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Archive for mai, 2008

un hérisson bien élégant

17 mai
Un bel immeuble du 7 rue de Grenelle sert de décor à ce livre qui a fait l’événement de la rentrée littéraire 2007. Les informations que j’avais glanées à l’époque m’avaient intrigué. Nous devions suivre le destin des personnages de cet immeuble bourgeois en nous attelant en particulier à nos deux narratrices : une jeune fille de riche, et sa concierge, toutes deux bien plus futées qu’elles n’y paraissent.
On m’avait cependant prévenu que je risquais d’être déçu. L’auteur, prenait plaisir à laisser de côté ses personnage le temps d’un cours de philosophie impromptu. Le post de Matoo (attention spoilers !) explique bien ce désenchantement quant à ces digressions. D’autres m’ont même présenté le livre comme une sorte de « Monde de Sophie » chez les bourgeois…

Il y a du vrai dans ces avis. Toutefois, je vous recommande fortement de ne pas vous y arrêter et de vous forger votre avis. Les tourments de Paloma et de Renée m’ont particulièrement touché. Je ne saurais réellement dire pourquoi. Les questions que se posent Paloma font écho aux interrogations que j’avais moi aussi à son âge. J’imagine que je pourrais doûter comme Renée lorsque j’aurais atteint sa maturité. Les tergiverssations ne sont pas superflues et au contraire nous plongent plus avant dans la psychologie des personnages (sauf peut être le passage sur la thèse qui est sans rapport avec l’histoire mais qui m’a douloureusement rappelé mon labeur lors de la rédaction de mon mémoire de maîtrise…)

Je parle rarement de livre ici, mais celui-ci vaut le détour. J’ai versé ma larme à la lecture des derniers chapitres. Si vous ne l’aimez pas vous pourrez étayer votre propos par des exemples concrets, le défendre ardemment si vous l’avez aimé. Dans les deux cas vous pourrez briller en société, alors foncez !
 

criminel !!

14 mai
En art contemporain, ils appellent cela une « performance ». Je trouve ça effectivement plutôt original, même si le morceau joué aurait pu être plus agréable (plus joyeux à contrepoint de l’action ou au contraire morbide…). Néanmoins, En ma qualité de pianiste amateur, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une triste fin :-(
Source : http://www.humour.com
 

A contre-temps

12 mai

Mon corps est ici. Mais mon esprit erre encore là bas… Alors que je marche dans Paris, je remarque une dissonance : moi. En ce lundi après-midi pourtant ensoleillé, les passants battent le pavé d’un tempo oscillant entre allegro et presto. Je souris en les observant. Je suis parfaitement conscient que dans quelques jours, j’aurais repris leur rythme. Ce déphasage momentané me plaît. J’y succombe avec un plaisir non dissimulé. J’ai volontairement revêtu ma parure de vacancier : tongs et pantacourt, comme un défi face à cette pression environnante.

Demain, la vie m’imposera son rythme au refrain tellement connu : métro-boulot-dodo. Mais aujourd’hui, mon esprit est encore sur ce lit suspendu au bord de la mer des caraïbes. Les chiens dorment à côté de moi. Je dois les observer plusieurs secondes avec attention afin de m’assurer qu’ils ne sont pas passés de vie à trépas. La chaleur est tellement harassante qu’ils peuvent passer des heures entières sans bouger, à l’ombre d’un palmier. Je me balance tranquillement en écoutant les vagues mourir sur le rivage. Je prends une poignée de sable et le laisse s’égrener. J’aime cette sensation de mouvement lent comme une caresse dans le creux de ma main. Paris, je t’aime, mais l’espace d’une journée, j’avance à contre-temps.

 

Des mexicains

08 mai
Certaines aventures se vivent. vous raconter le détail de mes vacances vous ennuierait plus qu’autre chose (sauf peut-être le road-trip façon Thelma et Louise –> surtout la séquence où JE me tape Brad Pitt hein !!)

Au lieu de vous décrire les fantastiques tas de pierres mayas (achetez vous un beau livre, les explications sont trop fastidieuses !!), je vais plutôt évoquer les mexicains, leur mode de vie, leurs coutumes.

- L’eau du robinet n’est pas potable au Mexique. Tous consomment de l’eau minérale. Parmi les nombreuses marques, l’une d’entre elles s’appelle la bien nommée : « bonnafont » ! un nom qui ne s’invente pas et dont on prend plaisir à savourer jusqu’à la dernière goûte…

- A quelques kilomètres des pyramides d’Uxmal nous avons pénétré un bled répondant au doux nom de « Ticu(l) ». Bizarrement nous avons ressenti une furieuse envie d’y faire une halte !! (comment ça je suis un obsédé ? il y avait près de Ticu de fabuleuses cavernes, fraiches et agréables… 100% véridique !!)

- Les mexicains. Petits par la taille (à peu près une tête et demi de moins que moi, voire deux ou trois, ça surprend !), mais grands par la générosité. Le visage souriant, ils sont toujours accueillant (à part une ou deux exceptions comme partout). Et ne se sentent pas envahis par la cohorte de touristes européens.

- Le revers de leur générosité ? ils veulent rendre service. Ils chercheront toujours à vous aider, en vous indiquant votre chemin si vous êtes perdu par exemple. Le problème étant que même s’ils ne connaissent pas du tout votre destination, ils vous indiqueront un chemin au hasard : ce n’est pas forcément l’idéal au fin fond de la jungle mexicaine… (chez Fred & Margarita ? vous passez le tas de pierre millénaire à droite prenez la troisième à gauche après la fourmilière de fourmis rouges, évitez serpents et vous y êtes !! – ah euh… merci, sauf qu’en fait c’est à gauche après l’iguane et la vache…)

- ils sont petits. (surtout pour un « géant » danois d’un mètre quatre-vingt dix) donc tout est à leur hauteur. Prenons un exemple qui parlera à tous le monde : les toilettes. Passons sur le fait que le trône semble indéniablement plus proche du sol que sur notre bon vieux continent. Le machin sur lequel est posé le papier toilettes est encore plus bas ! il caresse le sol pour ainsi dire !! je me suis demandé un instant s’il ne s’agissait pas d’un jeux pour les insectes tellement il paraissait près de notre bonne vieille terre. De la même manière, dans les lieux publics, les toilettes sont isolés afin de pouvoir être tranquille sur le pot (ou pour faire autre chose, ça dépend des personnes :-) ). Mais les cloisons ne font même pas deux mètres de haut !! En me mettant sur la pointe des pieds j’aurais pu – si je l’avais voulu – aisément mater mes voisins ! tous ces petits détails ont follement amusé l’européen que je suis !

- les mecs mexicains. Commençons par les traditions un peu difficiles. Sachez que la moustache fait fureur au Mexique (comme le sergent Garcia dans Zorro !!). Bon je ne sais pas pour vous mais personnellement je trouve ça atroce. Après, je respecte les goûts de chacuns… Fort heureusement, si cette coutume est assez répandue dans les campagne, elle ne touche pas particulièrement la population gay (ouf !!). Dans le même registre, les mecs qui ont du bide, ont la fâcheuse habitude de remonter leur t-shirt pour une raison qui m’échappe (faire respirer leur ventre, Pour un concours de graisse ?).

Si l’on excepte ces détails, il convient de vous faire partager un élément capital : les mexicains sont canons !! Personnellement le plaisir des yeux était au rendez-vous. De plus, la « zona rosa » (équivalent mexicain de notre marais) est encore plus open que notre marais. Se balader main dans la main, s’embrasser en public ne pose aucun problème dans un pays pourtant catholique. Et les vikings dans mon genre sont des mets particulièrement appréciés ! mais c’est une autre histoire…