RSS
 

billets rangés dans ‘j'ai testé pour vous’

Sur les traces de Matoo 1/3

04 nov

BCN – le jour

Lassé de la grisaille parisienne, Poulpi et moi avons décidé sur un coup de tête d’aller voir ailleurs si nous y sommes. Barcelone nous a paru être une destination appropriée : pas trop cher, pas trop loin, disposant d’un climat clément et d’un patrimoîne architectural à même d’occuper merveilleusement nos journée.

Petit bug au démarrage, le mouvement social contre la réforme des régimes spéciaux de retraites paralyse le RER B, notre sésame pour Roissy CDG. Nous nous rabattons donc sur le bus au départ d’Opéra. J’y arrive le premier. Si je n’étais pas bien sûr du lieu précis de départ des navettes, la queue immense d’étrangers avec leursvalise m’a rapidement convaincu ! Ayant prévu large nous sommes parvenus à l’heure à l’aéroport. Vol tranquille avec des stewards sans intérêt (je désespère de tomber sur de charmants hôtes de l’air… sic)

Arrivé à Barcelone, j’enlève mon écharpe et range mon blouson, signe d’un we qui s’annonce agréable. Nous nous dirigeons vers notre hostel en plein coeur de la ville sur les conseils de muxumunu. Notre hôte « Mario » (ça ne s’invente pas !!) nous trouve guapissimo (charmant). Ayant étudié l’anglais et l’allemand je laisse Poulpi se charger des détails, et se coltiner Mario le dragueur de touristes ! (hi hi !!). Nous arrivons en fin d’après midi, et en profitons pour nous diriger vers la Perdrera (qui signifie la carrière en catalan) qui est à deux pas.

Ce bâtiment aussi appelé casa Milà a bénéficié du magnifique génie de Gaudi et est aujourd’hui classé au patrimoîne mondial de l’humanité par l’Unesco. outre l’architecture intérieure sublime, cet immeuble est connu mondialement pour ses cheminées si particulières :


Le grenier de la perdera a été entièrement transformé en musée présentant l’ensemble de l’oeuvre de Gaudi, au sein de la casa Milà, mais aussi dans toute la ville. Si vous comptez vous rendre à Barcelone, je vous conseille donc vivement de commencer par la Perdrera. Les explications nombreuses et d’excellente qualité (audioguide + nombreuses maquettes et vidéo) vous offrirons une approche globale de l’oeuvre de l’artiste indispensable pour appréhender les visites à venir. Les autres musées que nous avons pu visiter ne sont pas aussi complet et didactiques. De plus, en nous y rendant en fin de journée en semaine, nous avons pu prendre le temps de nous imprégner de l’atmosphère unique du lieu.

Le lendemain un gros morceau nous attendait. Nous avons décidé de nous attaquer à la fameuse Sagrada Familia; L’oeuvre phare inachevé de l’artiste (sui fut en compétition pour devenir une des 7 nouvelles merveilles du monde !). La sagrada est un projet monumental qui donne le vertige. Elle est le monument le plus visité d’Espagne. Elle devrait être livrée en 2026, afin de célébrer le 100ème anniversaire de la mort de son architecte Antoni Gaudi. Nous avons pu tout de même admirer l’architecture du lieu, dont la démesure est proportionnelle à la foi de son concepteur :

les vitraux renvoient une lumière magnifique :

L’architecture de Gaudi se devait de ressembler à celle du grand batisseur (Dieu) Les pilliers soutenant la Sagrada se séparent tels des branches d’arbre :

Une des facades de la Sagrada a été réalisée par un architecte dont le style tranche avec celui de Gaudi :

Poulpi et moi avons souvent entendu que Gaudi était un visionnaire. C’était le cas ! il était adepte du Sudoku avant tout le monde !! En voici la preuve :


Ces deux oeuvres ne sont pas de Gaudi, mais lui y avait pensé avant tout le monde ! voici la solution de la grille (elle était cachée dans la crypte comme tout secret qui se respecte !!) :

Plus fort que l’inspecteur Harry et Columbo réunis, Matorif résoud les mystères des grilles de Sudoku de Gaudi ! Qui dit mieux ?

 

un après-midi de ménagère

16 oct
Aujourd’hui, j’étais un peu malade et le docteur m’a donc arrêté afin que je puisse me reposer. Fidèle à mes habitudes de marmotte, je me suis levé vers 12h… le temps de me doucher et hop on prépare son déjeuner. Il faut que jeme soigne, vendredi je pars à Barcelone et je veux en profiter à fond ! je regarde un bout du journal de 13h. En finissant de manger, je tombe sur la programmation de début d’après midi. Et là, c’est le drame : TF1 diffuse les feux de l’amour (pour info, si la série venait à s’arrêter demain aux States, on en aurait encore pour 4 ans et demi, correspondant à notre retard de diffusion… voilà qui rassurera vos grands-mères !!). France 2 le magazine présenté par Delarue : Toute une histoire (un genre de c’est mon choix). Thème du jour : les hyper émotifs; larmes garanties sur le plateau !! au secours !! France 3 nous passe la 500ème rediffusion de l’inspecteur Derrick qui fait toujours autant de mal au tourisme allemand à mon avis… et M6 sa série à l’eau de rose de l’après midi (la bande-annonce semble préciser qu’il y a un mariage à la fin de chaque épisode).
Je vous conseille donc de rester en bonne santé pour votre intrégrité mentale !
 

Coming out of the closet

09 août
Le coming-out. Ce moment où l’on se décide à déclarer à ses proches que l’on préfère les personnes du même sexe que soi… Un mauvais quart d’heure, une épreuve, un calvaire ou au contraire une simple formalité pour les plus chanceux, mais une étape obligatoire afin de s’assumer. C’est un événement difficile à concevoir pour des hétéros (malgré les efforts de nos ami(e)s pour l’imaginer). Eux n’ont pas déclarer leur hétérosexualité (j’emploie volontairement le mot déclarer à la place d’avouer qui pour moi comporte une connotation péjorative qui m’insupporte…). Imaginez ce que celà pourrait donner d’inverser la donne :

Mais on en est pas encore là !! En écrivant ces lignes je repense à l’un des films – à thématique gay – qui m’a le plus marqué durant mon adolescence : Get real (en français comme un garçon). le coming-out de Ben Silverstone m’avait fait chialer à l’époque et le ferait sûrement encore aujourd’hui. : « Je suis un élève de ce lycée. J’ai 16 ans et je suis homosexuel. Quelqu’un a écrit sur la véritable vie d’un être n’était pas celle qu’il avait mené. J’aimerais pouvoir mener ma vraie vie. Si j’écris cet article c’est parce que je suis en colère et parce que je veux vous faire bien comprendre à vous tous, parents, que supposer que vos enfants sont hétérosexuels peuvent leur causer beaucoup de souffrance. »

J’ai la chance d’avoir des amis géniaux, et une famille adorable. Mais l’appréhension, la peur du rejet a été une donnée inhérente à mon adolescence. Je l’évoque facilement aujourd’hui car avec le recul je me suis rendu compte qu’il ne s’agissait – dans mon cas, mais finalement peut-être celui de beaucoup d’autres – que d’une crainte irrationnelle engendrée par notre société hétérocentrée. Le croquemitaine n’était plus caché sous mon lit près à me dévorer si je ne me blotissais pas sous ma couette, il était en moi, rongeant mes velléités d’émancipation. Il est absurde de penser que les gens vont vous rejeter. Ils rejettent l’idée de l’homosexualité parce qu’on leur a appris à raisonner de cette manière. Mais qui sont ces gens ? vos pères, vos mères, vos frères et soeurs, vos ami(e)s qui vous apprécient pour ce que vous êtes, pour vos qualités et aussi – et peut-être même surtout – pour vos défauts. Et il est inutile d’attendre le moment idéal, il n’existe pas ! Après certaines manières de présenter les choses sont plus… comment dire… habiles que d’autres :

Le but de ce post n’était au départ que de présenter ces deux pubs, et me voilà parti dans une théorie fumeuse sur le coming out. Voici sans doute mon post le plus personnel depuis que j’ai créé ce blog… mais parfois l’esprit s’emballe et les doigts sur le clavier ne font que suivre.

« Ne changez surtout pas ce que l’on vous reproche, car c’est vous » (Jean Cocteau)

 

Drague attitude

22 juil
Intérieur nuit – une boîte de nuit gay parisienne. L’ambiance est bon enfant et la fête bat son plein

Alors que je parle avec Poulpi, je remarque derrière son épaule un beau mec. Bien foutu, mon âge, belle gueule, tout à fait mon genre… Je le mate espérant le « eye contact ». Yes ! Il m’a repéré. Il me regarde de nouveau je fais de même. Nos regards se croisent. Son pote le lache pas très loin de moi, j’en profite pour aller l’aborder. Echange des banalités d’usage pendant 1/4 d’heure. comment tu t’appelles, que fais tu dans la vie… Il ne me parait pas con et de près je remarque qu’il a de beaux yeux et un sourire charmant… après 1/4 d’heure de discussions, il me dit qu’il doit aller se coucher car il n’en peut plus. Je lui fait la bise et le laisse partir, je suis déçu… C’est alors qu’intervient mon ange gardien Poulpi, qui m’engueule !! non mais ça va pas ? tu l’as pas embrassé ni même demandé son numéro (bref il me fait la morale !). Je réponds penaud que j’ai toujours été un mauvais dragueur et que je ne vois pas pourquoi ça changerait ce soir… Pour toute réponse il me dit de lui courir après. Ni une ni deux, je choppe le téléphone de Poulpi (le mien est aux vestiaires – note pour plus tard : toujours avoir son tel sur soi afin de pouvoir enregistrer le numéro de beaux mecs… – Je lui cours après dans la rue et là je me crois dans un film à l’eau de rose, limite avec les violons autour !! Je le hèle, il se retourne (au moins c’est son vrai prénom :-) ), je bafouille que je suis un très mauvais dragueur et lui demande s’il veut bien aller boire un verre avec moi demain. Il me donne son tel et me refait la bise… youpi ! La suite au prochain numéro !!
Il m’arrive toujours des trucs de dingue lorsque je vais au tango !!
 

Nights in Paris

20 juil
L’été à Paris a toujours été ma saison préférée. J’ai découvert la ville de cette manière. Je montais à la capitale pour mes stages et découvrais la ville désertée par ses autochtones, remplacés avantageusement par des touristes venus du monde entier. L’ambiance est alors indéniablement plus détendue, moins stressante. Mais la ville lumière dispose de nombreux attraits aux bobos débrouillards! Si vous manquez d’idées pour occuper vos soirées estivales, en voici quelques unes :

La parc de la Villette organise chaque année des séances de cinéma en plein air à la programmation alléchante. Je suis allé réviser mes classiques dernièrement, accompagné notamment de bloggeurs de chocs et de charmes (Henrisson et Poulpi pour ne pas les nommer – bon en fait Poulpi a failli venir mais il était « occupé » ailleurs…). Orson Welles a illuminé notre soirée avec son chef -d’oeuvre de 1941 The Magnificent Ambersons, relatant la déchance financière et sentimentale d’une famille de notable d’une petite ville américaine par le prisme d’un jeune homme trop gâté. Mais si l’idée de voir un vieux film en noir & blanc ne vous transporte pas de bonheur, rassurez-vous ! La programmation éclectique du festival devrait vous permettre de trouver votre chef-d’oeuvre… Le film commence à la tombée de la nuit. Alors profitez-en comme nous pour faire pique-niquer avant. Une baguette, du fromage, quelques tomates cerises, une bouteille et le tour est joué ! Et si vous avez oublié votre tire-bouchon tant mieux ! vous pourrez en profiter pour demander à un charmant jeune homme de vous porter secours (elle est pas belle la vie ?)

Le must reste quand même le retour. Depuis quelques jours, Les Vélib’ ont envahi la capitale. Un enfant de Scandinavie comme moi, qui a connu des pays où le vélo est roi ne pouvait souscrire à cette événement. J’ai donc couplé à mon abonnement Navigo un abonnement Vélib annuel (pour seulement 29€/an qu’on se le dise !) afin de profiter à fond du procédé. Henrisson aka Huggy les bons tuyaux aka Géo Trouvetou disposant même d’un téléphone permettant de géolocaliser les bornes les plus proches et la disponibilité des vélos, la configuration était optimale pour tenter l’aventure. Nous sommes donc rentré à Vélo de la Villette jusqu’à faidherbe. Et là… Et là… LE PIED !! D’abord le vélo est de qualité. Les trois vitesses permettent de s’adapter à la circulation, Ensuite les bornes ne sont pas – trop – capricieuses (en tout cas pas avec moi, héhé), et enfin la pistes cyclables sont super… quand il y en a. C’est un peu le seul hic, Paris manque encore d’infrastructures pour accueillir les bicyclettes malgré les travaux entrepris sous Delanoe. En revanche, je constate que cette nouvelle population de cyclistes bafouent allègrement le code de la route (rue prises à contre sens, etc) provoquant l’énervement – justifié – des piétons et des voitures. Un peu de civisme que diable !
Si vous êtes tenté mais hésitez à franchir le pas, succombez à la tentation ! Sentir le vent dans ses cheveux en admirant les bâtiments parisiens… c’est trop bien !
Les musées offrent une alternative en cas de mauvais temps. Pour son trentième anniversaire, le centre Pompidou accueille une exposition temporaire Airs de Paris qui s’intéressent aux grandes mutations au sein de la ville, du point de vue architectural, humain, écologique… Les dix chapitres présentés emmènent le visiteur à la rencontre de leurs villes. Celle d’hier, celle d’aujourd’hui, celle de demain. Chaque oeuvre pose une question, mais se garde bien d’imposer une réponse. Quel avenir pour la ville avec le développement des NTIC et de la mondialisation ? Comment circuler en ville ? Quel avenir pour l’écologie urbaine ? Chacun se forge son opinion durant son errance de salle en salle. Une exposition de qualité, à voir absolument.
Quant aux questions relatives à l’écologie urbaine et à la circulation, j’ai tranché. Je suis rentré en Vélib’ !!
 

Je ne suis plus vierge !!!

03 juil
C’est officiel, j’ai été dépucelé ! Samedi dernier, j’ai eu droit à ma première fois. A l’appréhension légitime se mêlait une excitation que je peinais à contrôler… Cela devait être une expérience UNIQUE que je me devais de ne pas gâcher. Et Ils étaient nombreux à m’entourer (sans forcément être conscient que je n’étais pas aussi expérimenté qu’eux…) . Quelques bloggeurs notamment Henrisson, Poulpi, Ikare, Matoo, Arthur, Thanos, des coxxiens… Et beaucoup d’anonymes… Et c’était long… long… mais ce n’est pas à vous que je vais apprendre que plus c’est long… plus c’est bon !! 5 heures 30 non stop ! qui dit mieux ? Mais je ne n’en avais pas eu assez. Après un rapide saut chez moi pour me changer, je m’empressais de me rendre dans le marais afin de prolonger cette expérience… jusqu’au bout de la nuit.
Je suis plus que satisfait de ma première gay pride ! Seul regret… je ne l’ai pas croisé :

Funny: Gay Jesus will survive
envoyé par pmppm