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billets avec le mot-clef ‘japanime’

Un air dans la tête

13 avr
Je suis allé voir Ponyo sur la falaise,  le dernier film de maître Miyazaki la semaine dernière – que comme d’habitude j’ai beaucoup aimé – et depuis je ne parviens pas à me sortir la musique de fin de la tête ! J’aime habituellement beaucoup Joe Hisaichi qui a composé les musiques de tous les films de Miyazaki, mon thème préféré étant celui de Laputa   »le château dans le ciel » qui me transporte à chaque écoute.  Mais là franchement, c’est pas possible !  
Ponyo est un film plus enfantin. La chanson du générique de fin est donc à l’image du film : enfantine. Le problème des mélodies enfantines ? Elles restent incroyablement bien dans la tête ! Choub’ n’a pas arrêté de me la chanter toute la journée ! Et aujourd’hui, il suffit que je vois un statut facebook avec une photo de l’héroine pour qu’immédiatement la chanson ressurgisse… Peut-être qu’en la postant elle restera sur mon blog et j’en serai débarrassé ? Voici donc la version karaoké de Ponyo. Bon lundi ! 

 

  
 

Des geeks en (videogames) live

19 déc
Parfois, mon boulot m’offre la possibilités d’expériences inédites. La soirée promo/porno gay de Marc Dorcel en était une (en sondant mes archives, je me rends compte que je ne vous en ai jamais parlé. Il faudra que je vous raconte ça un jour…).
 Le video games live au palais des congrès rentre dans cette catégorie des « expériences ». Le concept : un orchestre reprend en live les airs les plus connus des jeux vidéos comme Zelda, Mario, Final fantasy…
J’ai trouvé le concept original et me suis laissé tenter. Une fois sur place, c’est le choc : les 3723 places du palais des congrès avaient quasiment toutes trouvé preneur. Seulement, la population était… bigarrée. On aurait dû appeler la police du bon goût, ou la brigade du style, je ne sais pas ! C’est pas possible d’être aussi mal habillé au XXIème siècle ! ça peut paraître superficiel, mais il y a des limites quand même. Certaines coupes de cheveux auraient fait passer le cousin Machin de la famille Addams pour un sex symbol, tandis que mêmes des réfugiés ne voudraient pas les fringues que d’autre portaient ! la geek-attitude a frappé. J’ai donc essayé de me concentrer sur le show et d’ignorer cet affront à la capitale de la mode.
Le videogames live est un vrai show à l’américaine, avec un « host » qui chauffe la salle (en anglais car finalement tous les geeks parlent anglais sur le net…).Les musiques étaient plutôt sympas accompagnées par un coeur – français – vraiment efficace, mais des solistes – américain(e)s - pitoyables ! Sur l’écran géant, étaient projetées des images du héros numérique dont on jouait la musique, retraçant ses aventures sur les différentes plateformes. Quelques compositeurs sont venus jouer leurs titres en live ainsi que la star de youtube qui avait connu la goire en reprennant des le célébrissime thème de Mario. L’ambiance est plutôt calme sur cette vidéo de Londres, mais à Paris, la salle était survoltée !!
 
Bref une soirée du troisième type, déroutante, comme je les aime ! (mais sans acteur porno…)
 

Time waits for no one

24 juil
Le temps n’attend personne. La jeune Makoto va le découvrir à ses dépends. Cette lycéene tête en l’air mène une petite vie tranquille entre son école et ses amis Chiaki et Kosuke avec lesquels elle aime jouer au base-ball. Mais son univers est bouleversé le jour où elle se découvre une aptitude extraordinaire. Elle peut voyager dans le temps. Dès lors, elle utilise ce don pour arranger son quotidien, anticiper les interrogations surprises afin d’avoir de meilleures notes, rester 10 heures au karaoké, arranger ses histoires de coeur… Mais elle va rapidement se rendre compte que chaque acte engendre des conséquences qui peuvent se révéler bien plus fâcheuses que les bénéfices espérés…
Ne vous fiez pas à l’apparente simplicité de l’histoire. Le magnifique scénario de cette fable moderne vous renverra à vos propres doutes : le temps est un concept fascinant. Qu’on le veuille ou pas, il poursuit son cours inéluctablement. Qui n’a pas pourtant jamais souhaité avoir agi différemment à un moment ou à un autre de sa vie ? Qui n’a jamais regretté cette occasion qu’il n’a pas su saisir ? Qui n’aurait pas voulu prolonger ces instants – qui pourtant paraissent déjà hors du temps – avec l’être aimé ? La traversée du temps réalise nos phantasmes tout en soulignant l’absurdité d’un tel raisonnement. La jeune héroine est un garçon manqué qui ne veut pas grandir. Dès lors qu’un événement vient perturber le fragile équilibre de sa vie, elle met tout en oeuvre pour éviter l’enchaînement de circonstances qui l’a provoqué, créant par là même une alternative potentiellement tragique.

La France constitue le deuxième marché de mangas au monde (derrière le Japon), et devient donc – pour mon/notre plus grand plaisir – un passage incontournable pour l’export de japanimation. Nous sommes donc le premier territoire étranger à accueillir ce film qui a déjà rencontré un vif succès auprès des professionnels : Meilleur Film d’Animation dans trois Festivals – Festival International de Stiges, Festival International du Film de Catalogne en Espagne, Festival du Cinéma d’Animation de Waterloo au Canada – et a reçu de nombreuses récompenses dans son pays d’origine au très réputé Tokyo Anime Fair (l’équivalent des oscars pour l’animation) : Film d’animation de l’année, Meilleur réalisateur, Meilleure histoire originale, Meilleur scénario, Meilleure direction artistique et Meilleur design, s’il vous plaît ! La traversée du temps a été produit par les Studios madhouse qui ont le vent en poupe en ce moment puisqu’ils sont à l’origine de nombreux succès d’animation qu’on a pu voir en France : Les chroniques musicales de Beck (sur europe2tv), , le sexy Enfer et paradis (sur gameone), L’angoissant Monster (sur canal+), en attendant le fabuleux Deathnote…

J’aime ces intrigues qui nous distraient de manière intelligente en essayant de nous transmettre un message par le biais de leurs héros-ines. Par l’intermédiaire de Makoto, l’auteur nous met en garde contre notre envie constante – et pourtant tellement humaine – de ressasser le passé Mais au final, ne vaut-il pas mieux profiter au maximum de l’instant présent ? Après tout, le temps n’attend personne…