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billets rangés dans ‘drague attitude’

Drague attitude (6) // un instant d’éternité

18 jan
Depuis le temps que je rêvais de l’embrasser. Il n’a jamais su que je voulais sortir avec lui depuis que j’ai croisé son regard pour la première fois. Un ami d’ami. Pas évident de le revoir. Ca m’aura pris plusieurs mois. A me demander comment l’approcher, l’inviter à différentes soirées afin de la connaître mieux et – qui sait ? – créer l’opportunité…

Cette opportunité est arrivée et je l’ai saisie. Un instant fugace que j’aurais voulu éternel. Un bonheur trop tôt disparu. Le rêve a désormais la consistance nécessaire pour que mes larmes aient une raison de couler sur mon visage. Je m’accroche à cette chimère d’un lendemain où nous nous retrouverons. Je sais que c’est impossible mais comment raisonner ce coeur qui prend le pas sur ma raison ? Je ne le veux pas.

Pourtant, aujourd’hui je vais de l’avant. J’ai canalisé le brasier qui me consumait et relativisé cette pulsion. Mon optimisme a repris le dessus, je repars dans les méandres de la vie en quête de celui qui saura faire battre mon coeur. L’appréhension de « miser sur le mauvais cheval » est encore présente et pondère mon tempérament enflammé, mais comme au loto : « 100% des gagnants ont tenté leur chance ». Et il se pourrait que je tire un jour le bon numéro, alors faîtes vos jeux !!!
 
 

Drague attitude (5) // juste une question de timing…

03 jan
Comment je fais pour me fourrer dans ces situations ? J’insiste, parce que ce n’est pas la première fois. Il y a quelques années déjà, la même chose m’était arrivée :

Ce beau jeune homme à la grande Pollux (la boîte gay de Bordeaux pour mes lecteurs parisiens). Je l’avais repéré depuis quelques soirées déjà. Via quelques connaissances j’avais pu l’aborder ce soir de juillet. (c’est fou le nombre de connaissances que l’on peut se faire uniquement pour s’assurer son avenir sentimental…). Ma verve avait su le charmer (ne pas confondre avec verGe… au début en tout cas…) et un long échange de langue s’en suivit ainsi que quelques mains baladeuses. Bref, une rencontre qui s’annonçait plutôt bien. A la fin de la soirée, je lui demande quand est ce que nous nous revoyons, et là c’est le drame. Il m’explique qu’il part le lendemain chez sa mère à Orléans pour l’été ! En gros, il me donne rendez-vous en septembre… Sympa ! Et je fais quoi moi en attendant ? (pour ceux qui ont mal lu les lignes précédentes nous étions en juillet!) parce que moi je serai à Arcachon qui n’est pas une ville réputée comme un haut-lieu du tourisme gay… (en clair je vais être grave frustré !). Et puis, je l’avais repéré depuis plusieurs semaines et la perspectives de passer quelques soirées estivales dans ses bras me paraissaient bien agréables, sans compter les égarements potentiels provoqués par la chaleur estivale… Finalement j’aurais été plutôt sage cet été là, nous nous sommes appelé régulièrement (une à deux fois par semaine ce qui est pas mal compte tenu du fait qu’on ne se connaissait pas). Nous nous sommes revus fin août, et avons repris la relation là ou nous l’avions laissée, c’est-à-dire à la passion de ses débuts, et sommes restés six mois ensemble.
Pourquoi je vous raconte ça ? parce que l’histoire se répète ! J’ai de nouveau rencontré quelqu’un, et évidemment cette rencontre a lieu le 15 décembre, le 20 je suis tout bourré, le 21 je pars – difficilement – au ski et reviens le 30 au moment où lui part dans sa famille pour revenir carrément l’année d’après ! Autant dire que je suis impatient et j’ai envie de le revoir. J’apprécie les textos prometteurs quant à l’avenir de la relation, mais je suis frustré (et pas uniquement au sens sexuel !), parce que je n’ai aucune certitude. Alors que faire en attendant ? accepter les rendez-vous d’autres soupirants ? (hum…) me mettre à la broderie ? (ou pas) me gaver de chocolat ? (miam)
Alors évidemment mes amis me disent que plus l’attente est longue plus les retrouvailles seront… intenses… (bla bla, j’aimerais bien vous y voir !) mais bon en attendant c’est mon caleçon qui va exploser ! (poésie quand tu nous tiens)

2008 année de la bite… ou pas :-(
 

Drague Attitude (4)

06 nov
A l’insu de mon plein gré ! Je ne demandais rien. Je passais régulièrement dans son open space, mais lui parlais assez peu. Je l’ai invité à ma soirée coloc 2.0. En toute innocence, vraiment, j’avais invité ses collègues et il me paraissait plutôt sympa. Il n’a pas pu venir mais m’a envoyé un message tout gentil pour se faire pardonner (auquel j’ai répondu n’importe quoi, l’écriture intuitive étant moins efficace avec 4 grammes dans le sang…). Et rapidement les choses ont dérapées. En sortant de réunion quelques jours plus tard, 3 mails de sa part dans ma boîte de réception en réponse à mon mail sur la soirée :

1er mail :

- tu sais, je t’apprécie beaucoup

2ème mail (1 heure plus tard):

- tu comprends ce que je veux dire ?

3ème mail (encore une heure plus tard):

- j’espère que tu ne m’en veux pas pour les mails…

il n’avait pas réalisé que je ne répondais pas, non pas parce que j’étais gêné mais parce que simplement je n’étais pas à mon poste ! (ben oui ça m’arrive que des réunions durent 3 heures !) Je lui répond que non mais reste plutôt neutre. Que faire ? Il est mignon c’est une certitude. Mais j’ai un copain et je suis fidèle. Ca aussi c’est une certitude. Je reste donc cordial mais neutre attendant que les choses se tassent. Entre temps je me fais larguer (ouch), et lui devient de plus en plus pressant (re-ouch). Que faire ? on m’a parlé du principe du « no zob in job ». Mais il doit partir bientôt… Attendre qu’il s’en aille pour sortir avec ?

Je recevrai de nombreux messages plus mignons les uns que les autres :

- j’pense à toi dc. euh voilà bah bizz à demain !

-tu es vraiment trop mignon…

Mais l’étincelle n’y est pas. Je refuserai donc plusieurs propositions de sorties. Pourquoi sortir avec quelqu’un alors que l’on sait pertinement que ça n marchera pas ? J’aurais pu « me le faire » et le larguer après ? Oui… mais ce genre de démarche ne me correspond pas. Le coeur n’y était pas, il était ailleurs. Mais celà reste une belle histoire à raconter : La première fois que je me fais draguer au bureau par un beau stagiaire…
 

Drague attitude (3)

19 août
Le mec était pourtant mignon ! Un pote d’un pote. Il m’avait déjà abordé quelques jours plus tôt dans une autre boîte (ben oui, en ce moment il fait pas beau et je n’ai pas de vacances alors je vais en boîte!). A son regard je pense que je lui plaît (j’ai toujours du mal à deviner ces choses là mais bon…). On danse, j’essaie de me rapprocher. Il me repousse mais gentillement, avec un geste qui semble dire « pas tout de suite ». J’obtempère et le jeu continue un certain temps (assez longtemps d’ailleurs) pendant lequel Arthur et son ami C. ont le temps de se faire aborder par des boulets (les détails de leur malheureuse aventure ici).
Puis vient le 1/4 d’heure des slow (détestable quand nous sommes entre potes célibataires mais tellement pratique pour « concrétiser »). Je l’embrasse. Bon, il n’embrasse pas comme un Dieu mais cela reste agréable. Néanmoins, il semble timide et ne souhaite pas s’étaler en public. Je peux le comprendre mais un bisou dans une boîte gay n’a jamais tué personne. Sur le chemin du retour, j’apprends qu’il sera bientôt diplômé en architecture (cool il pourra refaire mon appart ! re-cool ça veut dire qu’il a bien un cerveau !), il m’explique qu’il est plutôt réservé que c’est pour cette raison qu’il ne voulait pas m’embrasser… Il hallucine lorsque je lui prend la main dans la rue (à 5 heure du mat’ pourtant…). Et là premier hic : il me sort sa théorie sur l’homosexualité : « une pathologie dûe à un trauma, chaque gay devant être bisexuel… » Glups ! J’ignorais que mes potes gay et moi même souffrions de cette maladie. Je ne partage évidemment pas son opinion et lui fait savoir. Il me parle de ses parents, je réalise qu’il ne s’assume pas, et après quelques échanges dans ce genre, je commence à me demander s’il n’a pas effectivement un trauma à surmonter. On se donne rendez-vous deux jours plus tard, moins enthousiaste après notre conversation mais soucieux d’en avoir le coeur net. Je me rend alors compte qu’il ne sait pas ce qu’il veut, qu’il réfléchit trop, « me trouve très beau » mais toujours pas en public… Ayant passé l’âge de me cacher avec quelqu’un qui ne s’accepte pas comme il est, qui souhaiterait construire une relation stable, mais dans le secret, et qui te repousse pour revenir te chercher, te plaçant d’emblée en situation d’attente permanente… j’ai estimé que le programme paraissait tellement sympa, que j’ai préféré égarer son numéro de téléphone.

Bref, voilà un garçon que je range dans la catégorie des mecs à problèmes. Non merci, j’ai déjà donné !

Rendez-vous bientôt pour de nouvelles aventures !
 

Drague attitude (2)

28 juil
Extérieur nuit – une rue déserte du IIIème arrondissement, vers 2 heures
Rentrant d’un anniversaire, je me fais raccompagner à la borne Vélib’ la plus proche, par un mec avec qui j’ai passé la soirée.
- Moi (passablement éméché) : M… la borne ne fonctionne pas. Tu es du quartier, tu ne saurais pas ou se trouve la station la plus proche ?
- Lui (tout aussi éméché) : tu n’as qu’à venir chez moi, on prend un verre et on se connecte à internet pour regarder…

xxxxxxxx

Vous connaissiez le coup de la panne ? Matorif l’adapte pour vous, aux vélib’ !! Finalement ces bornes qui buggent ont leur utilité ;-)

P.S. est-il utile de préciser qu’une fois chez lui nous avons oublié d’allumer l’ordinateur ?
 

Drague attitude

22 juil
Intérieur nuit – une boîte de nuit gay parisienne. L’ambiance est bon enfant et la fête bat son plein

Alors que je parle avec Poulpi, je remarque derrière son épaule un beau mec. Bien foutu, mon âge, belle gueule, tout à fait mon genre… Je le mate espérant le « eye contact ». Yes ! Il m’a repéré. Il me regarde de nouveau je fais de même. Nos regards se croisent. Son pote le lache pas très loin de moi, j’en profite pour aller l’aborder. Echange des banalités d’usage pendant 1/4 d’heure. comment tu t’appelles, que fais tu dans la vie… Il ne me parait pas con et de près je remarque qu’il a de beaux yeux et un sourire charmant… après 1/4 d’heure de discussions, il me dit qu’il doit aller se coucher car il n’en peut plus. Je lui fait la bise et le laisse partir, je suis déçu… C’est alors qu’intervient mon ange gardien Poulpi, qui m’engueule !! non mais ça va pas ? tu l’as pas embrassé ni même demandé son numéro (bref il me fait la morale !). Je réponds penaud que j’ai toujours été un mauvais dragueur et que je ne vois pas pourquoi ça changerait ce soir… Pour toute réponse il me dit de lui courir après. Ni une ni deux, je choppe le téléphone de Poulpi (le mien est aux vestiaires – note pour plus tard : toujours avoir son tel sur soi afin de pouvoir enregistrer le numéro de beaux mecs… – Je lui cours après dans la rue et là je me crois dans un film à l’eau de rose, limite avec les violons autour !! Je le hèle, il se retourne (au moins c’est son vrai prénom :-) ), je bafouille que je suis un très mauvais dragueur et lui demande s’il veut bien aller boire un verre avec moi demain. Il me donne son tel et me refait la bise… youpi ! La suite au prochain numéro !!
Il m’arrive toujours des trucs de dingue lorsque je vais au tango !!