi, qui m’engueule !! non mais ça va pas ? tu l’as pas embrassé ni même demandé son numéro (bref il me fait la morale !). Je réponds penaud que j’ai toujours été un mauvais dragueur et que je ne vois pas pourquoi ça changerait ce soir… Pour toute réponse il me dit de lui courir après. Ni une ni deux, je choppe le téléphone de Poulpi (le mien est aux vestiaires – note pour plus tard : toujours avoir son tel sur soi afin de pouvoir enregistrer le numéro de beaux mecs… – Je lui cours après dans la rue et là je me crois dans un film à l’eau de rose, limite avec les violons autour !! Je le hèle, il se retourne (au moins c’est son vrai prénom :-) ), je bafouille que je suis un très mauvais dragueur et lui demande s’il veut bien aller boire un verre avec moi demain. Il me donne son tel et me refait la bise… youpi ! La suite au prochain numéro !!
Il m’arrive toujours des trucs de dingue lorsque je vais au tango !!
 

Nights in Paris

20 juil
L’été à Paris a toujours été ma saison préférée. J’ai découvert la ville de cette manière. Je montais à la capitale pour mes stages et découvrais la ville désertée par ses autochtones, remplacés avantageusement par des touristes venus du monde entier. L’ambiance est alors indéniablement plus détendue, moins stressante. Mais la ville lumière dispose de nombreux attraits aux bobos débrouillards! Si vous manquez d’idées pour occuper vos soirées estivales, en voici quelques unes :

La parc de la Villette organise chaque année des séances de cinéma en plein air à la programmation alléchante. Je suis allé réviser mes classiques dernièrement, accompagné notamment de bloggeurs de chocs et de charmes (Henrisson et Poulpi pour ne pas les nommer – bon en fait Poulpi a failli venir mais il était « occupé » ailleurs…). Orson Welles a illuminé notre soirée avec son chef -d’oeuvre de 1941 The Magnificent Ambersons, relatant la déchance financière et sentimentale d’une famille de notable d’une petite ville américaine par le prisme d’un jeune homme trop gâté. Mais si l’idée de voir un vieux film en noir & blanc ne vous transporte pas de bonheur, rassurez-vous ! La programmation éclectique du festival devrait vous permettre de trouver votre chef-d’oeuvre… Le film commence à la tombée de la nuit. Alors profitez-en comme nous pour faire pique-niquer avant. Une baguette, du fromage, quelques tomates cerises, une bouteille et le tour est joué ! Et si vous avez oublié votre tire-bouchon tant mieux ! vous pourrez en profiter pour demander à un charmant jeune homme de vous porter secours (elle est pas belle la vie ?)

Le must reste quand même le retour. Depuis quelques jours, Les Vélib’ ont envahi la capitale. Un enfant de Scandinavie comme moi, qui a connu des pays où le vélo est roi ne pouvait souscrire à cette événement. J’ai donc couplé à mon abonnement Navigo un abonnement Vélib annuel (pour seulement 29€/an qu’on se le dise !) afin de profiter à fond du procédé. Henrisson aka Huggy les bons tuyaux aka Géo Trouvetou disposant même d’un téléphone permettant de géolocaliser les bornes les plus proches et la disponibilité des vélos, la configuration était optimale pour tenter l’aventure. Nous sommes donc rentré à Vélo de la Villette jusqu’à faidherbe. Et là… Et là… LE PIED !! D’abord le vélo est de qualité. Les trois vitesses permettent de s’adapter à la circulation, Ensuite les bornes ne sont pas – trop – capricieuses (en tout cas pas avec moi, héhé), et enfin la pistes cyclables sont super… quand il y en a. C’est un peu le seul hic, Paris manque encore d’infrastructures pour accueillir les bicyclettes malgré les travaux entrepris sous Delanoe. En revanche, je constate que cette nouvelle population de cyclistes bafouent allègrement le code de la route (rue prises à contre sens, etc) provoquant l’énervement – justifié – des piétons et des voitures. Un peu de civisme que diable !
Si vous êtes tenté mais hésitez à franchir le pas, succombez à la tentation ! Sentir le vent dans ses cheveux en admirant les bâtiments parisiens… c’est trop bien !
Les musées offrent une alternative en cas de mauvais temps. Pour son trentième anniversaire, le centre Pompidou accueille une exposition temporaire Airs de Paris qui s’intéressent aux grandes mutations au sein de la ville, du point de vue architectural, humain, écologique… Les dix chapitres présentés emmènent le visiteur à la rencontre de leurs villes. Celle d’hier, celle d’aujourd’hui, celle de demain. Chaque oeuvre pose une question, mais se garde bien d’imposer une réponse. Quel avenir pour la ville avec le développement des NTIC et de la mondialisation ? Comment circuler en ville ? Quel avenir pour l’écologie urbaine ? Chacun se forge son opinion durant son errance de salle en salle. Une exposition de qualité, à voir absolument.
Quant aux questions relatives à l’écologie urbaine et à la circulation, j’ai tranché. Je suis rentré en Vélib’ !!
 

L’arbre de la colère

18 juil
« Le XXI siècle, le nouveau millénaire, enfin l’humanité cessera de s’autodétruire, les Hommes avanceront main dans la main afin de créer une Terre idéale pour nos enfants. » C’est en substance la vision du futur qu’espèrent nos intellectuels pour le moins utopistes. S’ils prennent l’ensemble du millénaire on peut estimer qu’il leur reste encore 993 ans pour que leur rêve devienne réalité, mais force est de constater qu’il reste encore du chemin à parcourir.
L’article du Monde daté d’aujourd’hui nous permet de mesurer le fossé qui sépare le rêve de notre quotidien. La scène se déroule aux Etats-Unis d’Amérique. Mais elle pourrait se transposer en France. Elle évoque un racisme ordinaire entre blancs et noirs, mais pourrait très bien concerner des arabes ou des homosexuels…
« C’est une histoire du vieux Sud. Une histoire tragique, hantée par des démons surgis d’un autre temps. Une histoire en noir et blanc. » . L’article dans son intégralité sous la belle plume d’Annick Cojean est disponible ici.

P.S. SI le lien ne fonctionne plus je pourrai toujours vous faire passer L’article. Je ne peux le reproduire en intégralité ici en application de la législation relative au droit d’auteur.

 
 

Sunny day…

14 juil
…ou comment se comporter en enfoiré alors que la proposition est plutôt sympathique à la base. Conversation sms :

- salut toi, un verre après le boulot ?

- hihi, je suis sur la plage à Arcachon… il fait juste 34°. Je reviens dimanche. La semaine prochaine avec plaisir !
- connard! (je plaisante à peine…)
- je sais :-) il fait tellement beau en plus…

De quoi se plaint-il ? Je n’ai même pas évoqué mes parties de beach volley (mon sport préféré l’été) la mer, le farniente et surtout les beaux mecs partout, partout, PARTOUT… C’est tellement bien ces maillots de bains taille basse…