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billets rangés dans ‘ciné’

Un rêve en cinémascope

17 sept
J’ai succombé à la tentation. Je le confesse. Mais j’en rêvais depuis un moment alors lorsque je l’ai vu je n’ai pas pu y résister. Je ne l’espérais plus et soudain il était là devant moi, attendant que je le prenne. J’avais eu l’occasion de le faire autrefois mais je n’avais pas saisi cette opportunité et lorsque je me suis finalement décidé, évidemment il était parti. Cette fois je ne l’ai pas laissé passer.

Je sortais d’un déjeuner avec des gens du « milieu », mon esprit était encore embrumé de pellicules, d’avenir en cinémascope et de pourquoi pas moi ? J’ai interprété ton apparition comme un signe du destin. Bienvenue chez moi Ewan Mc Gregor.

Je prendrai grand soin de ta director’s chair

 
 

Orgies d’images !!

03 août
L’usage voulait que la période estivale soit une période creuse. Les français sont à la plage et ne perdent pas leur temps dans les salles obscures. Au début des années 90, rares étaient les films français – ou étrangers – de qualité qui étaient distribués en juillet / août, laissant le champ libre aux Majors US pour nous inonder avec leurs blockbuster (Matrix, Les pirates des caraïbes, etc). Devant le nombre d’entrée vertigineux réalisé par ces films, aucun distributeur – même français – ne peut aujourd’hui dire que l’été est une période creuse. Certes les spectateurs semblent avoir des attentes différentes : Les comédies, les dessins animés et les films à grands spectacle semblent davantage leur correspondre. En vacances, les familles ne veulent pas se prendre la tête… Les distributeurs l’ont bien compris, s’adaptant à leurs envies; Le choix est désormais pléthorique !

Cet été, les majors US occupent le terrain comme à l’accoutumée, avec des divertissements de qualité (Harry potter et l’ordre du phénix, Les simpsons le film) ou pas (Transformers). La seule présence française notable est l’excellent Persepolis qui devrait franchir le million d’entrée en fin de carrière. On est loin des 5 millions de Camping - sorti en avril mais qui a cartonné toute la saison dernière – mais le succès de ce film au graphisme si particulier est au rendez-vous malgré une thématique pas vraiment grand public. Les plus attentifs aux sorties confidentielles n’auront pas manqué quelques merveilles comme The bubble ou la traversée du temps (mes deux coups de coeur de l’été). Et ces mêmes cinéphiles mélomanes se seront peut être fait avoir par un Electroma désespérant de nullité… Sans oublier les festivals qui proposent quelques bons films récents ou moins récents (Marie-Antoinette, La splendeur des Amberson…)
A défaut de plage, mon été sera rempli de formidables aventures !! Je crois que je vais me laisser tenter par la carte illimité UGC/MK2…

 

Time waits for no one

24 juil
Le temps n’attend personne. La jeune Makoto va le découvrir à ses dépends. Cette lycéene tête en l’air mène une petite vie tranquille entre son école et ses amis Chiaki et Kosuke avec lesquels elle aime jouer au base-ball. Mais son univers est bouleversé le jour où elle se découvre une aptitude extraordinaire. Elle peut voyager dans le temps. Dès lors, elle utilise ce don pour arranger son quotidien, anticiper les interrogations surprises afin d’avoir de meilleures notes, rester 10 heures au karaoké, arranger ses histoires de coeur… Mais elle va rapidement se rendre compte que chaque acte engendre des conséquences qui peuvent se révéler bien plus fâcheuses que les bénéfices espérés…
Ne vous fiez pas à l’apparente simplicité de l’histoire. Le magnifique scénario de cette fable moderne vous renverra à vos propres doutes : le temps est un concept fascinant. Qu’on le veuille ou pas, il poursuit son cours inéluctablement. Qui n’a pas pourtant jamais souhaité avoir agi différemment à un moment ou à un autre de sa vie ? Qui n’a jamais regretté cette occasion qu’il n’a pas su saisir ? Qui n’aurait pas voulu prolonger ces instants – qui pourtant paraissent déjà hors du temps – avec l’être aimé ? La traversée du temps réalise nos phantasmes tout en soulignant l’absurdité d’un tel raisonnement. La jeune héroine est un garçon manqué qui ne veut pas grandir. Dès lors qu’un événement vient perturber le fragile équilibre de sa vie, elle met tout en oeuvre pour éviter l’enchaînement de circonstances qui l’a provoqué, créant par là même une alternative potentiellement tragique.

La France constitue le deuxième marché de mangas au monde (derrière le Japon), et devient donc – pour mon/notre plus grand plaisir – un passage incontournable pour l’export de japanimation. Nous sommes donc le premier territoire étranger à accueillir ce film qui a déjà rencontré un vif succès auprès des professionnels : Meilleur Film d’Animation dans trois Festivals – Festival International de Stiges, Festival International du Film de Catalogne en Espagne, Festival du Cinéma d’Animation de Waterloo au Canada – et a reçu de nombreuses récompenses dans son pays d’origine au très réputé Tokyo Anime Fair (l’équivalent des oscars pour l’animation) : Film d’animation de l’année, Meilleur réalisateur, Meilleure histoire originale, Meilleur scénario, Meilleure direction artistique et Meilleur design, s’il vous plaît ! La traversée du temps a été produit par les Studios madhouse qui ont le vent en poupe en ce moment puisqu’ils sont à l’origine de nombreux succès d’animation qu’on a pu voir en France : Les chroniques musicales de Beck (sur europe2tv), , le sexy Enfer et paradis (sur gameone), L’angoissant Monster (sur canal+), en attendant le fabuleux Deathnote…

J’aime ces intrigues qui nous distraient de manière intelligente en essayant de nous transmettre un message par le biais de leurs héros-ines. Par l’intermédiaire de Makoto, l’auteur nous met en garde contre notre envie constante – et pourtant tellement humaine – de ressasser le passé Mais au final, ne vaut-il pas mieux profiter au maximum de l’instant présent ? Après tout, le temps n’attend personne…

 

 

Dreamworks day

03 juil
Il y a des jours où j’adore mon job. La journée d’hier était placée sous le signe des studios dreamworks. En début de matinée, à la place d’aller à mon cher bureau, je me rends sur les champs pour assister au »road-show » de bee movie – drôle d’abeille chez nous – le dernier film de la société deSpielberg. 1/2 heures de scènes pas tout ça fait finalisées avec parfois qq polygones relativement moches. toutefois cela est suffisant pour se faire une idée de la qualité de l’anime. Et si la globalité du film est aussi concluante que les scènes que j’ai pu voir, (ce qui ne peut pas être mesuré avec juste qq extraits) on tient là encore un futur blockbuster. Verdict dans les salles mi-décembre 2007. Voici un petit trailer pour vous faire une idée :

Hier soir et toujours sur les champs, rendez-vous cette fois au cinéma »Le Balzac » pour l’avant-première de « Shrek le troisième ». Tous nos amis y étaient. L’ogre vert bien évidemment mais aussi le chat potté l’âne et ses enfantsdragons (j’adooore ! ils me font trop délirer), Charmant, Pinocchio Mère Grand et bien évidemment la princesse Fiona. Shrek est cette fois confronté a deux problèmes : 1° Le père de Fiona passant l’arme à gauche, il va devenir le nouveau roi deFar Far Away ce qui ne l’enchante guère (un comble pour un monde enchanté…) 2° Fiona attend un heureux événement ce qui le fait encore plus flipper !!
Ce troisième volet est encore une fois une réussite. Dès lors qu’on connaît les personnages, le scénario peut davantage insister sur le comique de situation et les jeux de mots. (L’âne et le chat potté s’entendent toujours aussi bien !). Mais Ce troisième épisode est aussi l’occasion d’accueillir de nouveaux guests. Et là je ne dirais qu’une chose: girl power!! mention spéciale à la princesse ! trop balèze ! Au final je ne suis pas certain quela cible première du film soit les enfants mais plutôt leurs parents. le second – voire troisième – degré est très présent. Mais les bons sentiments sont là et j’ai presque failli verser ma larme…(sur Shrek c’est un peu la lose mais bon).

Bref un bon divertissement pour petits et grands !! (mon petit doigt plein de morve verte – Shrek oblige – m’a dit qu’un quatrième et même un cinquième étaient déjà en préparation…)

Quand il me prend dans ses bras, qu’il me parle tout bas… je vois la vie en VERTTTTTT !!!!!!!!

 

Les chansons d’amour finissent bien… parfois !

02 juil
Les points de départ permettant d’émettre un avis sur un film sont multiples : on peut évoquer le scénario, la mise en scène, le jeu des acteurs, le rythme global, la qualité de la photographie, le décor, les costumes… émettre un avis n’est pas forcément critiquer. Critiquer n’est pas nécéssairement négatif, pourtant l’acception qui en est faite par de nombreux critiques – les biens nommés – consiste parfois à dénigrer un film sur ces critères que l’on dit objectifs.Les chansons d’amourest a bien des égards un film qui laisse un goût d’inachevé. Le scénario sous forme de pièce en trois actes paraît simpliste, décidé en un trait de plume sur une feuille qui devait être définitivement trop blanche. Les dialogues et les chansons reflètent le scénario dont ils sont issus. Peu d’originalité, quelques bons mots, mais des airs qui ne rentreront définitivement pas dans le hit parade malgré leur refrains entêtants. La réalisation quant à elle reprend les schémas classiques du cinéma français : énormément de plans caméra-épaule afin de se sentir au plus prêt des comédiens, des mouvements de caméras parfois aproximatifs, et des longueurs dont le sens échappe au commun des mortels.

Les critiques utilisent un prisme. Celui du professionnalisme. Ils voient un nombre conséquent de films par an (plus d’unecentaine alors que la moyenne par français est – de mémoire – inférieure à 5)et parfois négligent l’élément premier qui les a conduit à ne vivre que pour le 7ème art. Les chansons d’amourest pour moi un film techniquement moyen. Mais ces mêmes défauts participent à la création d’unensemble- fragile certes – ne pouvant laisser indifférent le spectateur. Les trois actes paraissent brouillons ? ils sont autant de marqueurs temporels, d’indicateurs d’un changement dans la narration et dansl’attitude du personnage principal. La réalisation un peu trop « film français » ? elle sied pourtant si bien cette atmosphère ou la vie etla mort s’entremèlent continuellement.

Quel est alors l’élément premier qui a convaincu ces hommes et ces femmes que leurvie serait désormaisintimement liée aux salles obscures ? Ce sentiment qui fait que l’on est touché par un film comme je l’ai été par Les chansons d’amour. Cet instant ou les larmes ne peuvent s’empêcher de couler alors que quelques minutes plus tôt l’on riait aux éclats. Dès lors qu’un film parvient à ce tour deforce, qu’importe la technique. Elles’efface. Seule demeure… l’émotion.