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billets rangés dans ‘j'ai testé pour vous’

Drague attitude (12) // Les M.I.B de Dieu

18 fév
C’était une journée ordinaire, il faisait beau, je me baladais dans le marais. Une journée exceptionnelle même, je n’étais pas en retard. Je m’occtroyais le rare luxe de flanner au lieu de courir et envoyer des textos mensongers : « j’arrive dans 5 min… » sachant que j’étais à 1/4 d’heure minimum du point de rendez-vous… (Oui, je sais c’est mal, j’essaie de dougsavant1.jpg m’améliorer !). C’est alors que deux choupinous sont apparus dans mon champ de vision. Ils avaient des têtes d’américains. J’aurais du mal à vous définir à quoi ressemble un américain, mais pour vous donner une idée, je dirais que le portrait robot de ce « John Doe » serait Doug Savant l’ancien  »gay de service sans vie sexuelle » de Melrose Place, aujourd’hui mari de Lynette à Wisterlia Lane. Je parle bien entendu des américains fuckable, pas des gros moches genre Michael Moore qui – eux – demeurent transparents malgré leurs pantalons xxl… Nous marchons donc sur le même trottoir,  ils avancent vers moi ; eux non plus n’ont pas l’air pressé. Je les entends parler en anglais – BINGO !- , ils ont l’air perdu et m’apostrophent – BINGO ! bis -. Je pris alors le temps de les étudier : Ils étaient vraiment choupinous de près ! leurs costumes d’un ton incroyablement classique et leur coupe de cheveux impeccable leur donnait ce petit charme désué si caractéristique des hétéros propres sur eux. Et comme je suis polyglotte (miam ! j’adore ce mot, moi) et que je ne suis pas le dernier à pratiquer toutes les langues lorsque j’en ai l’occasion (qui a dit trainée ?),je les aidais à trouver leur chemin. Après tout, nous étions dans le marais, ils pouvaient s’agir d’hétéros curieux ! J’étais célibataire, j’avais du temps devant moi, la configuration était idéale !  

 

Alors que j’étais en train d’enchaîner les pensées cochonnes caractéristiques du célibataire en chasse, une question à laquelle je ne m’attendais pas du tout vint anéantir mes rêveries.

Do you believe in God ?

Petite apparté afin de vous expliquer le raisonnement des blonds. Je prends comme unité de mesure le 1/4 de seconde parce que je suis blond foncé. Si vous tombez sur une vraie blonde platine, vous pouvez utiliser des secondes pleines voire des minutes…

- Premier quart de seconde : je rêve, ces deux choupinous me parlent de Gode ?? Ils sont finalement bien plus délurés que je ne le pensais…

- Deuxième quart de seconde : non, ils me demandent réellement si je crois en Dieu, mince ! C’est quoi cette embrouille ?

- Troisième quart de seconde : Où est la caméra ? C’est un coup de Marcel Béliveau ? Il est reviendu du Québec ?

- Quatrième quart de seconde : Je les observe plus attentivement et remarque ce détail qui m’avait échappé sur la veste du costume : un badge de l’Eglise de je sais plus quoi. Il s’agissait de prêcheurs !

 

Là, j’ai compris que c’était mort. Je ne pourrais pas me taper défendre la réputation des français  « meilleurs amants du monde «  avec ces américains. Restait à préparer ma sortie. Je baffouillais un « hum… » un peu long suivi d’un « yes » peu convaincant. En langage Matorif cela signifiait : « je m’en fous de ton Dieu, tu veux pas plutôt aller boire un verre ? ». Visiblement ils n’ont pas su décoder le message et ont insisté me demandant si je pratiquais (la religion), etc. Le bombardement de question s’intensifiait rapidement et j’ai préféré prendre le taureau par les cornes :

You know what ? I’m gay and I’m not sure that your God could bear the way I live my life, and how I spend my nights : sucking, fucking with boys and things you couldn’t imagine… that’s why I don’t go to Church anymore. So, bye !! Have a nice day !!

Je suis reparti leur faisant un petit signe de la main. J’ai observé, ra-vi, leur mine défaite. Ils demeuraient interdits et devaient déjà prier pour le salut de mon âme. Je me sentais comme Carrie Bradshaw à la fin d’un épisode de Sex & the city, fier de ma vie, et de cette occasion qui m’avait été donnée d’affirmer ma différence face à l’obscurantisme. Telle ma blonde préférée, je me dirigeais d’un pas certain vers ce bar qui saurait me servir ce cosmopolitain qui me faisait tant envie à cet instant précis.
 

Des geeks en (videogames) live

19 déc
Parfois, mon boulot m’offre la possibilités d’expériences inédites. La soirée promo/porno gay de Marc Dorcel en était une (en sondant mes archives, je me rends compte que je ne vous en ai jamais parlé. Il faudra que je vous raconte ça un jour…).
 Le video games live au palais des congrès rentre dans cette catégorie des « expériences ». Le concept : un orchestre reprend en live les airs les plus connus des jeux vidéos comme Zelda, Mario, Final fantasy…
J’ai trouvé le concept original et me suis laissé tenter. Une fois sur place, c’est le choc : les 3723 places du palais des congrès avaient quasiment toutes trouvé preneur. Seulement, la population était… bigarrée. On aurait dû appeler la police du bon goût, ou la brigade du style, je ne sais pas ! C’est pas possible d’être aussi mal habillé au XXIème siècle ! ça peut paraître superficiel, mais il y a des limites quand même. Certaines coupes de cheveux auraient fait passer le cousin Machin de la famille Addams pour un sex symbol, tandis que mêmes des réfugiés ne voudraient pas les fringues que d’autre portaient ! la geek-attitude a frappé. J’ai donc essayé de me concentrer sur le show et d’ignorer cet affront à la capitale de la mode.
Le videogames live est un vrai show à l’américaine, avec un « host » qui chauffe la salle (en anglais car finalement tous les geeks parlent anglais sur le net…).Les musiques étaient plutôt sympas accompagnées par un coeur – français – vraiment efficace, mais des solistes – américain(e)s - pitoyables ! Sur l’écran géant, étaient projetées des images du héros numérique dont on jouait la musique, retraçant ses aventures sur les différentes plateformes. Quelques compositeurs sont venus jouer leurs titres en live ainsi que la star de youtube qui avait connu la goire en reprennant des le célébrissime thème de Mario. L’ambiance est plutôt calme sur cette vidéo de Londres, mais à Paris, la salle était survoltée !!
 
Bref une soirée du troisième type, déroutante, comme je les aime ! (mais sans acteur porno…)
 

Geek pride

26 nov
Matorif est un peu un geek raté. Il aime bidouiller l’informatique mais ne comprend pas toujours ce qu’il fait (même si en théorie il n’y a que des 0 et des 1, comme il n’a jamais su compter, c »était forcément raté d’avance). Du coup quand il réussit quelque chose, il se sent obligé de le dire à tout le monde comme un grand enfant qu’il est toujours. 

Sa dernière geekerie en date ? Si vous regardez à gauche de l’URL, vous verrez la petite frimousse de matorif (ou plutôt son avatar dessiné par Sumiré). On appelle ça un « favicon ». Hé bein Matorif a réussi à l’installer tout seul sans l’aide de personne en suivant ce petit tutoriel : http://www.html-kit.com/favicon/ Et il mérite bien son nom, c’est tout con à faire !

 

Merci de prendre vos petites mains et d’applaudir chaleureusement l’auteur de ce blog pour cette immersion dans le web 2.0 version Matorif. La prochaine fois nous verrons comment oublier une balise html (les chapeaux sur les côtés : <blabla>) peut tout casser votre joli blog.

 

Merci de votre attention.

 

Madonna – Sticky and sweety tour au Stade de France

25 sept
Vous vous êtes baladés dans le Marais ce week-end et vous le trouviez étrangement vide ? Normal, ils étaient tous au Stade de France au concert de Madonna !  

 

madonna-au-sdf.jpg C’était mon premier concert au SDF, ma première fois avec Madonna. Bref soirée dépucelage ! (Avec tous ces gays, il valait mieux pas le dire trop fort d’ailleurs…). Première remarque en arrivant au SDF : la population est plus âgée qu’on pourrait le croire : En même temps compte tenu du prix de la place – entre 70 et 150 euros – ce n’est pas étonnant. Il faut pouvoir débourser cette somme ! Population gay certes mais pas seulement. La queen de la pop a un public fidèle ET diversifié, même si quelques dignes représentants de la cage aux folles sont présents :D J’avais une place dans la fosse, sur la pelouse. Et définitivement, c’était THE place to be. Quelques amis présents dans les tribunes souffraient d’un décalage d’une demi-seconde insupportable pour suivre le concert. De mon côté, ma grande taille m’a permis d’avoir une vue plus que correcte afin de suivre le show de la diva.

 

Et quel show !! Réglé au millimètre, les danseurs sont impeccables, le décor un peu trop petit pour le stade de France mais néanmoins très bien pensé. Différents tableaux se succèdent au gré de la playlist. La montée en puissance est progressive. Je serai définitivement conquis lorsqu’elle reprendra « Devil wouldn’t recognize you » sur un piano à queue habillée d’une cape, et enfermée dans un cylindre sur lequel est projeté des goutes d’eau stylisées. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle enchaine avec des classiques comme « La isla Bonita » ou encore sa sublime version revisitée de « Like a prayer » (j’étais complètement en transe sur celle-là !). Quant à Madonna... Elle m’a tout simplement impressionné. Tenir plus de deux heures à ce rythme effréné, enchaîner les chorégraphies, les changements de costume, jouer sur la provoc avec une telle maestria… Même si elle ne chante que quelques titres (vive le playback), la performance est réelle. Elle mérite son statut de super star de la pop. J’aurais préféré une salle à dimension plus humaine, mais je ne boude pas mon plaisir. J’ai approché une icone et je pense que je répondrai présent lors de sa prochaine tournée… 


 

Mon dentiste et moi

04 sept
OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Je ne l’ai pas vraiment choisi, c’était le plus près de mon taff (la porte à côté en fait), des collègues me l’ont recommandé et il était disponible rapidement. Premier rendez-vous, je vois arriver un homme d’une cinquantaine d’années de taille moyenne, fin les cheveux grisonnants. Il ne semblait pas marcher, il ondulait. Sa voix était douce mais manquait de virilité. Ma première pensée fut : « ça y est je suis tombé sur une copine »…

En revanche, dès que je suis monté sur le billard, les choses ont changé. La douceur n’était pas son fort et je l’ai senti passer le salaud !! A pleine bouche et sans gel (mais un verre d’eau à la fin pour se rincer quand même…). Mais ce docteur avait une autre particularité : il était bavard ! en temps normal ça ne me dérangerait pas. Seulement avec un aspirateur à salive accompagné de quelques cotons dans la bouche  et une fraise près des oreilles ça devient de suite beaucoup plus compliqué. Est-ce que ces crétins de docteurs pourraient réfléchir une seconde que 1/ on ne les entend pas 2/ si par miracle nous parvenions à les entendre nous ne pourrions pas parler la bouche pleine !! (en revanche les regards qui crient encore / c’est trop bon / putain que j’aime ta bite sont bien entendu autorisés NDLR)

Mon silence ne le gênait pas le moins du monde. Sa dernière réflexion en me retirant son matos a été de dire que j’avais un mandibule particulièrement profond. Je suis resté hébété quelques secondes. Il suggérait le fait que j’étais une gorge profonde ?? Je veux bien que mes amants me fassent la remarque et je prends plutôt ça pour un compliment (je défends jalousement mon titre de meilleure suceuse de l’ouest…) mais mon dentiste !? où va le monde…

Cet article m’a été inspiré par les dernières aventures de Matoo

 

Des mexicains

08 mai
Certaines aventures se vivent. vous raconter le détail de mes vacances vous ennuierait plus qu’autre chose (sauf peut-être le road-trip façon Thelma et Louise –> surtout la séquence où JE me tape Brad Pitt hein !!)

Au lieu de vous décrire les fantastiques tas de pierres mayas (achetez vous un beau livre, les explications sont trop fastidieuses !!), je vais plutôt évoquer les mexicains, leur mode de vie, leurs coutumes.

- L’eau du robinet n’est pas potable au Mexique. Tous consomment de l’eau minérale. Parmi les nombreuses marques, l’une d’entre elles s’appelle la bien nommée : « bonnafont » ! un nom qui ne s’invente pas et dont on prend plaisir à savourer jusqu’à la dernière goûte…

- A quelques kilomètres des pyramides d’Uxmal nous avons pénétré un bled répondant au doux nom de « Ticu(l) ». Bizarrement nous avons ressenti une furieuse envie d’y faire une halte !! (comment ça je suis un obsédé ? il y avait près de Ticu de fabuleuses cavernes, fraiches et agréables… 100% véridique !!)

- Les mexicains. Petits par la taille (à peu près une tête et demi de moins que moi, voire deux ou trois, ça surprend !), mais grands par la générosité. Le visage souriant, ils sont toujours accueillant (à part une ou deux exceptions comme partout). Et ne se sentent pas envahis par la cohorte de touristes européens.

- Le revers de leur générosité ? ils veulent rendre service. Ils chercheront toujours à vous aider, en vous indiquant votre chemin si vous êtes perdu par exemple. Le problème étant que même s’ils ne connaissent pas du tout votre destination, ils vous indiqueront un chemin au hasard : ce n’est pas forcément l’idéal au fin fond de la jungle mexicaine… (chez Fred & Margarita ? vous passez le tas de pierre millénaire à droite prenez la troisième à gauche après la fourmilière de fourmis rouges, évitez serpents et vous y êtes !! – ah euh… merci, sauf qu’en fait c’est à gauche après l’iguane et la vache…)

- ils sont petits. (surtout pour un « géant » danois d’un mètre quatre-vingt dix) donc tout est à leur hauteur. Prenons un exemple qui parlera à tous le monde : les toilettes. Passons sur le fait que le trône semble indéniablement plus proche du sol que sur notre bon vieux continent. Le machin sur lequel est posé le papier toilettes est encore plus bas ! il caresse le sol pour ainsi dire !! je me suis demandé un instant s’il ne s’agissait pas d’un jeux pour les insectes tellement il paraissait près de notre bonne vieille terre. De la même manière, dans les lieux publics, les toilettes sont isolés afin de pouvoir être tranquille sur le pot (ou pour faire autre chose, ça dépend des personnes :-) ). Mais les cloisons ne font même pas deux mètres de haut !! En me mettant sur la pointe des pieds j’aurais pu – si je l’avais voulu – aisément mater mes voisins ! tous ces petits détails ont follement amusé l’européen que je suis !

- les mecs mexicains. Commençons par les traditions un peu difficiles. Sachez que la moustache fait fureur au Mexique (comme le sergent Garcia dans Zorro !!). Bon je ne sais pas pour vous mais personnellement je trouve ça atroce. Après, je respecte les goûts de chacuns… Fort heureusement, si cette coutume est assez répandue dans les campagne, elle ne touche pas particulièrement la population gay (ouf !!). Dans le même registre, les mecs qui ont du bide, ont la fâcheuse habitude de remonter leur t-shirt pour une raison qui m’échappe (faire respirer leur ventre, Pour un concours de graisse ?).

Si l’on excepte ces détails, il convient de vous faire partager un élément capital : les mexicains sont canons !! Personnellement le plaisir des yeux était au rendez-vous. De plus, la « zona rosa » (équivalent mexicain de notre marais) est encore plus open que notre marais. Se balader main dans la main, s’embrasser en public ne pose aucun problème dans un pays pourtant catholique. Et les vikings dans mon genre sont des mets particulièrement appréciés ! mais c’est une autre histoire…