billets rangés dans ‘Paris sera toujours Paris’
Zac Efron nu à Paris…
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Ma seule question étant : lorsqu’on « s’équipe de l’essentiel », on peut avoir le mec avec ?
A contre-temps
Demain, la vie m’imposera son rythme au refrain tellement connu : métro-boulot-dodo. Mais aujourd’hui, mon esprit est encore sur ce lit suspendu au bord de la mer des caraïbes. Les chiens dorment à côté de moi. Je dois les observer plusieurs secondes avec attention afin de m’assurer qu’ils ne sont pas passés de vie à trépas. La chaleur est tellement harassante qu’ils peuvent passer des heures entières sans bouger, à l’ombre d’un palmier. Je me balance tranquillement en écoutant les vagues mourir sur le rivage. Je prends une poignée de sable et le laisse s’égrener. J’aime cette sensation de mouvement lent comme une caresse dans le creux de ma main. Paris, je t’aime, mais l’espace d’une journée, j’avance à contre-temps.
Mes voisins et moi – le verdict !
Ancien étudiant en droit, attaché aux valeurs démocratiques, je m’en remets au choix de mon lectorat et exécuterait donc cette tâche que vous m’avez assignée (là en fait c’est le moment où vous sortez les mouchoirs en admirant mon abnégation, mon sens du devoir et du sacrifice – merci). Je m’avance même en classant ce post dans le libellé « j’ai testé pour vous ». Je ne sais pas encore quand, mais je n’ai qu’une parole ! Et évidemment je vous tiendrai informé !
P.S. vous aurez peut être remarqué que le titre du post évoque « mes voisins ». Ceci parce que j’envisage d’étendre mon étude à mon arrondissement. Je trouvais que mon immeuble constituait un terrain de jeu un peu limité…
La province
Rien ne m’énerve plus qu’un parisien qui parle de province. J’y perçois toujours une connotation péjorative. Un reste de mon passé de « provincial » : je ne supportais pas ces gens qui débarquaient en terrain conquis, malpoli, se croyant tout permis sous prétexte qu’ils venaient craquer leur thunes dans la cité balnéaire de mon sud-ouest natal. Leur côté hautain m’insupportait au plus haut point, en particulier lorsque j’ai travaillé comme saisonnier : Je me souviens encore de cette pétasse parisienne qui me demande un produit pour lentilles (j’ai bossé » chez un opticien…), je lui annonce le prix, et elle me dit que c’est plus cher qu’à Paris d’un ton particulièrement pédant et désagréable. Je ne réponds pas attendant qu’elle tende son billet… Mais elle croyait quoi cette connasse ? Si elle n’était pas contente elle pouvait retourner chez elle le chercher son produit à lentilles, et si elle avait été moins conne elle en aurait emporté !!Je m’engueule aussi (gentillement, je suis un bisounours hein) avec mon coloc à ce sujet. Parce qu’il me dit que mon discours ne tient pas la route dans la mesure où je suis désormais moi aussi un parisien. Je serais passé du côté obscur de la force (déjà que je suis gay, je commence à les cumuler les côtés obscurs…) et donc je ne peux critiquer ma nouvelle « patrie ». L’argument n’est pas bête mais je ne suis à Paris que depuis 3 ans alors que j’en ai passé 25 dans le sud…
Lorsque je suis rentré pour les fêtes j’ai repensé à cette discussion. Retardé par un petit contetemps, je profite de cet aléa pour finir mes achats de Noël. Seulement j’ai constaté avec surprise que tous les commerçants de ma petite ville (12 000 habitants l’hiver, le quadruple l’été, c’est pas mal !) avaient fermé boutique. Impensable ! J’ai dû prendre la Clio de Maman (je n’ai pas trouvé de borne vélib’ pour mon pass navigo…) pour me rendre au supermarché de la cité voisine afin de trouver mon bonheur… Fermé le dimanche précédent Noël !!!! Je ne devais pourtant pas être le seul à avoir des cadeaux de dernière minute. J’ai dû me rendre à l’évidence : la province ça craint !!
N.B en cherchant une illustration pour ce post, j’ai tapé « province » dans google image… je n’en ai trouvé aucune de pertinente. Alors si même m’sieur Google ne parvient à aucun résultat convenable c’est bien la preuve que ça n’existe pas ! NA !! (voilà pourquoi j’ai choisi Lucky Luke en illustration NDLR)
L’instant présent
Alors que je rentrais du cinéma dimanche soir, profitant du beau temps je me suis posé place des Vosges à déguster un fallafel, perdu dans mes pensées, à regarder le monde tourner. Une activité que j’affectionne particulièrement (j’ai dû être moine contemplatif dans une autre vie…) En quoi ça consiste me direz vous ? A s’approprier les détails du quotidien, leur rendre toute leur magie. Apprécier le visage radieux d’un enfant qui voit son panorama tendre vers l’infini lorsque son père le prend sur ses épaules, le geste tendre de deux garçons qui se prennent par la main à l’orée du marais, de deux amoureux qui entament un pas de danse dans la rue au rythme de leur ipod qu’ils partagent, ou tout simplement ressentir la brise sur mon visage… Je ne comprend pas les gens qui se noient dans leur quotidien et ferment les yeux sur la beauté simple de l’instant présent. On pourra me rétorquer que je suis jeune en bonne santé, que j’ai une bonne situation ou au moins un travail, patati patata. Là n’est pas la question. Certaines personnes ne savent pas être heureuses apprécier ce que la vie leur apporte. Elles rêvent de lendemain meilleur sans comprendre qu’aujourd’hui est déjà exceptionnel. J’ai parfaitement conscience du nombre de connards qui peuplent cette Terre, et que personne ne va me dérouler un tapis rouge. Mais j’ai encore plus conscience du caractère éphémère de chaque instant, de chaque sentiment. Et je compte bien en profiter ! « la vie est belle et vous êtes comme elle » !! Je vis dans un monde de bisounours, je l’assume et le revendique

