Ma première grande terreur d’enfant n’avait pas de nom. Elle prenait la forme d’un clown vengeur issu de l’imaginaire d’un grand écrivain américain. J’avais eu la bonne idée de voir ce film un soir de solitude, dans ma grande maison comprenant de nombreuses fenêtres que le premier clown psychopathe venu aurait pu défoncer afin de m’égorger dans d’atroces souffrances… Ce soir là, j’ai consciencieusement vérifié chaque porte, chaque fenêtre, chaque ouverture de la demeure familiale y compris le dessous de mon lit avant de me coucher et je me suis caché sous ma couette attendant avec impatience le retour de mes parents.
En grandissant, j’ai compris que ces croquemitaines n’étaient que l’expression d’une peur irraisonnée. J’ai ainsi réalisé que je pouvais lutter contre mes démons. Ce fut la révélation. Je pouvais me battre. On avait besoin de moi. Par deux fois, je pensais m’être débarrassé du mal personnifié. La victoire avait un goût amer : celle du vide après un effort intense et soutenu durant de nombreuses décades.
Et puis un matin, la nouvelle est tombée. Je n’y croyais pas. Le démon avait survécu et revenait. Il faudrait tout recommencer. Je trépigne d’impatience à l’idée de l’affronter une nouvelle fois :
Diablo est un best-seller de l’univers des jeux vidéos. J’ai longtemps attendu la sortie du troisième volet, mais le succès planétaire de Worlds of Warcraft
(WoW) a contraint l’éditeur Blizzard à revoir ses priorités. J’ai passé un temps fou sur les premiers Diablo. Ils m’ont littéralement captivés ! J’ai appris par hasard la sortie du troisième volet et depuis je consulte régulièrement le site de
judgehype qui existait déjà du temps de Diablo 2 et qui fourmille d’informations concernant l’opus à venir. Une conférence a eu lieu il y a quelques jours dévoilant une nouvelle classe jouable. Je suis hystérique !! Voilà, je suis un geek, un diablo addict… le démon s’est emparé de moi…
Le site officiel de Diablo 3 : http://www.blizzard.com/diablo3/media/index.xml