RSS
 

billets rangés dans ‘A fleur de peau’

Etre romantique

06 mar


« Etre romantique, c’est ajouter des petits détails à la vie pour en faire un grand truc » *

tout est dit…

* : Claire, interrogée dans Têtu n°130

 

Tu me manques

05 fév

« Lorsqu’on ne peut pas serrer l’autre dans ses bras, les coups de fils et les lettres ne servent pas à grand chose »…

 

free music

 

Pourquoi les mots simples sont les plus difficiles à dire ? Je me perds alors dans les méandres de métaphores à la signification plus obscure qu’une nuit sans lune. Inévitablement les mots s’embrouillent et ne reflètent pas ma pensée. Les messageries instantanées ne remplacent pas la chaleur d’un timbre ni la carresse d’un regard. Les mots sont bruts, acérés. Il est trop tard pour les effacer. Un implacable « historique » en gardera la trace. Je soupçonnais que tu traversais une période difficile, mais j’étais loin d’imaginer la pression que tu subis. Mes interrogations que je pensais pourtant légitimes se sont muées en agressions totalement injustes à tes oreilles. Sans le vouloir j’ai écorné le fragile équilibre d’une relation naissante, traversé la frontière ténue de ton intimité. T’ai-je perdu ce soir ? je l’ignore. As-tu compris que du silence ne peux naître qu’incompréhension, et qu’il suffit parfois de dire les choses ? Je ne te connais pas assez pour deviner tes pensées, mais je regrette de n’avoir pas été davantage clairvoyant.  

Dans ce moments là, je ressens le besoin d’écrire. Ce blog me sert de brouillon à un texte qui deviendra peut être une chanson si je parviens à y greffer une mélodie. Mais est-ce que quelqu’un voudrait acheter un album de chansons d’amours qui finissent mal ? (parce que j’en ai déjà quelque unes en stock…)

Matorif – Blue flower 4 ever

N.B. en même temps c’est pas totalement mort, hein ! mais ça donne à ce post un petit côté drama-queen ;-)

 

Le contact

20 déc
Nos regards se jaugent, nous sommes prêts. C’est le moment. Celui du contact tant redouté et attendu. Nos corps se frôlent, d’abord maladroitement, puis nos gestes mal assurés prennent consistance. En cadence. Un mélange de force et de douceur, de plaisir et de douleur. Une fois le rythme trouvé, le mouvement se fait plus fluide, mais nous restons concentrés, à la recherche de la perfection. Nous accélérons. La sueur commence à perler sur nos visages, la respiration devient haletante. A l’exaltation succède la transpiration puis la satisfaction, le plaisir. Nous nous arrêtons alors afin de reprendre notre souffle…

L’intensité de cette rencontre rend la douche incontournable. Cette pluie vient laver l’amertume de nos corps et nous occtroyer une vigueur nouvelle malgré nos muscles encore tétanisés par l’effort. Renouvellerons nous l’expérience ? peut-être une autre fois. Pour l’heure, il est tard et nous nous rhabillons tranquillement, las, épuisés.

Je repars dans le froid. Pensant à ces sensations qui m’ont parcouru le temps d’une soirée. J’adore mes entraînements de karaté…
 

Les mots me manquent

04 déc
Le métro me ramène tranquillement vers mon chez moi au rythme de ma playlist dans mes oreilles. J’aime les lignes aériennes qui à l’instar du train permettent de s’évader au gré des paysages qui défilent devant les yeux. La musique de Tom MacRae me transporte. Je reviens d’un de ces cocktails networking que mon secteur d’activité affectionne tant. On rencontre des gens, serre des mains , projette de déjeuner ensemble. On met en place son réseau qui permettra peut-être d’ouvrir des portes dans un avenir plus incertain. Je ne me suis jamais senti particulièrement à l’aise dans ces ambiances, le caractère superficiel de la relation m’a toujours fatigué, même si je ne pense pas être mauvais dans ce genre d’exercice. Ils s’agit là de connaissances professionnelles pour la plupart. Mes amis sont ailleurs.
 
Et c’est alors que la musique m’emporte dans ces réflexions que je réalise ma chance. Cette chance de savoir que je peux compter sur ces personnes que les hasards de la vie m’ont fait rencontrer, et apprécier. Chacun tient une place particulière et même s’il est parfois difficile de se voir autant que l’on voudrait, le plaisir est à chaque fois renouvelé. Fêter son anniversaire est alors l’occasion de les réunir. Et là je me sens bien. Entouré de gens que j’aime. Qu’ils aient répondus présents me réchauffe le coeur. Les absents ne manquent pas d’envoyer un texto adorable. Je n’évoque même pas leurs présents au delà du raisonnable (je ne m’en plains pas ! au contraire ! j’ai un peu halluciné quand même…). Nos relations sont au delà des mots. Les facades n’existent pas entre nous, comme cet ami qui se définit allègrement comme une « langue de pute » (très doué au demeurant) alors que je sais pertinemment que même s’il en nie l’existence, possède un coeur d’or.
 
Je bafouille lamentablement lorsque j’essaie de séduire un garçon qui me plaît. De la même manière, lorsque vient le moment d’exprimer ma gratitude, les mots me manquent. Un « merci » paraît tellement fade comparé à ce que je ressens réellement comme ce « je t’aime » qui sonne si creux comparé à la profondeur de mes sentiments. En amitié comme en amour les mots manquent, mais les regards et la sincérité ne trompent pas.
 

La loi de Mona

30 nov
Présomptueux. Voilà ce que j’ai été. Pourtant je le savais pertinemment. Mona m’avait prévenu il y a de ça bien longtemps. Elle ne s’adressait pas à moi, elle récitait ce mantra à son copain Mouse. Tous deux sont des personnages bien connus qui ont errés au 28, Barbary lane et hantés mon imaginaire pendant de délicieuses soirées. C’était il y a quelques années déjà. Seulement je n’ai jamais oublié ce mantra, cette loi. J’ai fait fi de cet avertissement et continué mon chemin. L’espace d’un instant j’ai touché l’interdit, atteint l’inatteignable. Réunis les 3 éléments. Celà n’a pourtant duré qu’un instant; trop bref, évidemment.

Tel Orphée, les Dieux m’ont puni me ramenant à la dure réalité. Ce qui m’a été accordé m’a été repris sans égard laissant un vide qu’il me faut désormais combler. Me reconstruire. Une nouvelle fois. Réapprendre à rêver. Combattre le spleen qui s’empare de moi lorsque je repense à cet instant de perfection où j’étais comblé. Un roman ne régie pas une vie. Mais parfois nous sommes obligés de nous incliner devant la pertinence du propos…

La loi de Mona :

« tu peux avoir un appartement génial, un mec sublime, un boulot topissime, mais JAMAIS les trois en même temps »
 

Adieu

18 nov

Je rentre une nouvelle fois dans cette appartement que je connais si bien. Il s’agit probablement de la dernière fois que je viens ici. De toute façon ce ne sera plus pareil sans toi. Je savais que tu allais me quitter. Un sourire en forme d’excuse lors de notre dernière entrevue. Le temps commence à faire son oeuvre et la douleur s’atténue. Tu laisses un vide bien plus important que tu ne l’imagines. Alors que mon regard s’égare, je repense à ces moments passés ensemble : nos conversations ici même, nos rires dont certains resteront gravés à vie dans ma mémoire, nos silences qui en disaient parfois beaucoup, ton goût immodéré pour le chocolat que tu m’as transmis… De trop nombreux souvenirs submergent déjà mon esprit, alors que je dois commencer ma tâche. La fin d’un cycle dans l’ordre des choses. Je dois désormais apprendre à vivre sans toi. Te rendre fier de moi. Et prendre soin des gens que tu aimes comme tu l’as toujours fait.
Adieu Pap’i.