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billets avec le mot-clef ‘fan attitude’

mes colocs ont du talent – Lilly Wood and the Prick

14 mai
Il serait plus exacte de dire qu’il s’agit de mon ex-coloc ! Elle a déménagé après un an de délires (ceux qui sont venus à nos soirées savent de quoi je parle, et les voisins qui nous haïssent encore aussi…), mais je continue de la suivre avec attention. Son actualité musicale est particulièrement chargée ce mois-ci, et je lui offre donc une modeste mise en avant sur mon blog… Je vous avais déjà parlé d’elle l’année dernière. J’avais évoqué ma rencontre avec Nili, la chanteuse de Lilly Wood and the prick dans ce billet. Depuis un an, la petite Nili n’a pas vraiment grandi, elle porte toujours ses improbables talons, elle a toujours ce petit grain de folie qui la rend si attachante, et surtout elle chante toujours merveilleusement bien ! Sa voix et le talent de Ben à la guitare m’ont séduit dès le début. De leur union musicale (note pour moi même : Ben est-il encore célibataire ?) est né un EP (Extended Play) qui est en vente sur itunes. Leur titre Water Ran fait l’objet d’une mise en avant sur l’itunes store et est donc téléchargeable gratuitement, alors profitez-en !

En bonus, leur premier clip que je trouve très réussi !

Vous pourrez les retrouver sur scène en première partie de Ben Kweller (!!) le 18 mai, à la maroquinerie, le 31 mai et même au festival rock en seine fin août.

Ils vont cartonner ces deux-là, ça fait un an que je vous le dit !!! (si vous êtes de mon avis, n’hésitez pas à en parler autour de vous !)

Leur myspace : http://www.myspace.com/lillywoodandtheprick

 

Madonna – Sticky and sweety tour au Stade de France

25 sept
Vous vous êtes baladés dans le Marais ce week-end et vous le trouviez étrangement vide ? Normal, ils étaient tous au Stade de France au concert de Madonna !  

 

madonna-au-sdf.jpg C’était mon premier concert au SDF, ma première fois avec Madonna. Bref soirée dépucelage ! (Avec tous ces gays, il valait mieux pas le dire trop fort d’ailleurs…). Première remarque en arrivant au SDF : la population est plus âgée qu’on pourrait le croire : En même temps compte tenu du prix de la place – entre 70 et 150 euros – ce n’est pas étonnant. Il faut pouvoir débourser cette somme ! Population gay certes mais pas seulement. La queen de la pop a un public fidèle ET diversifié, même si quelques dignes représentants de la cage aux folles sont présents :D J’avais une place dans la fosse, sur la pelouse. Et définitivement, c’était THE place to be. Quelques amis présents dans les tribunes souffraient d’un décalage d’une demi-seconde insupportable pour suivre le concert. De mon côté, ma grande taille m’a permis d’avoir une vue plus que correcte afin de suivre le show de la diva.

 

Et quel show !! Réglé au millimètre, les danseurs sont impeccables, le décor un peu trop petit pour le stade de France mais néanmoins très bien pensé. Différents tableaux se succèdent au gré de la playlist. La montée en puissance est progressive. Je serai définitivement conquis lorsqu’elle reprendra « Devil wouldn’t recognize you » sur un piano à queue habillée d’une cape, et enfermée dans un cylindre sur lequel est projeté des goutes d’eau stylisées. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle enchaine avec des classiques comme « La isla Bonita » ou encore sa sublime version revisitée de « Like a prayer » (j’étais complètement en transe sur celle-là !). Quant à Madonna... Elle m’a tout simplement impressionné. Tenir plus de deux heures à ce rythme effréné, enchaîner les chorégraphies, les changements de costume, jouer sur la provoc avec une telle maestria… Même si elle ne chante que quelques titres (vive le playback), la performance est réelle. Elle mérite son statut de super star de la pop. J’aurais préféré une salle à dimension plus humaine, mais je ne boude pas mon plaisir. J’ai approché une icone et je pense que je répondrai présent lors de sa prochaine tournée… 


 

Everything

01 oct
A chaque fois que je l’entends c’est la même chose. Je monte le son de ma télé – privilège de mon boulot – et je m’arrête 3′32. Je ne fais pas de pause clope alors je la convertis en pause musique. Je ne résiste pas à ses intonations jazzy, sa voix sensuelle et tellement maîtrisée. Son dernier titre me fait complètement craquer. Ce we, j’ai récupéré ses deux albums qui tournent en boucle dans mon itunes en attendant mon futur iphone ;-)

Il se produit au zénith de Paris le premier novembre. Si ça tente quelqu’un…

 
 

La vie est un théâtre

21 sept
John Paul & Craig sont deux adolescents plutôt charmants. Voilà plusieurs semaines que je suis avec assiduité leurs aventures. D’abord amis, John Paul tombe peu à peu amoureux de son complice de toujours, qui a pourtant déjà une petite amie. John Paul va devoir apprendre à gérer les colibets, découvrir qui sont ses vrais amis, et appréhender la relation ambigüe qu’il commence à entretenir avec Craig, ce dernier se refusant à accepter ses sentiments naissant pour le jeune homme, mais ne pouvant les ignorer.

Mensonges, trahisons et larmes au doux accent de la banlieue anglaise sont au programme de ce soap opera très populaire au pays de la queen mum. Hollyoaks est diffusé là bas depuis 1995 sur Channel4 et Gayclic nous propose un montage nous permettant de suivre les aventures de ces deux adolescents qui se terminent aujourd’hui. L’appréhension de son homosexualité, découvrir l’amour avec quelqu’un qui se refuse à vous, non pas parce qu’il ne vous aime pas, mais parce qu’il ne se connaît pas lui-même… Les réalisateurs anglais arrivent à retranscrire ces thématiques avec une pudeur qui m’a toujours fait craquer. J’ai déjà évoqué sur ce blog le film get real qui m’avait énormément marqué. Nos héros relèvent le défi d’une nouvelle variation soapie* qui s’approcherait plus de beautiful things au niveau de l’environnement social et de Maurice pour la psychologie de Craig particulièrement torturé.

La vie est un théâtre à vous d’en faire un drame ou une comédie… c’est ce que j’ai coutume de dire. Mais on peut aussi en faire un soap !!

* issue de soap opera, j’invente des mots ;-)
Lien : gayclic, ne lisez pas les résumés et cliquez sur la partie 1. Parviendrez vous à ne pas verser votre larme avant la dixième ?
 

Attention talent !

09 juil

Pour ceux qui ont commis le péché mortel de préférer la fille de Chantal Lauby du groupe superbus (Mais si, Chantal Lauby, les nuls avec Alain Chabat ! oui je sais c’est la préhistoire…) à cet artiste que j’adore lors des dernières Solidays, voici une petite séance de rattrapage.
J’aime beaucoup la chanson française, qui regorge de talents parfois peu connus. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer Joseph d’Anvers que j’ai découvert par hasard en première partie de Shivaree et que je suis régulièrement depuis. Voici un petit nouveau (pas si nouveau que ça mais je ne l’ai découvert que récemment) bourré de talent.
J’ai d’abord été interpelé par l’affiche de son spectacle. Assis sur un tabouret avec cette guitare à plumes. Elle est restée pas mal de temps dans les métros parisiens à me titiller. Et un jour, je suis tombé par hasard sur son album. Des arrangements simples, un voix agréable et surtout des textes intelligents. Cet auteur/compositeur diplômé du conservatoire a su créer un univers qui n’appartient qu’à lui, emprunt de poésie et de mélodies qui trottent dans la tête longtemps après avoir éteint son ipod. Chaque chanson raconte une histoire dont on a envie de connaitre l’issue. Va-t-il retrouver l’auteure de la lettre ? Et comment est-elle cette voisine ?
Cerise sur le gâteau, les clips sont plutôt bien réalisés et apportent une dimension supplémentaire à la narration. Les dessins illustrants les paroles dans « la lettre » sont trop mignons ! mais je vous laisse juge :

Pour son premier clip, il n’a pas hésité à s’inspirer du célèbre film d’Alfred Hitchock « fenêtre sur cour », afin d’exprimer son amour pour « Les voisines » :

Renan Luce. Retenez ce nom qui devrait compter parmi les étoiles de la scène française de demain. Et si vous me cherchez le 8 décembre (oui, je sais on est en juillet mais ça arrive vite !), je serai à son concert à l’Olympia. Si ça vous dit de vous joindre à moi…
pour en savoir plus : http://www.myspace.com/renanluce
 

Les chansons d’amour finissent bien… parfois !

02 juil
Les points de départ permettant d’émettre un avis sur un film sont multiples : on peut évoquer le scénario, la mise en scène, le jeu des acteurs, le rythme global, la qualité de la photographie, le décor, les costumes… émettre un avis n’est pas forcément critiquer. Critiquer n’est pas nécéssairement négatif, pourtant l’acception qui en est faite par de nombreux critiques – les biens nommés – consiste parfois à dénigrer un film sur ces critères que l’on dit objectifs.Les chansons d’amourest a bien des égards un film qui laisse un goût d’inachevé. Le scénario sous forme de pièce en trois actes paraît simpliste, décidé en un trait de plume sur une feuille qui devait être définitivement trop blanche. Les dialogues et les chansons reflètent le scénario dont ils sont issus. Peu d’originalité, quelques bons mots, mais des airs qui ne rentreront définitivement pas dans le hit parade malgré leur refrains entêtants. La réalisation quant à elle reprend les schémas classiques du cinéma français : énormément de plans caméra-épaule afin de se sentir au plus prêt des comédiens, des mouvements de caméras parfois aproximatifs, et des longueurs dont le sens échappe au commun des mortels.

Les critiques utilisent un prisme. Celui du professionnalisme. Ils voient un nombre conséquent de films par an (plus d’unecentaine alors que la moyenne par français est – de mémoire – inférieure à 5)et parfois négligent l’élément premier qui les a conduit à ne vivre que pour le 7ème art. Les chansons d’amourest pour moi un film techniquement moyen. Mais ces mêmes défauts participent à la création d’unensemble- fragile certes – ne pouvant laisser indifférent le spectateur. Les trois actes paraissent brouillons ? ils sont autant de marqueurs temporels, d’indicateurs d’un changement dans la narration et dansl’attitude du personnage principal. La réalisation un peu trop « film français » ? elle sied pourtant si bien cette atmosphère ou la vie etla mort s’entremèlent continuellement.

Quel est alors l’élément premier qui a convaincu ces hommes et ces femmes que leurvie serait désormaisintimement liée aux salles obscures ? Ce sentiment qui fait que l’on est touché par un film comme je l’ai été par Les chansons d’amour. Cet instant ou les larmes ne peuvent s’empêcher de couler alors que quelques minutes plus tôt l’on riait aux éclats. Dès lors qu’un film parvient à ce tour deforce, qu’importe la technique. Elles’efface. Seule demeure… l’émotion.