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Un air dans la tête
watchmen ou les gardiens de la bite bleue
intérieur nuit
« Le Crapaud d’un coup de langue ôte la visière en quartz rubis de Cyclope celui-ci désintègre en un regard le toit de la gare centrale provoquant la panique des voyageurs. » what the fuck ? et pourquoi pas une nana qui détourne un barrage avec la pensée tant qu’on y est ?(ah bon c’était l’épisode d’après ?)
Je ne connaissais pas du tout l’univers de watchmen mais j’avais déjà entendu parler de la bd du fait de son succès critique. En gros c’est l’histoire de super-héros à la retraite qui reprennent du service suite à l’assassinat de l’un d’entre eux. Pour un résumé détaillé et une critique plus poussée, allez voir sur le blog de Matoo. Je n’évoquerai pour ma part qu’un aspect d’une film.
Il m’est arrivé de fantasmer sur la sexualité des super-héros : Monsieur Fantastic peut-il vraiment s’étirer de partout ? Est-ce que c’est pas super trippant de s’envoyer en l’air avec un mec qui vole ? Est-ce que la bite de Colossus devient aussi en métal ? Que des questions existentielles… Les films sortis jusqu’à présent n’évoquent qu’assez peu cette question qui, hormis quelques pervers comme moi, n’intéresse pas grand monde. Et puis watchmen est venu rattraper cet écueil
Le point que je veux développer est plutôt proéminent ! on ne peut pas le louper même si on ne le voit qu’au repos… Le seul vrai super-héros de l’histoire s’appelle Mr Manhattan. Il est tout bleu et peut à peu près tout faire : se téléporter sur Mars et y respirer, grandir à volonté, désintégrer n’importe qui… mais il est exhib ! il passe sa vie à poil (sauf pendant les émissions télé et les enterrements) et se dédouble afin de multiplier le plaisir de sa copine ! Les américains traditionnellement si puritains dès qu’il s’agit de montrer les parties génitales (ils abusent des slips couleur chair !), ne font pas de chichi pour ce monsieur tout bleu et pourtant plutôt bien monté. Mais il s’agissait de respecter la bédé…
Les plans américains se succèdent ne nous permettant pas d’en louper une miette ! du coup j’attends avec impatience l’adaptation des schtroumpfs ! imaginez plutôt la partouze géante : 99 mecs prêt à tout pour se taper la blondasse ! il y en a forcément qui vont se défouler entre eux, parce que même endurante, elle ne va pas pouvoir tous les satisfaire… (je ne respecte rien, je dénature allègrement les contes de notre enfance…). D’une manière général Zack Snyder, le réalisateur, n’hésite pas à mettre en scènes des images plutôt « visuelles » : l’orgasme figuré par un tir de lance-flamme, le coupage d’avant-bras façon film d’horreur de de mauvaise facture… Malgré tout, l’ensemble fait sens et je ne me suis pas ennuyé pendant ces 2h43 de bites bleues…
Oscar ou l’allergie aux céphalopodes…
Rétrospective 2008 – ciné
Vicky Cristina Barcelona… et Woody !!
Vicky et Cristina ont des conceptions antagonistes de l’amour. La première est attachée à une vision où vit le prince charmant qui comblera ses aspirations les plus secrètes. La seconde ne rêve pas mais attend d’être surprise. Elle ignore ce qui la fera craquer, et vit au jour le jour. Lors de leur séjour à Barcelone, elles rencontrent un bel autochtone qui séduira d’emblée la plus frivole et s’attirera immédiatement le mépris de son amie…
Un triangle amoureux ? on pourrait croire à une variation sur ce thème archi-classique. Woody Allen joue sur les codes du genre et les transgressent en introduisant une autre donnée à l’équation : la sulfureuse Penelope Cruz. Cette dernière campe l’ancienne femme hystérique du bel hidalgo dont ce dernier ne peut se défaire. Nous voici donc dans une partie de billard à quatre bandes où chacun gère ses émotions en fonction de l’approche qui lui est propre : la passion excessive, la raison, l’épicurien… Le New-Yorkais aime les femmes et il le démontre encore une fois d’une éblouissante manière les trois actrices sont sublimées par la caméra du réalisateur. Sensuelles comme rarement elles ont pu l’être. La photo n’est pas en reste. Les images sont sublimes, le léger grain donne un côté intemporel à cette histoire. Qu’importe l’époque, le sujet est hors du temps. Il nous renvoie à nos réflexions sur cette thématique des relations amoureuses, mettant dos à dos la passion et la raison, le sensuel et le charnel, le sexuel et le cérébral.
Un très bonne cuvée sans nul doute.
0,99 F
Et encore, c’est bien cher payé ! Dire que je n’ai pas adoré le film est un euphémisme. Que penser d’une histoire sans intrigue ? J’avais eu la même impression lorsque j’ai lu le livre éponyme qui sert de base au film. Je ne l’avais pas terminé ce qui est plutôt rare chez moi. Essayons d’en résumer le propos : un publicitaire puissant (Octave pseudonyme de Frédéric Beigbeder) et complètement névrosé dépeint un tableau au vitriole de son univers professionnel où se mélangent allègrement luttes de pouvoirs, sexe et drogues. Le cynisme récurrent nous rend incapable de nous attacher à ce héros qui de fait paraît particulièrement antipathique voire pitoyable.
