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My amazing gay pride in San Fransisco

03 août
Alors que nous organisions notre road trip dans l’ouest américain, nous nous sommes rendu compte que nous y serions pendant la gay pride. Nous avons décidé unanimement de ne pas laisser passer l’occasion et de la célébrer dans l’endroit le plus emblématique de la communauté gay : San Fransisco !! J’éprouve une attirance pour cette ville depuis de nombreuses années. Les livres de Armistead Maupin n’y sont pas étrangers. Les chroniques de San fransisco m’ont dépeint la ville comme un havre de paix à la fois sulfureux et zen. J’étais résolu à découvrir la ville même sans madame Madrigal…
 
Michael Jackson est la marraine involontaire de  cette gay pride 2009.  Les chansons du king (queen ?) of pop décédé quelques jours plus tôt résonnent dès le matin, même dans les endroits les plus improbables…
La Gilde Memorial Churchcélèbre la disparition de l’artiste à sa manière : en mode chorale karaoké. Un « we are the world » résonne dans les alcôves Les choristes ainsi que les fidèles portent un t-shirt rose où l’on peut lire : « we marry everybody ». Ils ont choisi ce slogan afin de marquer leur différence, après le rejet de la proposition 8 autorisant le mariage gay dans leur Etat. tous défileront dans les rues. Pour le moment, ils nous enjoignent à prier pour le repos de Michael Jackson et Farrah Fawcett (J’adore les Eglises pipole !)
 
La traditionnelle marche de la Gay pride démarre sous les coups de 11h… et donne une idée de l’importance de la communauté gay de la ville. San Fransisco est gay friendly et le fait savoir. Quelques habitants croisés la veille étaient heureux de nous savoir en ville pour la pride. Pas la Gay pride. La pride. Tous sont fiers et participent à l’événement. Pas seulement les gays,  les lesbiennes et les transgenres, mais tous les habitants et franchement, ça change tout… les photos les plus improbables sont prises sur le vif, les tenues les plus extravagantes font leur apparition tandis que parade poursuit son bonhomme de chemin. Les accords de Thriller retentissent au loin. Notre marraine nous accompagne…
 
La foule se rassemble au Civic Center, la place de l’hôtel de ville. Je suis émerveillé par la diversité de la population… Les mecs en slips de flics cotoient les naturistes, la dominatrice SM et les acteurs porno… Un joyeux n’importe quoi dans la bonne humeur entre musique électro et saucisses frites… Je me laisse aller à imortaliser cette population bigarée tellement réprésentative de la communauté gay. Cette manifestation est un paradis pour tout photographe en herbe et un exercice de style. Pas évident de capturer ces instants…
 
A la fin de la journée, nous avons beaucoup dansé, beaucoup ri, et même bronzé ! Nous retournons épuisé à l’hôtel, des images plein la tête. Parmi celles-ci, une se détache. Ce drapeau qui s’est levé spontanément devant mon appareil au moment ou j’immortalisait le passage du cortège. Tout un symbole…
N.B. si les photos ne s’affichent pas correctement, cliquez dessus, elles apparaîtront normalement.
 

le sexe avec des bulles

21 juil
Les publicitaires disposent de plusieurs méthodes pour promouvoir leurs articles et profiter du temps de cerveau disponible des téléspectateurs. La méthode la plus efficace pour capter l’attention : le cul ! Les pubs tournent donc TRES souvent autour du sexe de manière plus ou moins suggestive. 

 

A priori, cette femme n’a pas besoin d’avaler cette cuillère de  yahourt nature – donc blanc - de manière aussi… lascive. Et pourtant, le ralenti nous permet pourtant de ne pas louper une miette de l’entrée et la sortie de l’instrument en gros plan… et comme par hasard, une goute de yahourt perle sur la comissure de ses lèvres… inutile de vous faire un dessin quant à l’image mentale qui ne manque pas de jaillir dans l’esprit de tout mâle hétérosexuel…  Chaque plan est travaillé afin de susciter l’envie. Je peux apprécier lorsque c’est subtil (ou lorsque c’est un beau mec…). Sprite a décidé d’assumer pleinement l’aspect sexuel de sa publicité sans aucun tabou. Au premier degré, elle est évidemment choquante et il ne serait pas souhaitable que nos petites têtes blondes tombent dessus. C’est pour cette raison qu’elle a notamment été interdite en Allemagne. En revanche, elle a le mérite de la franchise, et a bien évidemment été immédiatement reprise sur la toile !

 

Pour la première, je pense que l’on peut parler de tsunami dans sa face, et le second… a vraiment un brushing de merde !! Enjoy la finesse de Sprite :

 

Personnellement, je trouve ça très drôle… et ça donne soif !!
EDIT le 30/07 : les vidéos ayant été supprimées, un gentil lecteur m’a redonné les liens. Merci à lui !
 

La poupée gonflable vivante !

12 juil
I’m back ! Ce n’était pas forcément gagné. British airways a joué avec mes nerfs… J’ai eu droit à la totale : j’ai changé 5 fois de billets d’avion, attendu environ 4 heures dans les aéroports de Los Angeles et de Londres et 2 heures DANS l’avion Londres / Paris qui était bloqué au sol avec pour seule nourriture quelques cacahouètes moisies … (c’est le problème d’être pauvre, je ne pouvais pas me payer un vol direct LA / paris :( ) et même pas un stewart mignon ! Arrivé à la capitale, j’ai cru être sorti d’affaire… Que nenni !! Alors que j’étais debout depuis une trentaine d’heure, la surprise du chef m’attendait encore : alerte à la bombe juste avant de passer la douane… 3/4 d’heure supplémentaires  le temps qu’ils fassent exploser la valise abandonnée. J’étais tellement blasé que je n’ai même pas eu la force de m’énerver lorque j’ai constaté qu’EVIDEMMENT ma valise n’était pas là, mais avait décidée de prolonger son séjour chez les rosbiffs…
Hormis ce retour chaotique, le séjour s’est très bien passé. Je vous raconterai en détail, illustrations à l’appui, ma gay pride à San Fransisco dans un prochain billet mais en attendant de trier mes photos, je voulais vous faire part d’une découverte complètement fracassante ! J’ai découvert la première poupée gonflable vivante dans un bar du Castro (le quartier gay de SF). Cette charmante dame ressemble à s’y méprendre au sextoy des hétéros désoeuvrés, ou du moins à l’image que je m’en fais ! vous remarquerez sa phénoménale bouche à pipe magnifique chevelure blonde… Je lui ai demandé gentillment si je pouvais prendre une photo d’elle, et je vous dirais seulement que j’ai dû lutter pour ne pas me faire violer sur place ! Ces américaines alors…
 
 

Si vous partez en voyage…

22 juin
Vous avez sans doute remarqué que depuis quelques semaines nouvelle bannière vous accueille lorsque vous arrivez sur mon blog ?  Ce changement  n’est pas tout à fait anodin. Au moment où vous lirez ces mots, je me serai déjà considérablement rapproché de la route 66 stylisée par ma bannière puisque je foulerai le sol de la cité des Anges (sauf si l’avion se désintègre avant bien sûr…) !! Je vous abandonne deux semaines afin de découvrir l’ouest américain pour un road trip endiablé en compagnie d’amis de fac et d’un jeune pédébloggeur retraité.

Comme je suis un salaud gentil et que vous êtes dégoûtés curieux, je vais vous dévoiler les grandes lignes : Los Angeles, San Fransisco (le week-end de la gaypride, OMG ça promet d’être énorme !!), la vallée de la mort, le grand canyon, Las Vegas… Comptez sur moi pour en profiter pleinement !! Et comme je vous aime trop pour vous abandonner complètement, vous pourrez suivre nos aventures sur fromlatosantafe.free.fr !

 
 

Une chanson d’ami

21 juin
Aujourd’hui toutes les musiques ont droit de cité. La fête de la musique est célébrée dans plus de 100 pays, mais quid des blogs ? Ma modeste contribution à l’évènement est une reprise par votre serviteur d’un titre – trop peu connu à mon goût – de Zazie. Un texte résolument féminin que j’ai tenté de m’approprier… J’espère que vous apprécierez.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

home sweet home

14 juin
Les automatismes reviennent immédiatement. Pourtant j’ai grandi. C’est moins par peur que par respect que j’agis ainsi, même si aujourd’hui comme hier je sais que je ne trompe personne. Mon père a toujours eu le sommeil léger. C’est ça d’avoir un papa marin, prêt à partir sur le pont au moindre bruit suspect. Pourtant je m’acharne contre cette porte que je connais par coeur, je sais à quel moment elle va couiner et essaie tant bien que mal de masquer ce bruit qui pourrait réveiller la maison endormie.

Depuis que je suis tout petit, j’ai tenté de domestiquer les sons de la nuit. Ceux qui trahissent ma veillée à une heure tardive et indue : petit, la porte du salon et l’escalier étaient mes ennemis jurés. Je comptais les marches afin d’éviter celle qui grinçait le plus. Adolescent, les sorties en boîtes m’ont contraint de relever un nouveau challenge : la porte d’entrée et ses nombreux pièges. Insérer la clef dans la serrure et ouvrir la porte, maîtriser la résistance naturelle du joint d’isolation, passer discrètement devant la chambre de mes parents… A cet âge, nous sommes tous des ninjas, maîtres des ombres redoutant la moindre erreur qui pourrait dévoiler notre présence. L’ennemi peut-être fourbe. Il connaît l’art du bluff (du style : Je t’ai entendu, tu es rentré bien tard hier…). Ne se résigner que lorsque les preuves sont accablantes (à telle heure, d’ailleurs tu as fait tomber les clés…)… oups !

Seulement, je ne me doutais pas que mes parents avaient posé certains pièges à l’attention de leurs enfants ! J’en ai découvert un par hasard la dernière fois que je suis descendu dans le sud :

niveau-ricard.jpg

Cette photo vous parait anodine. Remarquez cette marque au stabilo avec une date. J’ai demandé à mon papa de quoi il s’agissait. La réponse surprenante m’a beaucoup amusé. Il s’agit d’un point de repère. Lorsqu’il s’absentait il constatait un diminution importante du niveau de certaines bouteilles de son bar. Bizarrement, il n’a pas cru une seconde que l’alcool pouvait s’évaporer… Afin de débusquer le malotru qui osait s’attaquer  à ses bouteilles, il l’avait piégée !! On a les enfants qu’on mérite, parfois légèrement portés sur la bouteille… mais en même temps, qui pourrait résister au format familial (4,5 litres) de Ricard ?