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billets avec le mot-clef ‘bo gosses’

Drague attitude (10) // saveurs mexicaines (1/2)

19 mai
Intérieur nuit – une boîte de nuit gay pittoresque de San Luis Potosi


Je suis au Mexique depuis 3 jours, et je peine à me familiariser à leurs coutumes : Ils commencent leurs soirées à 16 heures!! Henri et moi étions déjà bourré à 21 heures… et il est déjà minuit passé. Aucun danger de se faire vampiriser par un moustique. Il tomberait en coma éthylique à la première piqure ! Comme à l’accoutumée j’ai l’alcool joyeux. J’attendais ces vacances avec impatience, et j’ai envie de m’amuser… 

Un peu plus tôt, Notre hôte nous a emmené à une « soirée » (celle qui commence à 16 heures) organisée par un ami de son copain. Nous étions les frenchies attendus, la chair fraiche. L’idée de servir de plat de résistance ne nous effrayait pas particulièrement a priori (ben c’est aussi ça les vacances, non ?), seulement le problème s’est posé lorsque nous avons vu les « acheteurs » potentiels. Que des moches !! On nous avait menti !! Nous nous attendions à des canons, et comparé à ce que nous avions vu la veille (des amateurs de Capotera magnifiquement bien bâtis), , ils ne faisaient pas le poids. Nous avons donc bu pour oublier (CQFD). Bien que moche ils étaient quand même sympa (mais même après beaucoup de verres ils n’étaient toujours pas baisables !)

Nous nous retrouvons donc dans cette boîte, frustrés et passablement éméchés. Un cocktail propice aux rencontres… Là encore, la discothèque ne rempli pas nos espérance. La musique est passable, la lumière particulièrement mal conçue… Mais je suis déterminé à m’amuser. C’est alors que nos regards se croisent. Un beau mexicain aux cheveux frisés me dévisage et d’un sourire me signale son intérêt pour ma personne. Il semble jeune, brun aux cheveux frisés un sourire candide et pourtant très sexuel, il se trémousse sur la piste à un rythme à même de m’exciter assez rapidement. Un poil pétasse, j’en parle à Henri et V. qui l’ont bien évidemment déjà repéré (j’ai rapidement compris que niveau matage/repérage de mec, je n’arriverai JAMAIS à leurs chevilles. Je pense qu’ils ont des yeux bioniques qui repèrent les culs des mec. Je ne vois que cette solution ;-) ). En revanche, s’ils repèrent rapidement, l’alcool aidant, je suis le premier à aller vers lui, encouragé par ses regards appuyés. Il faut dire qu’il s’agit du plus beau mec de la boîte, mais aussi du seul beau me !! C’est à ce moment que je regrette d’avoir choisi l’allemand comme deuxième langue. Je suis totalement d’accord pour dire que le meilleur moyen d’apprendre une langue est de pratiquer ! (miam !!!!!) mais pour avoir la chance de pratiquer, il faut parler un minimum avant ! Heureusement, ce jeune homme a eu la bonne idée d’apprendre l’anglais, facilitant ainsi nos échanges (le mot « échange » est magnifique. Délicieusement abstrait. Permettant d’imaginer une foule de positions… euh de posssibilités ;-) ). J’apprends ainsi qu’il a 18 ans (un peu jeune pour moi, mais il est soooo cute… je ferai un effort ;-) ), qu’il n’est pas de la ville; et quelques détails de politesse. Rapidement, la conversation dévie : je lui demande s’il connaît le french kiss… les étoiles qu’il aura dans les yeux après que je l’aie embrassé langoureusement m’inciteront à penser qu’il s’agissait de sa première fois. J’aime à penser que j’embrasse bien (en toute modestie, bien sûr). Mais avec le temps j’ai réalisé (théorie très personnelle) que les gens embrassent différemment et que certains « styles » (langue profonde, smack addicts, léchage de visage, etc) sont davantage compatibles que d’autres. La question ne s’est pas vraiment posée ici dans la mesure où nous n’avons décollé nos bouches l’un de l’autre durant l’heure qui suivis. A tel point que mes amis me laissèrent faire la fermeture préférant rejoindre Morphée (et pis de toute façon il n’y avait personne d’autre à chopper…). Je l’ai entrainé vers la banquette de la boîte afin de dissimuler l’état d’excitation dans lequel il m’avait mis (vous pouvez vous marrer, mais si un mec s’était frotté à vous comme ça, vous aussi vous auriez eu du mal !! parce que les mexicains, ils savent y faire !!). Soyons clair, je me suis fait allumer sur cette banquette comme cela m’aie rarement arrivé. Les détails seraient digne des préliminaires de Cadinot ou d’eurocrème ! Il s’est frotté, dandiné, trémoussé, caressé… laissant mes mains vagabonder au gré de ses courbes avenantes…

La chute n’en est que plus douloureuse. A 3 heures du matin (horaire de fermeture de la discothèque) il m’explique qu’il devait retourner chez lui (à 3 heures en voiture de San Luis) afin d’accompagner sa MERE à la MESSE !!!?? J’avais envie de lui rétorquer que le simple fait d’avoir envie de moi signifiait la damnation éternelle auprès de notre chère Eglise catholique (en particulier considérant le fait qu’il avait déjà pratiqué…), et que quitte à être damné, autant y aller à fond ! (si vous voyez ce que je veux dire…) Il est malheureusement reparti avec ses amis qui le ramenaient, me laissant dans cette boîte passablement frustré (c’est rien de le dire !!). Je lui aurait bien proposé de dormir chez notre hôte mais je n’ai pas osé, ne sachant si ce dernier apprécierait que je ramène un invité surprise même s’il était VRAIMENT canon ! Je n’avais d’autre choix que de le laisser partir… Ma seule consolation sera qu’il était aussi frustré que moi, et qu’il a particulièrement apprécié cet french touch qui fait notre réputation à l’international. Un beau souvenir de vacances…

Matorif – représentant de la « french touch » partout dans le monde ;-)

 

Zac Efron, un gay parmi tant d’autres ?

05 mar

A chaque fois c’est la même chose. Le faisceau d’indices concordants est toujours semblable : Il est beau et sent bon le sable chaud. Il est jeune et encensé pour son talent. Circonstances aggravantes en l’espèce : il chante et il danse. Dès lors, les hormones s’affolent, les tétons se dressent (pas que les tétons d’ailleurs…), la pression devient intenable. Ils doivent savoir ! est-il AVEC nous, ou CONTRE nous ? Pourtant nous sommes nombreux à ne pas dévoiler notre homosexualité à nos collègues ou relations de travail. Le problème des individus qui ont une activité publique est que NOUS sommes leurs relations de travail. NOUS – spectateurs, électeurs, public – décidons de leurs avenirs à chaque cd, dvd, billet que nous achetons. Pour autant, exprimer son homosexualité peut-il être considéré comme un obstacle au développement d’une carrière publique ? Certains s’en accommodent mais l’ont fait plus ou moins spontanément, avec plus ou moins de succès : Bertrand Delanoë, Laurent Ruquier, G(e)orge(s) Michael, Elton John, Amélie Mauresmo…


Zac Efron rentre actuellement dans la catégorie des « acteurs à midinettes qui mouillent leur culottes en le voyant » (remplacez midinettes par gays, ça marche aussi !). On peut légitimement penser que ces demoiselles n’iraient pas voir ses films si elles ne pouvaient fantasmer sur une nuit d’ébats passionnés en sa compagnie. Révéler son homosexualité le risquerait de le cantonner dans des rôles d’homos ad vitam, alors que l’intérêt de ce métier est au contraire de s’immerger dans des rôles à l’opposé de ce que nous sommes afin de repousser les limites de l’interprétation.

L’exemple de l’acteur qui incarne Georges O’Malley dans la série Grey’s Anatomy est à cet égard intéressant. Il a été outé (ou a fait son comin-out lui-même, je ne me souviens plus des détails)alors que son personnage commençait à avoir une vie (hétéro)sexuelle. La popularité de la série met à l’abri l’acteur pour le moment. Mais à l’arrêt de celle-ci (le plus tard possible parce que je suis fan moi !!) , réussira-t-il à rebondir ? rien n’est moins sûr… Face à cette stigmatisation, le placard n’est pourtant pas une solution. Un grand nombre de gays aimerait que ces « hommes publics » assument leurs sexualité afin d’assurer une visibilité plus importante à la communauté. Mais ils oublient qu’avant d’être chanteur ou acteurs, ils sont simplement des personnaes qui souhaitent parfois conserver leur intimité.
Une simple photo a suffit pour « condamner » Zac :  


La cause semble entendue. Pourtant énormément d’hétérosexuels auraient pu embrasser un ami sur la joue… Je vais être pragmatique : ce mec est totalement mon genre. Qu’il soit gay ou hétéro peu importe, un jour je l’aurai !! mdr (c’est beau de rêver…)