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billets rangés dans ‘THE place to be’

Des geeks en (videogames) live

19 déc
Parfois, mon boulot m’offre la possibilités d’expériences inédites. La soirée promo/porno gay de Marc Dorcel en était une (en sondant mes archives, je me rends compte que je ne vous en ai jamais parlé. Il faudra que je vous raconte ça un jour…).
 Le video games live au palais des congrès rentre dans cette catégorie des « expériences ». Le concept : un orchestre reprend en live les airs les plus connus des jeux vidéos comme Zelda, Mario, Final fantasy…
J’ai trouvé le concept original et me suis laissé tenter. Une fois sur place, c’est le choc : les 3723 places du palais des congrès avaient quasiment toutes trouvé preneur. Seulement, la population était… bigarrée. On aurait dû appeler la police du bon goût, ou la brigade du style, je ne sais pas ! C’est pas possible d’être aussi mal habillé au XXIème siècle ! ça peut paraître superficiel, mais il y a des limites quand même. Certaines coupes de cheveux auraient fait passer le cousin Machin de la famille Addams pour un sex symbol, tandis que mêmes des réfugiés ne voudraient pas les fringues que d’autre portaient ! la geek-attitude a frappé. J’ai donc essayé de me concentrer sur le show et d’ignorer cet affront à la capitale de la mode.
Le videogames live est un vrai show à l’américaine, avec un « host » qui chauffe la salle (en anglais car finalement tous les geeks parlent anglais sur le net…).Les musiques étaient plutôt sympas accompagnées par un coeur – français – vraiment efficace, mais des solistes – américain(e)s - pitoyables ! Sur l’écran géant, étaient projetées des images du héros numérique dont on jouait la musique, retraçant ses aventures sur les différentes plateformes. Quelques compositeurs sont venus jouer leurs titres en live ainsi que la star de youtube qui avait connu la goire en reprennant des le célébrissime thème de Mario. L’ambiance est plutôt calme sur cette vidéo de Londres, mais à Paris, la salle était survoltée !!
 
Bref une soirée du troisième type, déroutante, comme je les aime ! (mais sans acteur porno…)
 

Mado au Tango – Paris

02 oct
madotango.jpg « Une drag-queen assomée par une boule à facettes ». Elle aimerait faire la une des journaux de cette manière. Elle est affriolante, improbable et pourtant tellement jouissive. Le meilleur de la culture gay : de l’humour, de la prestance, un organe efficace et maîtrisé… Mado est un personnage hors norme qu’on croirait sorti de Priscilla folle du désert (la comparaison est facile mais tellement immédiate…). Je suis allé la voir suite à un mail d’Ikare qui, lorsqu’il ne traine pas devant les hôtels à la recherche d’un « daddy » argenté,  propose de bonnes idées de soirées ! 

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Il flottait une odeur de sirop d’érable au Tango hier soir. La diva était venue nous conter une histoire : celle du Québec par le biais de ses chansons. Toutes les chanteuses y sont passées : La céline bien évidemment, mai aussi NaTACHa (« ben oui, dans Natacha, il y a tâche, c’était prédestiné »), Diane Tell (dont j’ai adoré sa version de « moi si j’étais un homme » en modifiant avantageusement les paroles…), Mylène Farmer (dont j’ignorais l’origine québécoise) et bien d’autres que j’étais trop jeune pour connaître… Elle en profite aussi pour égratigner certaines stars françaises :

 

« J’aime les gens inutiles. Ils mettent de la couleur dans la vie. Arielle Dombasle est très colorée »

 

Mado sait aussi se moquer d’elle-même. Elle est particulièrement consciente de ses petits travers qui m’ont fait penser à notre ami Gauthier :

 

« Ch’uis pas une ivrogne, ch’uis quelqu’un qui ne se respecte pas ! » ; « je suis bi, je prends les hommes gay et les straight… le meilleur des deux »

 

Mado aime beaucoup la France parce qu’on y adopte les chanteuses « à voix ». Elles s’installent chez nous et du coup leur foutent la paix la bas au pays des caribous !  Je pourrais tenter de retranscrire ses petites phrases qui m’ont tellement fait rire, mais je ne parviendrais pas à décrire l’énergie unique, l’alchimie de ce spectacle. Ses parodies de chansons sont incroyables, ses mimiques improbables et pourtant tellement vraies, un vrai one-man/woman-show !! Je sais où aller si je passe par Montréal…

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Madonna – Sticky and sweety tour au Stade de France

25 sept
Vous vous êtes baladés dans le Marais ce week-end et vous le trouviez étrangement vide ? Normal, ils étaient tous au Stade de France au concert de Madonna !  

 

madonna-au-sdf.jpg C’était mon premier concert au SDF, ma première fois avec Madonna. Bref soirée dépucelage ! (Avec tous ces gays, il valait mieux pas le dire trop fort d’ailleurs…). Première remarque en arrivant au SDF : la population est plus âgée qu’on pourrait le croire : En même temps compte tenu du prix de la place – entre 70 et 150 euros – ce n’est pas étonnant. Il faut pouvoir débourser cette somme ! Population gay certes mais pas seulement. La queen de la pop a un public fidèle ET diversifié, même si quelques dignes représentants de la cage aux folles sont présents :D J’avais une place dans la fosse, sur la pelouse. Et définitivement, c’était THE place to be. Quelques amis présents dans les tribunes souffraient d’un décalage d’une demi-seconde insupportable pour suivre le concert. De mon côté, ma grande taille m’a permis d’avoir une vue plus que correcte afin de suivre le show de la diva.

 

Et quel show !! Réglé au millimètre, les danseurs sont impeccables, le décor un peu trop petit pour le stade de France mais néanmoins très bien pensé. Différents tableaux se succèdent au gré de la playlist. La montée en puissance est progressive. Je serai définitivement conquis lorsqu’elle reprendra « Devil wouldn’t recognize you » sur un piano à queue habillée d’une cape, et enfermée dans un cylindre sur lequel est projeté des goutes d’eau stylisées. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle enchaine avec des classiques comme « La isla Bonita » ou encore sa sublime version revisitée de « Like a prayer » (j’étais complètement en transe sur celle-là !). Quant à Madonna... Elle m’a tout simplement impressionné. Tenir plus de deux heures à ce rythme effréné, enchaîner les chorégraphies, les changements de costume, jouer sur la provoc avec une telle maestria… Même si elle ne chante que quelques titres (vive le playback), la performance est réelle. Elle mérite son statut de super star de la pop. J’aurais préféré une salle à dimension plus humaine, mais je ne boude pas mon plaisir. J’ai approché une icone et je pense que je répondrai présent lors de sa prochaine tournée… 


 

gay pride 2008

28 juin
C’est parti pour un cortège de chars, d’extravagance et de bonne humeur ! Le premier post sur ce blog date – hasard du calendrier – de la gay pride de l’an dernier ! Je ne pourrai pas y participer cette année, donc pas de reportage photos pour cette fois.

En revanche, comme à l’accoutumée la manifestation est l’occasion pour nos journaux de rédiger quelques articles sur le sujet. Je vous recommande en particulier l’article d’Anne Chemin dans le monde qui évoque la dure réalité de la perception de l’homosexualité auprès des adolescents.

Et comme dirait Matoo : Bonne fête nationale !!

 

Summer party !!

23 juin
« Le 21 juin c’est la fête de la musique mais aussi le début de l’été ! Si vous avez marre des plans / concerts foireux, de la foule, venez faire la fête pour une soirée dans la lignée des « coloc 2.0 » et « coloc 3.0« …

Nombreux sont ceux qui ont répondu présents ! Des habitués comme Poulpi bien sûr, Arthur, Ikare, Tac-Tac et la coxx* team. Mais aussi de nouveaux venus comme notre président Matoo, Colin Ducasse et même le très choupinou Beur boy. Bref le meilleur du gratin pour une soirée placée définitivement sous le signe de la luxure ! Pour faire simple je dirai donc simplement qu’elle a été fructueuse pour beaucoup (les échanges de fluides ont été nombreux : sur mon lit qui a comme d’habitude été pris d’assaut par une horde de gays déchaînés… mais mon petit doigt m’a appris que certains « fluides » auraient été échangés dans ma cage d’escalier, sans parler des couples repartis ensemble pour la nuit et + si affinités… ).

Au registre des bizarreries, ma cuisine pourtant atrocement rustique avec ses « portes saloon » a encore une fois été the place to be… pourquoi s’entasser dans une petite pièce toute moche alors que le salon leur tend les bras ? Je pense que les gays apprécient les coins sombres… (tous les mêmes !). Dans un autre genre, mon chéri ayant abusé de la boisson a copieusement baptisé les lavandes de ma voisine, parce que vomir dans la lavande c’est plus glam ! Sinon je me suis gentillement engueulé avec un pote qui a osé subtiliser mes bouteilles de vodka rainbow (spéciales gay pride… no comment), s’en ni me demander ET – crime encore plus grave – me proposer un verre !! (une vraie engueulade de pochtrons…). Mais ce genre de soirées se prête partiulièrement aux révélations a posteriori…

Bref une super soirée, très gaie/gay. Le seul petit bémol étant les abrutis de potes de ma colocs (parce que mes amis sont géniaux, merci encore de m’avoir prévenu Tac Tac !! ) qui complètement torchés, ont éclaté une fougère dans les escaliers. Je me suis donc retrouvé à 6 heures du mat’ dans un état assez pitoyable avec ma pelle et ma balayette à ramasser la terre et des feuilles sur 5 étages…
Vive l’été, vive l’amour !! (sans oublier les ragots et les photos compromettantes…)
 

Le Kit-Kat Klub vous ouvre ses portes !

27 jan

« Wilkommen, Bienvenue, Welcome ! le Cabaret vous ouvre ses portes ! » C’est ainsi que démarre « Cabaret » le musical mis en scène à Broadway en 1966 et qui a joué à Paris sa dernière dimanche dernier (d’après la mise en scène de Sam Mendes), après 400 représentations et 300 000 téléspectateurs.

L’atmosphère de ce musical délicieusement irrévérentieuse, sensuellement, voire sexuellement provocante, dresse un portrait de l’Allemagne à l’aune du nazisme à travers les yeux d’un écrivain américian qui tombe sous le charme de la meneuse de revue du Kit Kat Klub, cabaret de la capitale berlinoise

Dès les premières minutes nous sommes happés par l’intensité du jeu des comédiens qui nous entrainent dans leur univers. Les chorégraphies s’enchaînent avec la précision d’un métronome qui pourraît faire palir d’envie les meilleurs danseurs d’opéras. L’humour omniprésent permet de mettre en lumière avec à propos différentes thématiques telles que : la montée du nazisme, l’acceptation de l’homosexualité, la lacheté face à la menace, le racisme anti-juifs…

Celà peut paraître absurde de faire un post sur un spectacle alors que j’ai assisté à sa dernière représentation, mais j’ai été tllement subjugué par la qualité de la mise en scène et le talent des artistes que je souhaitais vous le recommander (ou vous narguer ;-) ). Alors si le Kit Kat Klub rouvre ses porte à Paris ou dans une autre capitale, succombez à la tentation !