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billets avec le mot-clef ‘critique de film’

watchmen ou les gardiens de la bite bleue

07 avr
mr-manhattan.jpg La semaine dernière, Choub’ et moi sommes allés voir watchmen et il m’a tellement troublé que je me suis dit que j’allais vous en parler. Je suis fan de mecs super balèzes en collant depuis que je suis tout petit (comme quoi, j’ai donné des indices à mes parents !) avec une nette préférence pour les héros de l’écurie Marvel. J’ai appris à lire avec les X-men (une bédé finalement assez transgressive si on sait lire entre les lignes et que l’on met les intrigues en parallèle avec les préoccupations de l’époque) et ses innombrables spin-off : facteur X, eXcalibur, X-force sans pour autant négliger les autres héros : les vengeurs, les new warriors, power pack… J’ai longtemps rêvé d’une adaptation au cinéma, mais les effets spéciaux à l’époque ne permettaient pas de rendre hommage aux scénarios complètement fêlés :        

 

intérieur nuit

« Le Crapaud d’un coup de langue ôte la visière en quartz rubis de Cyclope celui-ci désintègre en un regard le toit de la gare centrale provoquant la panique des voyageurs. » what the fuck ? et pourquoi pas une nana qui détourne un barrage avec la pensée tant qu’on y est ?(ah bon c’était l’épisode d’après ?)

 

 

Je ne connaissais pas du tout l’univers de watchmen mais j’avais déjà entendu parler de la bd du fait de son succès critique. En gros c’est l’histoire de super-héros à la retraite qui reprennent du service suite à l’assassinat de l’un d’entre eux. Pour un résumé détaillé et une critique plus poussée, allez voir sur le blog de Matoo. Je n’évoquerai pour ma part qu’un aspect d’une film.

 Il m’est arrivé de fantasmer sur la sexualité des super-héros : Monsieur Fantastic peut-il vraiment s’étirer de partout ? Est-ce que c’est pas super trippant de s’envoyer en l’air avec un mec qui vole ? Est-ce que la bite de Colossus devient aussi en métal ? Que des questions existentielles… Les films sortis jusqu’à présent n’évoquent qu’assez peu cette question qui, hormis quelques pervers comme moi, n’intéresse pas grand monde. Et puis watchmen est venu rattraper cet écueil

Le point que je veux développer est plutôt proéminent ! on ne peut pas le louper même si on ne le voit qu’au repos… Le seul vrai super-héros de l’histoire s’appelle Mr Manhattan. Il est tout bleu et peut à peu près tout faire : se téléporter sur Mars et y respirer, grandir à volonté, désintégrer n’importe qui… mais il est exhib ! il passe sa vie à poil (sauf pendant les émissions télé et les enterrements) et se dédouble afin de multiplier le plaisir de sa copine ! Les américains  traditionnellement si puritains dès qu’il s’agit de montrer les parties génitales (ils abusent des slips couleur chair !), ne font pas de chichi pour ce monsieur tout bleu et pourtant plutôt bien monté. Mais il s’agissait de respecter la bédé…

watchmen-bd.png

 

Les plans américains se succèdent ne nous permettant pas d’en louper une miette ! du coup j’attends avec impatience l’adaptation des schtroumpfs ! imaginez plutôt la partouze géante : 99 mecs prêt à tout pour se taper la blondasse ! il y en a forcément qui vont se défouler entre eux, parce que même endurante, elle ne va pas pouvoir tous les satisfaire… (je ne respecte rien, je dénature allègrement les contes de notre enfance…). D’une manière général Zack Snyder, le réalisateur, n’hésite pas à mettre en scènes des images plutôt « visuelles » : l’orgasme figuré par un tir de lance-flamme, le coupage d’avant-bras façon film d’horreur de de mauvaise facture… Malgré tout, l’ensemble fait sens et je ne me suis pas ennuyé pendant ces 2h43 de bites bleues…

 

Rétrospective 2008 – ciné

01 jan
J’ai pompé l’idée à mon chéri et à Artie. J’ai décidé cette année de noter tous les films que j’allais voir au cinéma. L’avantage : pallier ma mémoire de Dory et me souvenir des pépites et des bouses !! Mais surtout me permettre en fin d’année de vous offrir un petit palmarès 2008. Les « Matorif Awards » si vous voulez.

 

Le palmarès est évidemment totalement subjectif et réalisé à partir de ma sélection de films : 31 films vus cette année (je rentabilise ma carte illimitée)

 

Le film qui m’a le plus fait flipper en 2008 est sans conteste l’orphelinat : on s’accroche à son siège (il paraîtrait même que Poulpi a hurlé couiné de frayeur pendant la séance !), on serre les dents, et pourtant on aime ça !!
Le film où à la fin tu te caches parce que tu as les yeux tout rouges. Alors je suis un peu midinette, ça m’arrive souvent de verser ma larme au cinéma. Deux jours à tuer m’a vraiment touché. Becker en état de grâce y dirige un Dupontel époustouflant ! (bon P.S. I love you m’a aussi fait chialer, j’avoue…)
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Le film français de l’année. Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il s’agit d’une catégorie qui pourrait ne pas exister tous les ans, mais cette année deux films sortent du lot. L’excellent premier jour du reste de ta vie partait pourtant avec un handicap. J’avais trouvé la bande-annonce pourrie et elle était accompagnée de la chanson éponyme d’Etienne Daho qui me fatigue au bout de 10 secondes. Le bouche à oreille m’a convaincu et j’ai vraiment été séduit par la fraîcheur de ce film, sa manière d’avancer parmi les décennies à la manière d’un Crazy.
Pour le film que tu as honte d’avoir kiffé, mais qu’au fond de toi tu reverrais bien quand même, j’ai choisi une comédie musicale très très gay ! mais qui m’a vraiment mis la patate : Mama mia ! J’étais à fond dedans, j’avais trop envie de danser pendant tout le film… Bref voilà, j’assume !
Le film qui fait chier mais que la critique a adoré qu’on pourrait aussi appeler la catégorie Télérama. Personnellement, Into the wild m’a vraiment saoulé. Oui t’es malheureux parce que ta famille elle est méchante alors tu vas bouffer des herbes dans la forêt. Pas besoin d’en faire un film de 2 heures 27 !!! En film français je soulignerai la performance d’un conte de Noël qui  réunit une palette d’acteurs talentueux (Melviiiiiiiiiiiiill !!!) alors que le scénar ne vaut vraiment pas un clou ! Côté asiatique le royaume interdit est une belle merde aussi !
into the wild.jpg [singlepic id=105 w=320 h=240 float=center] le royaume interdit.jpg
Le nouveau choupinou de l’année. s’appelle Adrien Jolivet, et je dois avouer qu’il est plutôt bandant dans la très très grande entreprise, même si le film n’est pas fantastique. Côté US, le beau Zac Efron remporte tous mes suffrages évidemment.
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La FAP de l’année devrait être Meryl streep pour son rôle dans Mama mia ! mais Angelina Jolie est par définition une FAP et je l’ai vraiment trouvée excellente dans l’échange de Clint Eastwood.
Et le film gay de l’année est… Ben sex & the city pourrait y prétendre mais Mama mia ! encore une fois remporte la palme !
  mama mia danse.jpg
Dans la catégorie j’ai fait mon boulet et je l’ai zappé arrive en tête Valse avec Bachir. Mais parfois l’appel de la couette est le plus fort… Difficile de choisir parmi tous les films que j’ai vu. J’ai songé à créer d’autres catégories : celle de la meilleure pondeuse pour Juno, du robot le plus rouillé pour Wall-E, celle du meilleur Woody Allen de l’année à Vicky Christina, Barcelona mais après on n’en finit plus !
 

Vicky Cristina Barcelona… et Woody !!

03 nov
Le dernier Woody Allen, c’est un peu comme un bon vin. Un cru par an ou presque. On y goûte par habitude. Certaines années sont meilleures que d’autres mais on y revient sans cesse avec plaisir. Cette année s’avère cependant particulière, tant la cuvée est exceptionnelle !          

 

Vicky et Cristina ont des conceptions antagonistes de l’amour. La première est attachée à une vision où vit le prince charmant qui comblera ses aspirations les plus secrètes. La seconde ne rêve pas mais attend d’être surprise. Elle ignore ce qui la fera craquer, et vit au jour le jour. Lors de leur séjour à Barcelone, elles rencontrent un bel autochtone qui séduira d’emblée la plus frivole et s’attirera immédiatement le mépris de son amie… 

 

penelope.jpg Un triangle amoureux ? on pourrait croire à une variation sur ce thème archi-classique. Woody Allen joue sur les codes du genre et les transgressent en introduisant une autre donnée à l’équation : la sulfureuse Penelope Cruz. Cette dernière campe l’ancienne femme hystérique du bel hidalgo dont ce dernier ne peut se défaire. Nous voici donc dans une partie de billard à quatre bandes où chacun gère ses émotions en fonction de l’approche qui lui est propre : la passion excessive, la raison, l’épicurien… Le New-Yorkais aime les femmes et il le démontre encore une fois d’une éblouissante manière les trois actrices sont sublimées par la caméra du réalisateur. Sensuelles comme rarement elles ont pu l’être. La photo n’est pas en reste. Les images sont sublimes, le léger grain donne un côté intemporel à cette histoire. Qu’importe l’époque, le sujet est hors du temps. Il nous renvoie à nos réflexions sur cette thématique des relations amoureuses, mettant dos à dos la passion et la raison, le sensuel et le charnel, le sexuel et le cérébral.

Un très bonne cuvée sans nul doute.   

 

Les chansons d’amour finissent bien… parfois !

02 juil
Les points de départ permettant d’émettre un avis sur un film sont multiples : on peut évoquer le scénario, la mise en scène, le jeu des acteurs, le rythme global, la qualité de la photographie, le décor, les costumes… émettre un avis n’est pas forcément critiquer. Critiquer n’est pas nécéssairement négatif, pourtant l’acception qui en est faite par de nombreux critiques – les biens nommés – consiste parfois à dénigrer un film sur ces critères que l’on dit objectifs.Les chansons d’amourest a bien des égards un film qui laisse un goût d’inachevé. Le scénario sous forme de pièce en trois actes paraît simpliste, décidé en un trait de plume sur une feuille qui devait être définitivement trop blanche. Les dialogues et les chansons reflètent le scénario dont ils sont issus. Peu d’originalité, quelques bons mots, mais des airs qui ne rentreront définitivement pas dans le hit parade malgré leur refrains entêtants. La réalisation quant à elle reprend les schémas classiques du cinéma français : énormément de plans caméra-épaule afin de se sentir au plus prêt des comédiens, des mouvements de caméras parfois aproximatifs, et des longueurs dont le sens échappe au commun des mortels.

Les critiques utilisent un prisme. Celui du professionnalisme. Ils voient un nombre conséquent de films par an (plus d’unecentaine alors que la moyenne par français est – de mémoire – inférieure à 5)et parfois négligent l’élément premier qui les a conduit à ne vivre que pour le 7ème art. Les chansons d’amourest pour moi un film techniquement moyen. Mais ces mêmes défauts participent à la création d’unensemble- fragile certes – ne pouvant laisser indifférent le spectateur. Les trois actes paraissent brouillons ? ils sont autant de marqueurs temporels, d’indicateurs d’un changement dans la narration et dansl’attitude du personnage principal. La réalisation un peu trop « film français » ? elle sied pourtant si bien cette atmosphère ou la vie etla mort s’entremèlent continuellement.

Quel est alors l’élément premier qui a convaincu ces hommes et ces femmes que leurvie serait désormaisintimement liée aux salles obscures ? Ce sentiment qui fait que l’on est touché par un film comme je l’ai été par Les chansons d’amour. Cet instant ou les larmes ne peuvent s’empêcher de couler alors que quelques minutes plus tôt l’on riait aux éclats. Dès lors qu’un film parvient à ce tour deforce, qu’importe la technique. Elles’efface. Seule demeure… l’émotion.