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billets avec le mot-clef ‘gaydar’

l’homosexualité expliquée aux hétéros #4 – le gaydar

30 avr

La même question se pose à chaque nouvel arrivage d’un collègue mignon. Très vite, on vient me voir afin de me demander s’il est « de la partie ». Après un rapide calcul j’ai réalisé que dans ma boîte 1/5ème des mecs étaient homos ! La chair fraiche est donc particulièrement attendue et la « meute » d’ovules en fusion guette chaque nouvelle proie avec avidité ! Et comme « j’en suis », il est plus facile pour moi de deviner s’il « en est » aussi…

Les hétéros pensent que tous les gays sont livrés avec un radar spécifiques – un gaydar – leur permettant de reconnaître leurs pairs. Que nenni ! Il suffit de faire preuve d’observation. Certains détails ne trompent pas…

J’avais déjà évoqué dans ma rubrique l’homosexualité expliquée au hétérosles remarques à éviter lorsque vous apprenez que votre ami ou collègue est gay, le concept de fille à pédés… Continuons dans notre thématique avec le gaydar !

Petit cas pratique avec mon nouveau collègue mignon. Ayant été mandaté comme expert par mes collègues féminines intéressées, je me suis donc dévoué (j’ai le sens du sacrifice !). Bon alors déjà, s’il ne me trouve pas sublime et qu’il ne me regarde pas avec envie, je pourrais dire qu’il n’est pas gay !! Première approche : beau brun qui prend soin de lui. Bien sapé pantalon, chemise. Pendant le repas, aucune information capitale. Pas de voix exagérément aigue mais plutôt un léger accent du sud. Il ne semble pas mater bo gosse ou belle gosse qui passe. Pas de regard permettant d’identifier une attirance quelconque. Quelques détails : il porte une gourmette argentée par-dessus son pull Ralph Lauren. Au moment de payer, feuillette rapidement « l’équipe » posée sur le comptoir.

Mon verdict (provisoire sous réserve d’approfondissement :D) : hétéro ! Pourquoi ? L’attitude générale, le look classique malgré le fait qu’il prenne soin de lui (les métrosexuels parisiens sont une plaie, ils prennent un malin plaisir à compliquer la donne et brouiller le signal du gaydar), la faute de goût de la gourmette et surtout « l’équipe » ! Je ne connais aucun pote gay qui lise « l’équipe » (peut-on être  gay et aimer le foot pour autre chose que les vestiaires ?). Etre gay ne se voit pas – la plupart du temps – mais peut se deviner – parfois… Et c’est l’incertitude qui est cool !

Pour l’anecdote, 3 jours plus tard, il a parlé de sa copine à une collègue qui était dégoûtée parce que bien qu’hétéro, il n’était pas disponible ! Elle devra donc attendre le prochain arrivage…