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billets rangés dans ‘A fleur de peau’

pleurer au grand jour

07 jan
Nous étions tous réunis. Des amis, mais aussi de nombreux visages que je croisais au lycée, qui avaient muris depuis la fac et dont j’ignorais le prénom. Leurs parents, et pleins de personnes que je ne connaissais pas. Et Lui naviguait avec son t-shirt col roulé et manches longues d’un bleu trop vif qui dépareillait au sein de cette foule en tenues sombres. Il luttait pour ne pas se noyer. Tous le savaient, mais lui restait impassible. Il avait choisi de se montrer fort, plus fort que cette douleur qui nous emportait tous. Il serrait des mains, esquissait de vagues sourires. Il s’est approché de moi et m’a remercié d’être présent. J’ai bredouillé une réponse probablement très banale. Il est des situations où les mots ne valent pas grand chose. Alors que je songeais à essayer de le réconforter, une amie d’enfance me voit et tombe en pleurs dans mes bras. Cet enterrement réunit toute une génération solidaire face  à cette vie qui a fauché l’un des nôtres trop tôt, beaucoup trop tôt… Nous étions ensemble au collège et avions beaucoup d’amis en commun. Pourtant, même si j’étais touché par ce décès, j’étais surtout venu pour Lui. Lui le survivant. Il m’a appelé quelques jours plus tôt pour m’annoncer le décès de cet ami commun. Un banal accident de voiture. L’un est décédé sur le coup. L’autre s’en est sorti indemne. Avaient-ils trop  bu ? Je n’ai jamais eu l’indélicatesse de poser la questions, de toute façon, la curiosité ne ramène pas les morts. J’avais été particulièrement étonné par la manière dont il m’a annoncé la nouvelle. Il aurait utilisé le même ton pour m’inviter à une quelconque soirée. Un ton neutre, vide d’émotions. J’imagine en y repensant aujourd’hui qu’il avait dû appeler d’autres personnes avant moi et qu’il le faisait mécaniquement… Pourtant je n’étais pas n’importe qui pour lui, et surtout, j’étais le seul à pouvoir comprendre.

Il utilisait ce même ton monocorde pendant son allocution dans une Eglise pleine à craquer. Toute la ville s’était déplacée pour rendre un dernier hommage au défunt. Après que son ami d’enfance eut rendu un vibrant hommage remuant des souvenirs que j’avais aussi partagés et qui me serraient le coeur, il avait pris la parole pour entamer un discours sans âme, évoquant de froides données factuelles  comme son brillant parcours scolaire ou ses aptitudes sportives là où on aurait plutôt aimer qu’il nous raconte quelques anecdotes. Nous savions tous qu’il utilisait ces mots pour se blinder et ne pas craquer. Nous le comprenions intuitivement. Pourtant, j’étais probablement le seul à comprendre la portée de ses paroles, ou plutôt le véritable sens caché derrière ces platitudes.

« je suis homosexuel, j’étais éperdument amoureux de cet homme que vous pleurez tous aujourd’hui et qui ne voyait en moi qu’un ami. Je l’ai vu mourir sous mes yeux, je suis dévasté, et pourtant vous ne le saurez jamais… » Voilà la réalité. Seulement  dans une petite ville comme la notre, il avait choisi comme d’autres – dont moi – de taire sa préférence sexuelle. Il prenait soin de toujours séparer ses frasques et sa vie sociale afin que rien ne le trahisse. J’étais la seule exception à l’époque puisque j’avais été son premier amant et que nous avions été amis. J’étais le seul à avoir pleinement conscience du lien qui unissait ces deux hommes et une partie des larmes que j’ai versées ce jour là, l’ont été pour cette raison.

Aujourd’hui encore, j’ignore s’il s’en est remis. Lui qui excelle dans l’art de masquer ses sentiments ne s’est dévoilé qu’une fois en ma présence  de nombreux mois plus tard. Il s’en voulait énormément de n’avoir pas pu exprimer ce qu’il ressentait ce jour là. Je pense qu’il a apprécié que je lui dise qu’au moins une personne dans l »assistance avait compris ses véritables sentiments et toute sa détresse. Quelque chose s’est brisé en lui suite à cet accident. La perte d’un être aimé est forcément particulièrement douloureuse mais ne pas pouvoir exprimer sa douleur, porter le deuil ou simplement ne pas pouvoir dire au revoir est insoutenable.

On me demande parfois pourquoi je ne suis pas plus « discret » avec ma sexualité, pourquoi je « m’expose », même si dans mon « cas » ça ne se « voit pas ». Pour Lui. Pour que d’autres Lui puissent avoir le droit de pleurer un être cher, de chérir son souvenir et d’aimer au grand jour.

 

heureux

09 nov
Ça va tellement vite ! J’ai l’impression qu’hier encore j’étais au bord de la mer. C’était l’été, le soleil caressait mon visage qui comme d’habitude se refusait à bronzer. Le road-trip aux USA, les vacances à Arcachon… C’était il y a quelques mois. Et pourtant, j’ai l’impression qu’on parle d’une autre époque. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Les journées se succèdent à un rythme effréné : mon boulot est palpitant et particulièrement prenant et même si je suis payé une misère, je suis content d’aller bosser dans le monde merveilleux des dessins animés (même si j’ai toujours autant de mal à me lever le matin…). Mes journées sont plus longues : Je me lève plus tôt afin d’aller chez le kiné, qui essaie de retaper mon corps tout cassé : « discopathie dégénérative » qu’il m’a dit… ça claque comme nom, et ça fait aussi mal que ça en a l’air ! Résultat des courses, je suis privé de karaté, et je sens que ma condition physique s’approche désormais du niveau de Marianne James… Bon, je ne me plains, pas, je me fais masser par un kiné compétent mais qui a un défaut : il faudrait qu’il comprenne qu’essayer de faire la conversation à un Matorif à 9hOO du mat’, c’est de la science-fiction !Mes journées, ne se sont pas rallongées uniquement avant le boulot ! Après 3 ans de coloc, je me suis décidé sauter le pas et investir dans la pierre. Depuis mi-août, je me suis mis en quête de mon Graal, de mon futur nid douillet. j’ai découvert le monde merveilleux impitoyable de l’immobilier parisien avec ses épluchages d’annonces, ses visites d’appartements… entre midi et deux, le week-end… et le 31 octobre, jour des citrouilles - SFX : roulement de tambour - j’ai enfin trouvé l’appart de mes rêves ! 38 m² de bonheur dans le nord de la capitale ! Et alors qu’on croit que le plus dur est fait, on se rend compte qu’on a 45 jours pour se prostituer auprès des banques afin qu’elles vous financent votre acquisition à un taux d’usurier défiant toute concurrence.

Et puis, je trouve toujours le temps de suivre les histoires de cul coeur de mes amis, et essaie de leur prodiguer le cas échéant des conseils qu’ils ne suivent jamais, même s’ils me disent 3 mois après que j’avais raison… Chaque séance de coaching sentimental étant l’occase d’une bonne bouffe ou d’une beuverie mémorable, on ne s’ennuie pas !

Et ce week-end, entre deux visites à la banque et une petite soirée avec des potes, je me suis retrouvé chez moi, et j’ai pris la peine de souffler. J’ai arrêté de courir après mon agenda. Je me suis mis à mon piano, que j’avais délaissé depuis un moment. J’ai regardé le ciel et j’ai réalisé quelque chose d’essentiel

Je suis HEUREUX. Heureux d’avancer dans la vie, heureux d’avoir tous ces amis, heureux de revoir ma famille bientôt, et surtout.. heureux d’être avec LUI.

 

Une chanson d’ami

21 juin
Aujourd’hui toutes les musiques ont droit de cité. La fête de la musique est célébrée dans plus de 100 pays, mais quid des blogs ? Ma modeste contribution à l’évènement est une reprise par votre serviteur d’un titre – trop peu connu à mon goût – de Zazie. Un texte résolument féminin que j’ai tenté de m’approprier… J’espère que vous apprécierez.

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Il était une fois… un gay

23 avr
Il était une fois l’histoire d’un gay. Celle d’un gay qui a mis longtemps à parcourir ce chemin que certains enjambent par quelques mots, en réunissant famille et amis. Le chemin de mon coming-out a été bien plus long. 
 
J’y pensais depuis très longtemps mais n’ai jamais pu concrétiser l’idée. Il était le dernier sur ma liste. J’avais entamé celle-ci avec ma meilleure amie lors d’une pause pendant nos révisions à la Bibliothèque Universitaire. Je devais avoir 20 ans et j’avais besoin de me confier. Elle accueillit mes secrets avec bienveillance et quelques jours plus tard, elle m’invitait chez elle et m’en confiait elle aussi quelques uns (la liste de tous ses amants et leurs performances sexuelles !). Le deuxième fût mon amoureux du moment qui m’avait indirectement obligé à en parler à mon amie. Ce dernier était hétéro (THE grand classique des ados gays…) et je dois avouer que j’ai fait fort ! J’avais réussi à lui dire dans la même phrase que j’étais gay ET que j’étais amoureux de lui. Il a dû me répéter cinquante fois qu’il était « scotché » dans la demi-heure qui a suivie sans quitter du regard cette feuille qu’il tournait et retournait nerveusement sans jamais savoir ce qui avait écrit dessus. Lui avait compris que quelque chose clochait, mais était très loin du compte puisqu’il pensait que j’étais attiré par sa copine… En y repensant, à l’époque, chaque coming-out revêtait pour moi une grande importance. Je révélais mon plus grand « secret » que je conservais enfoui en moi depuis le début de mon adolescence alors que finalement mes amis ne s’en souciaient guère… La troisième personne fût cette amie que j’ai détestée sur le moment car elle était sortie avec ce garçon dont j’étais amoureux, mais sans savoir le mal qu’elle me faisait alors. J’ai été odieux avec elle durant cet été là, et bien évidemment nos amis communs ne comprenaient pas pourquoi… Cet épisode m’a permis de réaliser la certitude de mon attirance pour les garçons. J’étais amoureux pour la première fois de ma vie et il s’agissait d’un garçon. Il n’était pas pour moi, et ne le serait jamais. Seulement si je ne changeais pas, je prenais le risque de ne jamais rencontrer quelqu’un qui pourrait m’aimer autant que je l’aimerais. Complètement étranger au milieu gay, j’avais sympathisé avec le bo gosse de la fac. Il n’avait aucun complexe à me dire qu’il sortait régulièrement dans le milieu gay avec ses amis même si lui était hétéro (ce que je n’ai JAMAIS cru… mais c’est une autre histoire). Ce camarade de promo m’a fait découvrir un monde totalement nouveau peuplé de créatures improbables. Je n’avais jamais osé franchir seul le seuil d’un bar gay même si j’en brûlais d’envie. J’étais soufflé par sa facilité à déambuler entre ce sosie raté de Mylène, ce mec ultra body buildé et cet autre gars dont le string dépassait du jean… Je déparaillais complètement ! j’ai donc rangé (sans regret !) ma dent de requin que je portais autour du cou, j’ai coupé ma tignasse de membre de Hanson et que j’ai arrêté de porter des vêtements trois fois trop grands pour moi. Je décidais de m’assumer et n’avais donc plus besoin de ce déguisement de « bon copain hétéro qui n’a jamais de copine ».  J’ai évolué et rapidement, le regard des gens a changé. Et j’ai fini par faire une rencontre. LA rencontre. Celle qui rend votre quotidien si éblouissant que plus aucune ombre ne peut le ternir. Celle qui vous nourrit autant qu’elle vous consume. A son contact, j’ai connu l’amour passionnel. Et j’ai aussi appris une autre chose essentielle, qui n’était pas forcément encore très claire dans mon esprit : on peut être gay et avoir une vie de famille épanouie. 
 
Si j’avais fait mon coming-out auprès de mes amis, je n’en avais encore parlé à aucun membre de ma famille. Mon copain de l’époque avait une famille incroyable. Ils m’ont accueilli chaleureusement dès le début de notre relation ; J’étais toujours le bienvenu dans leur maison. Je rendais leur fils heureux et cela était une raison suffisante pour me réserver le meilleur accueil. De fait, mon amant avait du mal à comprendre ma réticence à en parler à ma famille. Mais je ne savais pas comment aborder le sujet et j’avais peur. Je voulais attendre la fin de mes études : S’ils me rejetaient, j’aurais les diplômes suffisants… Je savais qu’ils n’auraient jamais fait ça, mais le 0,001% de chance me servait d’excuse. Je reculais pour mieux sauter… Et le hasard a joué son rôle. En revenant de l’enterrement de mon grand-père, mon frère est passé par mon appartement et est tombé sur cette photo où j’embrassais mon copain. Lui qui nourrissait quelques doutes m’a simplement fait remarquer que je ne devrais pas laisser traîner ça si je ne voulais pas que quelqu’un tombe dessus (notamment ma mère qui était dans la pièce au même moment). C’est à lui que je comptais en parler en premier, mais je n’avais pas envisagé que ça se passerait de cette manière. Il est resté le seul membre de ma famille officiellement au courant pendant encore quelques années. Officieusement, je n’avais pas eu de copine depuis le lycée et ça commençait à faire louche ! Alors que je me sentais finalement prêt à le dire à mes parents, je me suis séparé de mon mec, et tout mon courage s’est envolé. Les années passent vite au rythme du silence… A 27 ans, je commençais à me trouver vieux pour jouer à cache-cache avec mes parents. Je n’avais pas de petit copain pour me soutenir comme je l’avais envisagé à la base, mais j’ai pris mon courage à deux mains pour l’annoncer à ma mère qui évidemment s’en doutait. Les mamans sont toujours surprenantes. La mienne n’a pas dérogé à la règle. Ses commentaires furent savoureux : « je m’en doutais, tu as toujours eu bon goût. Et puis tu sais quand j’étais hôtesse de l’air j’en ai croisé beaucoup… » On n’en a plus jamais reparlé, mais désormais, je sais qu’elle sait.
 
Il ne restait donc plus qu’une personne. Mon père. Evidemment, celui que je redoutais le plus. Difficile de trouver le bon moment. J’habite désormais à 600 km et il est difficile de trouver le timing adéquat lorsque l’on reste seulement un week-end. Il était impensable qu’il ne s’en doute pas. Mais je voulais lui dire. Nous discutions au coin du feu. Il était tard et tout le monde était couché hormis nous deux. Il évoqua l’hypothèse d’une future copine. Je saisis l’opportunité et décidais de renverser la mécanique habituelle. Très sereinement un « papa depuis le temps… tu sais bien qu’il n’y aura pas de copine » vint ponctuer sa remarque. Suivi immédiatement d’un « je préfère les garçons » afin de clarifier la situation si besoin était. Sa seule remarque fût un « on n’aura pas de petits enfants » que j’esquivais en rigolant et en jetant un coup d’oeil amusé au salon qui s’était transformé en salle de jeux géante du fait de la présence de mes neveux et nièces dans la maison et qui signifiait un « tu n’en as pas déjà assez ? ».  J’aurais pu embrayer sur la possibilité d’adoption, mais c’était un autre débat et j’en avais déjà fait beaucoup ! J’ai ensuite changé de sujet, et la conversation a repris son cours habituel sans heurt. En cette semaine de Saint Valentin 2009, mon chemin a pris fin. 
 
Il était une fois un gay, et aujourd’hui je suis fier de dire que c’est moi…

 

 

Le testament oublié

04 fév
Toutes les familles ont leurs histoires, leurs secrets. Polyphème nous a présenté avec talent celui de sa cousine Circé. A mon tour… 

 

route.jpg Cela faisait un moment que nous ne nous étions pas tous retrouvés ensemble en voiture. Toute la famille réunie : mon père et ma mère à l’avant, mes deux frères et moi à l’arrière. Chacun à sa place habituelle, celle que nous revendiquions étant enfants lorsque nous partions en vacances. Je me mettais systématiquement sur la droite (la place du petitdernier quipeutvomirrapidement encasdemaldestransports…). Seulement cette fois là, nous n’étions plus des enfants et l’occasion était spéciale. Nous revenions de l’enterrement de mon grand-père. A la tristesse de l’événement se mêlait le plaisir de nous retrouver ensemble, comme avant. Ces émotions antagonistes partagées – à mon sens – par tous les passagers créaient une atmosphère particulière, propice aux révélations. 

 

L’histoire que notre père raconta ce jour là, fût particulièrement troublante. Bien que né à Paris, il a toujours eu une tendance à l’exagération, caractéristique typique des gens du sud mais plus exotique si l’on tient compte de ses origines nordiques (ma famille est un peu difficile à comprendre parfois). Le ton de sa voix ne laissait pourtant planer aucun doute quant à la sincérité de ses propos. Mon père habitait à proximité de chez mes grands parents (3 heures de route alors que les autres vivaient dans un autre pays…). Il a effectué de nombreux allez/retour afin de soutenir ma grand-mère alors que mon grand-père était sur son lit de mort. Le soir de son décès il était bien entendu là-bas dans leur grande maison isolée au fin fond de la Dordogne. Lorsqu’il est finalement parvenu à s’assoupir, c’est pour retrouver en rêve celui qui venait de passer de vie à trépas. Dans son rêve, mon grand père hurlait à une personne que mon père ne pouvait voir qu’elle « n’avait pas le droit de faire ça ». Sa voix résonnait avec une telle violence que mon père s’est alors réveillé en sursaut. Il a évidemment mis cet étrange cauchemar sur le compte de la fatigue et du traumatisme dû au décès d’un proche. Il tenta tant bien que mal de se rendormir tout en notant que la lumière du salon était encore allumée à cette heure tardive…

 

testament2.jpg Ce n’est que quelques jours plus tard qu’il fît le rapprochement. IL n’avait pas été déposé en lieu sûr et demeurait introuvable. certains doutaient même qu’IL existe. Le testament de mon grand-père avait disparu. Il avait pourtant laissé entendre qu’il était dans la maison. A cet étape là du récit de mon père, ma formation de juriste a repris le dessus et je commençais à débiter mes classiques de droit des successions : le notaire est ton ami, le meilleur moyen pour faire respecter tes dernières volontés… Mon père m’a rapidement coupé afin de nous faire part de sa compréhension des évènements. Il a passé énormément de temps avec mon grand-père avant son décès. Il ne s’intéressait pas au testament mais connaissait son existence. La seule raison valable de sa disparition était que quelqu’un l’avait subtilisé. Il nous rappela alors son cauchemar qui l’avait visiblement marqué. Son père criait après quelqu’un, et lorsqu’il se réveilla, la lumière était allumée près du bureau où aurait dû se trouver le précieux document… La seule personne présente dans la maison ce soir-là était ma grand-mère : Un testament permet de céder les biens appartenant en propre au défunt (on exclut les biens appartenant aux deux conjoints) à la personne de son choix (sans toutefois avoir la possibilité d’exhéréder les héritiers). En l’absence de ce derniers, tous les biens lui reviennent, ils ne seront partagés entre leurs enfants que lors de son décès.

 

Le voiture continua à rouler pendant un moment sans que personne n’ose interrompre le silence pesant provoqué par ces révélations. Tous les passagers connaissaient suffisamment ma grand-mère pour considérer cette hypothèse comme plausible. Il aurait suffit que mon Grand-père veuille céder un objet à une personne qu’elle n’appréciait pas pour qu’elle détruise l’ensemble du testament. Mais cette hypothèse reposait tout de même sur un cauchemar de mon père ! Pourtant je ne pourrais pas dire qu’il est d’habitude sujet aux théories ésotériques. Je le qualifie plutôt de cartésien, ce qui donnait encore davantage de poids à ses propos.

 

Cette théorie n’a jamais été étayée par aucun indice, mon père aurait eu bien du mal à justifier ses doutes ! Une seule certitude demeure : personne n’a jamais retrouvé le testament de mon grand-père…
 

Rétrospective 2008 – love story

30 déc
Les médias adorent ça, les français adorent ça, les homos adorent ça, j’adore ça : les bilans, les rétrospectives, les meilleurs moments… Alors que 2008 tire sa révérence, je lance une série de billets « rétrospective » toute la semaine.

 

En Classant mes brouillons, j’ai retrouvé cette ébauche de billet datant de février dernier, reflétant mon état d’esprit amoureux de l’époque. Je n’ai pas dû pouvoir le finir puisque je ne l’ai jamais publié…

 

« Une question me taraude depuis quelques temps faisant écho à un précédent post. je suis un garçon qui rentre dans la catégorie des romantiques. Quand je sors avec un mec, je suis attentionné je réfléchis à ce qu’on pourrait faire ensemble, je l’emmène dans des restaurants différents, je lui envoie parfois des sms pour lui dire que je pense à lui. Pour autant je ne me définis pas comme fusionnel. j’apprécie ces moments solitaires durant lesquels je peux voir mes proches… simplement s’aménager des moments privilégiés et faire savoir à l’autre qu’on pense à lui. Si je devais me définir, je serai un « blue flower 4 ever ».

 

Force est de constater que je rencontre quelques difficultés à trouver mon alter ego. Même quand je drague, je ne suis pas forcément super doué car selon un pote, « mes yeux ne transpire pas le sexe ». De plus, je suis un champion pour me dégotter des relations compliquées sans le vouloir.

 

Quelles sont les alternatives ? Si je regarde autour de moi, je vois certains potes qui enchaînent les mecs sans jamais éprouver le moindre sentiment pour aucun, fermés à tout échange affectif. D’autres qui couchent d’abord, restent avec si ça c’est bien passé, et verront bien s’ils tomberont amoureux après. Il y a aussi ces couples improbables, ensemble mais qui se font tellement de mal que l’on se demande si la rupture ne serait pas salutaire.
On me dit qu’il faut être moins passionné plus réservé. Mais il s’agit de mon caractère : entier. J’aime bien la nuance mais pas en amitié ni en amour. »

 

10 mois plus tard, je suis content de n’avoir pas cédé à la facilité, ni fait de concessions : le bilan est plus que positif. Je m’étonne parfois de la « simplicité » de notre relation. Tout semble évident, tout semble couler de source. nous avons les mêmes envies, les mêmes aspirations. Alors oui, je vous étale mon bonheur « comme de la crème solaire » (copyright Ikare qui s’y connaît en citations !), mais c’est aussi tout simplement un message d’espoir en période de crise (parce que bon, la fin du monde est pour bientôt, tous les journaux le disent !). Ce message d’espoir pour la nouvelle année : A tous les célibataires : « Tout vient à point… » Sur ce je vous laisse, je vais me dépêcher de me faire beau avant d’aller le retrouver afin de lui donner son cadeau de Noël !